‹ Les contes d'HoffmannChapitre 3 sur 68 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

UNDORF

C'est à l'un d'eux, je gage.

Que tu portes ce message ?

AHDRÊS

Oui.

UHDORff

Je te l'achète.

ANDUèS

Bon.

LIK^DORF

Dixthalers!

ANDRE s

Non!

LINDORF

Vingt! Trente !.•, Ândrès ne répond pas. — A part.

Parlons-lui sa langue.

Levant sa canne.

Quarante !

ANDRès

Oui !,..

EiiNDORP, lui donnant de V argent et prenant la lettre* Donne, et va-t*en au diable l

ANDRE s

Oui ! oui !

// sorU

LINDORF, regardant la suscription de la lettre.

Voyons: «pour Hoffmann », bon... je m'en doutais! 6 femmes Voilà les maîtres de vos cœurs !

Voilà de vos âmes 'Les heureux vainqueurs !

Un poète !... un ivrogne !... enfin ! passons !...

Il ouçre la lettre, en tire une petite clef et lit,

« Je t'aime !..,* « Si je t'ai fait souiïrir, si tu m'aimes toi-même,

« Ami, pardonne-moi, « Cette clef t'ouvrira ma loge, souviens-toi !... »

A lui-même.

Oui, l'on devient digne d'envie.

Quand, brisé par l'amour, on porte aux cabarets

Et ses espoirs et ses regrets !

Voilà ce qu'il vous faut î... Eh bien ! non, sur ma vie Dans les rôles d'amoureux Langoureux Je sais que je suis pitoyable ; Mais j'ai de l'esprit comme un diable, Comme un diable !...

Mes yeux lancent des éclairs, Des éclairs î...

. J'ai dans tout le physique Un aspect satanique Qui produit sur les nerfs L'elîet d'une pile électrique, Electrique !...

Par les nerfs j'arrive au cœur Je triomphe par la peur, Par la peur !...

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