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CHARLES LALONDE I7I

Il fut d'abord commis, puis il se lança dans le commerce de nouveautés pour son propre compte. C'est alors qu'il se révéla homme d'affaires, qu'il mit en mouvement toutes ces qualités natives qui n'avaient demandé qu'un champ plus vaste pour produire.

C'est dès cette époque que Ste-Cunégonde fut l'objet de sa plus vive sollicitude, laquelle se traduisit de deux manières principales : premièrement, en poussant de toutes ses forces la future cité dans la voie du progrès municipal ; deuxièmement, en aidant à créer des industries nouvelles qui alimentaient la population existante et en attiraient une autre.

Bref, M. Lalonde fut un second fondateur pour Ste-Cunégonde, dont les citoyens s'empressèrent de lui confier le premier poste civique quand l'incorporation en cité eut lieu.

Ce fut un choix si heureux, suivi de si nombreux fruits, que son terme de mairie terminé, M. Lalonde dut céder aux instances des contribuables et rester au conseil à titre d'échevin.

En politique, c'est un libéral convaincu, que son parti a sans cesse trouvé dispos, armé, généreux. Il aurait été député s'il l'eût voulu, nous n'en avons aucun doute ; et nous doutons encore moins que son parti ne l'appelle un de ces jours à une position à la fois d'honneur et de responsabilité, où l'on est législateur tout en se reposant des labeurs du passé.

Feu Mercier nomma M. Lalonde juge de paix et juge de la cour des commissaires ; il allait lui donner un témoignage plus grand encore d'estime et de confiance, quand les revers politiques y mirent un em- .. pêchement.

M. Lalonde est un des plus anciens membres de notre Chambre de Commerce ; il compte également parmi les plus zélés et les plus écoutés.

Il est aussi un de nos grands propriétaires et, en cette qualité, loin de faire comme tant d'autres, il tient à voir et à faire marcher de l'avant la métropole dont il est aujourd'hui citoyen. Si tous les propriétaires de cette partie de la rue Notre-Dame qui va de l'Hôtel-de-Ville à la Place d'Armes, étaient de sa trempe, cette région si centrale serait tout autre : on y verrait revenir la vie, le mouvement d'autrefois* En effet, que constatons-nous ? Les propriétés de M. Lalonde dans cette partie ont été agrandies, embellies, modernisées. Là se retrouve encore un reflet de la prospérité et de l'activité de jadis. Et qui en profite ?

La ville, les locataires et le propriétaire.

Ah ! si Notre-Dame, en cet arrondissement, avait vingt autres propriétaires comme M. Lalonde !

Un chef ouvrier nous disait ces jours derniers :

" J'apprends que vous allez écrire un aperçu bio- " graphique sur M. Charles Lalonde. Eh bien ! au " nom des miens, je vous prie de dire que cet homme

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