‹ Les Contemporains de ShakespeareChapitre 90 sur 250 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

Ferneze.

Nous ne l'avons pas oublié, capitaine, mais nous disposons de forces médiocres.

Bosco.

Quelle somme réclame Calymath ?

Fekneze.

Cent mille couronnes.

Bosco.

Monseigneur et roi possède des titres sur cette île et songe à vous en expulser. Laissez-vous conduire par moi et gardez votre argent. Je vais écrire à Sa Majesté pour réclamer son aide, et je ne partirai pas avant de vous savoir libres.

Ferneze.

A cette condition nous autoriserons la vente de tes Turcs. Allez, officiers, et exposez-les.

(Sortent les Officiers). Bosco, tu seras général de Malte. Nous ef^nos vaillants chevaliers te suivrons pour marcher contre ces mécréants. Bosco.

Puissiez-vous imiter vos prédécesseurs. Quand, avec des forces effrayantes, les Turcs assiégèrent Rhodes, seulement défendue par une faible garnison, la ville soutint néanmoins le combat, et pas un homme ne survécut pour apporter la mauvaise nouvelle à la Chrétienté. Ferneze.

Nous nous défendrons de même. En avant! Orgueilleux Calimath, au lieu d'or, nous t'enverrons des boulets enveloppés de fumée et de fer! Réclame le tribut à qui tu voudras, nous sommes résolus. L'honneur s'achète avec du sang et non de l'or.

{Ils sortent).

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