VIE. M! ET
par erreur Alhulic au compte du père
dWrbogaste.
Elle menaça Jean-Pons de lui attribuer quelque jour une fable de la Fontaine.
a 11 ne se souviendra pas de l'avoir lue, ajouta-t-elle, ou peut-être ne l'aura-t-il jamais lue : il protestera, et, s'il a le malheur de la trouver moins bonne que les siennes, alors nous nommerons l'auteur. »
Viennet, si calme et si impassible en apparence devant les attaques multipliées du Charivari et du Corsaire, se fâchait quelquefois pour beaucoup moins.
Le bruit de son duel avec Thiers avait quelque vraisemblance.
Oî VIE N N E T
LU instant on put croire 411c nos deux grotesques allaient se manger l'un et l'autre, absolument comme ces deux loups dont parle la chronique normande, et qui se dévorèrent jusqu'au bout de la queue, inclusivement.
Nous devons dire, pour être juste, que Thierseut les premiers torts.
Apprenant qu'on avait charivari se Mirabeau-Mouche en Provence, Viennct compatit vivement, par intuition sans doute, à un malheur qui devait bientôt le frapper lui-même.
Il se hâta d'adresser à son triste collègue une Epître en guise de consolation.
Thiers y répondit par le quatrain qui
suit :
Quoi ! partout des charivaris Viendront nie déchirer l'oreille!
Les sifflets du peuple à Marseille, Les vers de Viennet à Paris !
C'était sanglant.
L'épigramme, au sens de chacun, valait une balle ou un coup d'épée. Jean-Pons- Guillaume crut vaincre plus facilement Picrocole à coups de langue.
Hélas ! quelle présomption 1
— Je cherche, depuis trois qunrls d'heure une rime à Foutriquet, lui dit-il un jour, à la buvette de la Chambre, devant trente ou quarante ventrus. Aidezmoi donc un peu, je vous prie.
— Très-volontiers, Bourriquet! répondit Tliiers.
Ce fut le coup de grâce. Jean-Pons Guillaume ne se releva plus.