ACTE PREMIER
UNDORF
C'est à l'un d'eux, je gage.
Que tu portes ce message ?
AHDRÊS
Oui.
UHDORff
Je te l'achète.
ANDUèS
Bon.
LIK^DORF
Dixthalers!
ANDRE s
Non!
LINDORF
Vingt! Trente !.•, Ândrès ne répond pas. — A part.
Parlons-lui sa langue.
Levant sa canne.
Quarante !
ANDRès
Oui !,..
EiiNDORP, lui donnant de V argent et prenant la lettre* Donne, et va-t*en au diable l
ANDRE s
Oui ! oui !
// sorU
LINDORF, regardant la suscription de la lettre.
Voyons: «pour Hoffmann », bon... je m'en doutais! 6 femmes Voilà les maîtres de vos cœurs !
Voilà de vos âmes 'Les heureux vainqueurs !
Un poète !... un ivrogne !... enfin ! passons !...
Il ouçre la lettre, en tire une petite clef et lit,
« Je t'aime !..,* « Si je t'ai fait souiïrir, si tu m'aimes toi-même,
« Ami, pardonne-moi, « Cette clef t'ouvrira ma loge, souviens-toi !... »
A lui-même.
Oui, l'on devient digne d'envie.
Quand, brisé par l'amour, on porte aux cabarets
Et ses espoirs et ses regrets !
Voilà ce qu'il vous faut î... Eh bien ! non, sur ma vie Dans les rôles d'amoureux Langoureux Je sais que je suis pitoyable ; Mais j'ai de l'esprit comme un diable, Comme un diable !...
Mes yeux lancent des éclairs, Des éclairs î...
. J'ai dans tout le physique Un aspect satanique Qui produit sur les nerfs L'elîet d'une pile électrique, Electrique !...
Par les nerfs j'arrive au cœur Je triomphe par la peur, Par la peur !...