JEAN'DE BEAUFORT
‘1, Lettre de M. Dansereau—Nouvelle preuve le la mauvaise foi de M.
Mercier —11 est prouvé que M. Chapleau n'a ja-
mais, Votlu aboli le
Conseil Légisiatif-H est “sagsi prouvé que. M.
Mereier a voulu entrer dans le gouvernement;
refusé !11
A trois reprises différentes, l'honorable M. Mercier me met en cause dans Ce qu’il appelle ses procès verbaux et dans son discours de Saint-Laurent. Dans quel but, je Vignore. J'avais toujours considéré ces pourparlers sur la coalition comme de sim-
les conversations privées entreamis. De
it,iln’y à jdmais eu autre chose. On se rencontre au coin d’une rue ; on échange ‘des les sur le sujet et l’on est des sernai- :lnég8ans ; songer davantage. Vous£tes bien ‘surpris d'apprendre au boût de deux années, que procès-verbal-a: ‘été dressé de i14gêtte conversation etque: votre rencontre porte le nom d’entrevue: BE ai 9
JL
0 h trio! ! Fu 1 S1/ nf, : Chacun a le droit d'avoine idées par- .tieulières en politique, et de.les, émettre .… dans:ses.relations sociales. .Cela...ne tou
che ni de près ni de, loin à l’organisation, ni à la marche du parti. Quänd le parti a donné le mot d’orûre: par.ses chefs ou ses organes, Jes gpinions privées restent des opinions privées ét l’opinion publique est seuleien ‘possession du /terrain. Que M. Chapleau, que M. Mousseau ou d’autres aient parlé fusion, conciliation ou coalition avec MM. Mercier, Thibaudeau, etc, tous ces messieurs ne faisaient qu’user du droit qu’a tout citoyen d'échanger avec d’autres ses vues personnelles sur les affaires du pays. Ainsi, dans le cours de trois années, M. Chapleau a parlé pendant quinze minutes coalition avec M.
C’était à heure du lunch, à l’endroit où nous allions tous les jours. Une fois que M. Mercier s’y trouve par hasard, il arrive à parler politique : vite, il rédige un procès verbal. J'ai peut-être eu quarante
mais que JE Mousseau a |
ercier. | 4
conversations différentes sur le sujet de la coalition avec quantité de libéraux et bon nombre de conservateurs. Je n’ai jamais songé que chaque fois que j'en agissais ainsi, je. preuais: part à une conférence ; je croyais tout, simplement . teuir des conversätions privées. Puis. que M. Mercier. a prissur lui de ‘chauger tout cela et d'en faire des conversations publiques, je vais tâcher de le suivré, avec toute la répugnance d’un -homme qui a des idées bien arrétéestsur le car ‘privé d’uneentrevne amicale. Ce qui m’embarrasse le plus. dans cétte nouvelle voie, c’estque jene-sais | yyaiment lus où poser. la borne Leur à qui doit tre dit et ce qui ne doit pas'être,dit.
Je déclare que lesiprocès verbaix de M.
Mercier sont faux sur les principaux points. M + + ai
Ainsi, l’entrévué du 21 février 1880 chez M. de Beaufort entre MM. Mousseau, Mercier et Thibaudeau, n’avait pas été demandée par M. Mousseau. Voici les faits.
J'étais en relation d'affaires avec M. de Beaufort, marchand de vin. Son magasin était dans le voisinage immédiat de mon bureau. Comme il arrive toujours en ces Cas, les relations d’affaires se convertirent en relations socialés. Il était libéral avancé, j'étais “tout le contraire. Simes amis avaient pris l’initiative de ces démarches, ils auraient au moins fait agir un conservateur. Un jour, M. de Beaufort me fit la remarque qu’entre gens intelligents, il devrait y avoir moyen de nous entendre en politique comwe nous nous entendions,sur mille autres
<hoses.' “LA LU ealirou Quand j'attribuai cette, séparation ‘aux dispositions ‘‘irréconciliables’dé'ses amis poliiques, il me fit Id 'rémaärque qu’au contraïre, Sés arhis étaient prêts À he coalition ‘et que M. Mercier = errait d’en’dohner {la preuve; däns un”discours prononcé le 5 décembre alors dernier (1879) Lg à 0 de l'église de Saint-Hyacinthe” ‘Plus j’exprimais mon incrédutité, plus ‘il insistait su:
les bonnes ‘dispositions de M: Mercier, au print qu'il me dit : “ Seriez-vous disposé le rencontrer, si je le décidais à vrair parler de coalition ?”
Tel est le point de départ des conféren- .
ces sur la coalition. Ni moi, ni M. Mousseau ne voyions d’objection à cela,et quelue temps après,M. de Beaufort me montrait une lettre de M. Mercier, à peu près en ces termes: ‘J'irai rencontrer ces ER TA à Montréal tel jour.” J’oublie a date.
Je vois par le procès verbal de M. Mer-
et de la et bon jamais agissais et ent - te- Puise ‘chauconvere'le suià -homir le cale, Ce te nouaiment ui doit it.
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380 chez Jusseau, 3 été deoici les
ec M. de magaidiat de Loujours 8e Cconlés. Il tout le is l’iniaient au n jour, e qu’eny avoir ue come autres
ion aux 8 amis au cone’ coalivdôhner bncé le 5 porte de B j'expriétait su:
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A. BLOUSet quele monpeu près trer ces J’oublie
M. Mer-
cier que la re contre eut lieu le 21 février 1889 chez M. de Beaufort. J'étais malade ; M. Mousseau passa chez moi; il hésitait, trouvant ridicule d’aller à une pareille entrevue sans base de discussion, sans programme, sans plan concerté, sans autorisation surtout; car je dois avouer que comptant peu sur l'affaire, nous ue nous en étions guère perlé. ‘‘ Mais que vais-je dire, après tout ? me demanda M. M oumoot je vois par le discours du 8 décembre de Mercier qu’il veut absolument l'abolition du Conseil Législatif ; il va m'en parler, ” ‘ Qu’importe, lui répondis-je, qu'il vous en parle; ça ne vous engage à rien. Si vous constatez que c’est une idée bien arrêtée chez lui, vous saurez tout simplement qu’il ne veut pas sincèrement la coalition, car il sait que nous ne pourrons lui concéder cela, Faites lui comprendre 4out de suite que quand bien même nous lui promet.
trions la tête du Conseil, nous ne pourrions tenir notre parole, puisqu'il faut que ce soit le Conseil même qui vote sa propre abolition.”
Je n’assistai pas à la réunion; mais voilà ce que M. Mousseau devait dire, Je connais assez sa fidélité et son habileté jour assurer qu’il n’a pas du sortir de là.
Dane tout les cas, M. Chapleau n'était
our rien dans tout cela; il n’était pas à hs ville et je ne sais même pas s1 je lui avais parlé de notre projet de rencontre.
Nous n’avons jamais attaché la moindre signification à cette entrevue et nous n’avons jamais cherché à lui donner suite, ce que M. Mercier reconnait dans son procès verbal, qu’il finit par les mots suivants : “ M. Mousseau déclara qu’il fallait ajourner et laisser faire pour le moment.” La querelle survenue entre MM.
Thibaudeau, Mercier et La Patrie a seule pu faire sortir de l’insignifiance un incident des plus ordinaires, et l’importance de l’entrevue n’a jamais existé que dans limagination des libéraux.
Nous avons, sans doute, continué pendant des mois et des années à converser entre amis sur ce sujet, en passant, tout comme nous aurions parlé de la pluie et du beau temps. MM. L. O. David, Gustave Drolet, L. H. Fréchette, F. X. Archambault, sont des amis personnels que MM. Chapleau, Mousseau et moi rencontrons tous les jours sur la rue. (Comme nous partageons encore tous la même idée d’union dans le véritable sens des intérêts canadiens et que nous sommes unanimes à déplorer nos divisions parfois puériles, nous avons plus d’une fois remis à l’étude ce probléme difficile, non encore résolu, de la pacification et de la réunion des meilleures intelligences dans un
| effort commun. Je leur ai dit plus d’une fois, et c'était aussi leur avis, qu’il ne de. vait pas être queerons dans tout cela, de jouer au plus fin et que ceux qui n’avaient en vue que de gagner quelque léger avantage pour leur parti perdraient leur temps et leur latin, Nous avions le pouvoir, nous étions sûrs des élections générales de 1881, nous avions comme nous avons encore une députation unie et intelligente, en sorte que nous n'avons ja.
mais éprouvé le besoin de faire des concessions inutiles, déloyales ou injustifiables, Mais précisément parceque neus somines en force etque nous avons la responsabilité du pouvoir, nous avons compris que nous ne devons jamais mettre
d’obstacle à la moindre idée ou tentative d’union et de conciliation,-de quelque coté gars vienne, C’est aseez dire que M.
hapleau n’a jamais éprouvé le besoin d'accorder aux libéraux l'abolition du Conseil Législatif. M. Mercier veut donner à entendre, dans un autre procès verbal, que M. Chapleau lui aurait fait cette concession.
Ce que je sais de M. Chapleau par mes rapports intimes avec lui et par ses déclarations publiques m’autoriserait à rectifier cette assertion si je n’avais heureusement sous la main un document que j'ai la permission de publier et qui mettra l'affirmation de M. Mercier sous son vrai jour. Voici une lettre que m'’écrivait M. Chapleau le 18 octobre 1881, c’est-à-dire plusieurs mois après la rencontre chez M. de Beaufort, où M.
Mousseau aurait, du premier coup, concédé l’abolition du Conseil Législatif,
‘ Privée, ‘ Québec, 18 oct., 1881, Mon cher Dansereau,
Je suis enchanté de ce qui se passe à Iberville. Si Molleur est battu, ce sera un soulagement pour la Chambre.
Maintenant,tu me dis que (X, Z) et quel-
ues autres veulent absolument de la coalition, qu’ils m’accepteraient comme chef, avec le programme que j’ai posé. Cela ne me surprend pas ; nous ne différons, les chefs libéraux et moi, que sur une couple.
de points : l’organisation de l’instruction publique et le Conseil Législatif; et encore sur ces deux points seraient-ils prêts à attendre pour le premier, et à accepter une réduction de dépenses pour l’autre.
Nous sommes tous protectionnistes, et le pays l’est avec nous. Nous nous entendons sur l'opportunité de vendre le chemin de fer un bon prix,
“Ilne reste donc. que les hommes ; Veulent-ils sacrifier Senécal ? pour y voir substituer un étranger qu'on nous enverra d'Écosse ou des Etats-Unis ?
Tu me dis qu’on exigerait que je mette à la porte deux de mes collègues, Flynn et Pat Et pourquoi ? Comment ! On prêche l’oubli des anciennes luttes, des vieilles animosités, et le premier acte de ce pardon mutuel serait un acte de vengeance de la part d’une des parties contractantes ! Jamais. On me connait peu, si l’on croit que je consentirais à une vilenie, et ç’a en serait une de ma part. J'ai choisi mes collèoues librement, et tant qu’ils me seront fidèles, je les traiterai noblement. Si les nécessités de la politique me forçaient à leur demander un sacrifice, je le ferais en me croyant et me sachant leur obligé s’ils consentuient de bonne grâce à s’eftacer. Et les traditions gouvernementales nous tracent la ligne de conduite à suivre dans de telles occasions.
Mais les jeter sur la voie comme une holocauste à la haine de ceux qui veulent venir travailler avec moi, les donner comme prix du marché que je ferais ! Non. Je ne fais pas de ce commerce là ! Quand le navire sombre, on jette sa marchandise à l’eau, jamais son équipage, ni même les passagers, à moins qu'on ne leur donne une chaloupe de sauvetage. Si c’est là une condition d'union que l’on pose, je laisserai poser encore longtemps ceux qui s’oftrent à ce prix.
Je suis heureux d’accepter tous ceux qui veulent collaborer au travail régénérateur qui se fait en ce moment dans notre province. Je sais ce qu’il faut faire dans ces cas-là, et je suis prêt à le faire comme un chef de gouvernement, et surtout comme un gentilhomme et pas autrement.
Les amis qui me tendent la main peuvent compter sur la mienne comme sur celle d’un ami ; ils ne pourraient pas croire à cette poi-16e de main, mes amis de demain, 8 18 me faisaient consentir à donuer des coups de pied à mes amis d’hier,
Tout à toi, J. À. CHAPLEAU.
Si j'avais besoin de corroborer cette lettre, je n’aurais qu'à couper du discours.
programme de M. Chapleau, prononcé à Sainte-Thérèse aux élections générales de 188; l’extrait suivant :
“ Les libéraux posent en tête de leur “ programme l’abolition du Conseil Lé- “gislatif. Queques-unes des autres pro- “ vinces ont voulu se passer du Conseil « Législatif. Mais nous, nous sommes “ dans une position. bien différente. Notre ‘ population n’est pas aussi homogène “ que la leur, Avec la générosité qui dis- ‘“ tingue les, conservateurs, nous avons “ songé à la minorité anglaise ct protes- # tante de la province de Québec, qui, un
‘ jour ou l’autre, aura besoin de la pro” “tection du Conseil. Les Anglais et les ‘ protestants n’y songent peut-être pas “æ&:"7, Maisilest possible qu’un jour *° arrivé où ils nous sauront ré de notre “ conduite à leur égard. Le Conseil est ‘“ une protection pour le peuple, dans les “ temps d’effervescence et de luttes dans “€ l’assemblée législative.
‘ La grande objection des libéraux est ‘“ que ce corps est trop coûteux. IL y a ‘“ moyen de réduire ces dépenses : le con- ‘ il a déjà pris l’initiative dans cette di- “ rection ; et je n’ai pas de doute que cette “ réforme se continuera. Après cela, si “ les libéraux veulent toujours l'abolition “ du Conseil Législatif le peuple dira avec ‘ nous que leurs exigences sont outrées.”
Si l’abolition du Conseil Lézislatit avait été surpotre programme, il est évident que M. Chapleau ne m'aurait pas, dans l'intimité, parlé de cette manière.
M. Mercier parle d’une entrevue qu’il prétend avoir eue,le 30 mars 188l,avec M.
Chapleau au restaurant de M. Victor. Je me rappelle que nous étions à table un certain nombre d’amis, quand M. Mercier fit prévenir M. Chapleau qu'il voulait le voir dans une salle voisine, M, Mercier fait grand bruit du fait qu’il aurait, à cette entrevue, refusé d’entrer dans le cabinet de M. Chapleau; il n’y a pourtant pas de quoi. M. Mercier n’a jamais eu de conversation de la sorte avec le premier ministre de la province de Québec. Ila pu faire savoir à M. Chapleau, prenant un verre de vin dans un restaurant et lui parlant en ami,—que si on lui offrait un portefeuille, il ne l'accepterait pas ; mais jamais M. Chapleau ne lui a fait telle offre comme premier mimistre. Cette rencontre était si peu une affaire sérieuse qu'après le départ de M. Mercier, nous avons continué notre lunch sans même nous informer comment la conversation s’était terminée, et jusqu’à la veille des élections g‘nérales, qui ont eu lieu le 2 décembre de la même anaée,et depuis, nous avons continué, surtout MM. David, Drolrt et moi, à parler coalition, sans croire sérieuses ces dispositions de M. Mercier.
J’en viens maintenant à un autre incident relaté également par M. Mercier, qui a jugé à propos de lire un billet que Lui adressais pendant la dernière session de Québec. On se demandera ce que j'avais à faire avec les explications de M. Desjardins à propos d’un de ses discours. C’est une Jlongre histoire que je me croyais tenue de tenir secrète, parce que, comme les entrevues du 21 février 1880 et, du 30 mars 1881, les conversations des 14 et 16 août 1882 étaient de:simples conversations
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utre inciercier, qui que je lui ession de ue j'avais M. Desjar- 11e. C’est royaig tehe, comme et. du 30 bg 14 et 16 versations
entre individus, ne tirant, selon moi, à au- ‘€ Montréal, 18 août 1882. cune conséquence si on ne leur donnait}. C.A.D
pas suite. Quand M. Desjardins repro- À FANRTRR
cha ou pe pren reprocher,à la derniè- ‘ Cacouna,
re session, à M. Mercier d’avoir recherché| |. à 6
la coalition, M. Mercier crut qu’il. faisait | “ Impossible pour ce soir ; les deux enallusion à une tentative toute récente da. |‘ gagés dans leurs comtés. Je descends tant du mois d'août précédent, C'était le|‘ Ce voir etj'auraile jour fixé par eux droit de M, Desjardins de se servir|" 2Vant mon départ. des informations qu’il aurait pu obte-
nir .à ce sujet. Dans la crainte que] Ne pouvant aller à Montréal, je mis l'on pût faire remonter la circula-| alors par écrit le résumé de nos délibération de ces bruits à une indiscrétion tions et je lenvoyai à MM. Chapleau et de ma part, j'exagérai le sentiment de| Mousseau, qui l'ont encore. Tout resta la loyauté quan à tâcher de faire suppri-| là jusqu’au 28 août, quand je reçus la mer de la discussion toute allusion à ces dépêche suivante : © événements, qui étaient de simples faits
de la vie privée. Mais il fut expliqué ensuite à M. Mercier luimême qu’il était sous une fausse impression quant aux intentions de M. Desjardias, qui ne con-| :
naissaitrien de ces entrevues et qui ne! ‘ When and where shall I see you. faisait allusion qu’aux révélations de la Patrie. C’est donc sans nécessité que M.
Mercier m'a mis en cause etme force! Sur ma réponse que je montais à Quémaintenant à expliquer mon intervention. | bec, ie reçus immédiatement le second té-
st , re légramme suivant :
est le 28 juillet 1882, un vendredi, que M. Cha Perle à Québec, de sir john “ Montreal, 28 August 1882. A. Macdonald, l’offre d’un portefeuille à| ‘ Will be at Decazes to morrow mor- Ottawa. Quelques intimes connurent la |‘ ning. chose à Montréal, “ Ma une renCcon- ‘ Hoxoré MERcCIER.” tre toute fortuite chez Victor ce jour : à 4 M même, MM. Senécal et Mercier perlétent 8 En Ron M Québec, j Dee de M. encore coalititn. Deux heures plus de on SE ip vd ne voulait pas tard, M. Senécal avait une sérieuse atta-| 4° Coalition. % er nr pero, que de maladie et il dut garder la cham-|°®r Je. trouvais la Das des arrangement Dre pendant plusieurs jours. Quelque satisfaisants. Je me reprochai alors d’être temps après, je rencontrai M. Mercier, qui | tre aussi vivement en la question et m’exprima sa surprise de voir que M.S$e- de paraître nie ne béres rdc ue nécal ne donnait aucune suite à cette con. | YA pour + MM Mu ul ets Sr versation. J’ignorais cette entrevue et| © ee x les dét Ms qar et lee ma curiosité en fut d'autant plus jpiquée pleau, ha tue lee GERNINGE CARRE ue M. Mercier avait dit aux électeurs de | Pour M: shox ST V C’est sous le coup de Saint-Hyacinthe, l’année précédente, qu’il cette Male oi 1® aie Je 109 0 6 ne s’allierait jamais à des hommes | tenu à faire plus que dans d'autres circomme M. Senécal. constances pour protéger M. Mercier con- . |tre toute attaque provenant de cet inci- J'étais encore à me demander quel coup! dent. Je regrette qu’il aitété le premier de vent venait de passer quand M. Sené-|à rompre le silence sur ce point et à me cal, qui avait pris du mieux, me demanda forcer à songer que Je me dois maintenant de continuer cette entrevue. Je me ren-|4 mes amis et à moi-même. J’ai toujours dis chez M. Paul Decazes, beau-frère admiré la magnanimité de M. Mousseau de M. Mercier, à Québec, le lundi|qui, harcelé constamment par M. Mercier, 14 août, et j'eus une longue conversa- | Soit en Chambre, soit sur les hustings, n’a tion avec M. Mercier ; le mercredi 16 août, | jamais voulu écraser son adversaire avec j'eus deux autres entrevues avec M. Mer- cette révélation qu il avait refusé de ie cier à la même place. J'étais satisfait de prendre dans 8 “abinet, à nos délibérations et l'entente me parut| Le champ politique est un jeu d’échres; suffisamment établie pour que je me crus- les bons joueurs jouent por contre pièce; se justifiable de référer la chose à MM.| j'avais pourtant fait prévenir M. Mercier Chapleau et Mousseau. Je télégraphiai à | par des amis communs qu il ne gagnerait M. Senécal pour savoir où je rencontrerais | rien à faire du gapital politique avec la ces messieurs ; il me répondit : prétention qu’il avait refusé d’accepter un portefeuillé dans le cabinet Chapleau,