‹ Les contes d'HoffmannChapitre 40 sur 68 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

GIULIETTA

Ah ! malheureux, mais tu ne sais donc pas Qu'une heure, qu'un moment j)euvent t'être funestes? Que mon amour te perd à jamais si tu restes? Que Schlemil peut ce soir te frapper dans mes bras? Ne repousse pas ma prière ; Ma vie est à toi tout entière.

Partout je te promets d'accompagner tes pas.

O Dieu ! de quelle ivresse embrases-tu mon âme? Comme un concert divin ta voix m'a pénétré; D'un feu doux et brûlant mon être est dévoré ; Tes regards dans les miens ont épanché leur flamme^

Comme des astres radieux,

Et je sens, ô ma bien aimée,

Passer ton haleine embaumée

Sur mes lèvres et sur mes yeux.

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