‹ Les contes d'HoffmannChapitre 11 sur 68 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LE CHŒUR

Cric, crac, Voilà Klein-Zacli !

Quant aux traits de sa figure...

// semble s* absorber peu à peu dans son rêve.

LE CHŒUR

Quant aux traits de sa figure?...

HOFFMANN, très lentement.

Quant aux traits de sa figure...

Il se lève.

Ah ! sa figure était charmante !... Je la vois, Belle comme le jour où, courant après elle. Je quittai comme un fou la maison paternelle Et m'enfuis à travers les vallons et les bois !

Ses cheveux en torsades sombres Sur son col élégant jetaient leurs chaudes ombres.

Ses yeux, enveloppés d'azur.

Promenaient autour d'elle un regard frais et pur Et, comme notre char emportait sans secousse Nos cœurs et nos amours, sa voix vibrante et douce Aux cieux qui l'écoutaient jetait ce chant vainqueur Dont l'éternel écho résonne dans mon cœur !

NATHANAEL

O bizarre cervelle !

Qui diable peins-tu là ! Klein-Zach?...

Je parle d'elle.

NATHANAEL, lui touchant r épaule.

Qui?

HOFFMANN, sortant de son rêve.

Non ! personne !... rien ! mon esprit se troublait ! Rien !.». Et Klein-Zach vaut mieux, tout difforme qu'il est !., Quand il avait trop bu de genièvre ou de rack Il fallait voir flotter les deux pans de son frac, Comme des herbes dans un lac !...

Et le monstre faisait flic, flac !...

Flic, flac !

Voilà Klein-Zach !

LE CHŒUR

Flic, flac !

Voilà Klein-Zach !

HOFFMANN, jetant son çerre,

Penh!... cette bière est détestable !

Allumons le punch ! grisons-nous !

Et que les plus fous

Roulent sous la table.

LE CHŒUR

Et que les plus fous Roulent sous la table !

Mouvement général. On éteint les lumières. Luther allume un immense bol de punch ; une lumière bleuâtre éclaire la scène.

Luther est un brave homme.

Tire lanlaire, ' . Tire lan la,

C'est domain qu'on l'assomme,

Tire lan iaire,

Tire lan la.

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