‹ Les Contes de M. Mercier [microforme]Chapitre 32 sur 45 · LES FINANCES DE LA PROVINCE · texte numérisé non relu

LES FINANCES DE LA PROVINCE

h La question financière cst une de! Voici un état des recettes et dépenses \ celles qui occupent à bon droit l’atten-| du fonds consolidé du Revenu de- | tion publique. Lorsque les finances puis le ler juillet 1867 jusqu'au 30 Ji. d'un pays sont confiées à des mains | juin 1882, ne comprenant pas les recetsûres, on peut être certain qu'elles sont | tes et les remboursements d' emprunts

\ utilement employées, Au contraire, un temporaires : A gouvernement peu soucieux de ses de- | voirs, plus occupé de l'avantage pérsonnel de ses membres que des besoins pu- (l: blics, peut plonger les finances dans un fl gouffre et compromettre le crédit du

| pays, qu'il est chargé d'administrer. nt re STZABERS # il Le parti conservateur ayant gouver- 2| :::::::Éé26e888418 {\: 102 né la province de Québec du ler juillet : IMÉSRRE AALUSÉES 6] 1 | 1867 au 2 mars 1878, et du 29 octo- a RESF RL. +

tissement de la dette

bre 1879 jusqu'à ce jour, a été par con- H séquent l'administrateur des deniers pu- |. 1 blics durant toute cette période. Pen-

Paiements d'intérêts et d'amor-

qi dant de nombreuses années, ses chefs RETIENS À de 111 0 ont géré nos finances, et leur gestion a | S:::::::NHer2n8 : |A ju été assez longue pour nous donner une! Z | % 111!!! :ARR%AER :|R Ft : 5 : ie 1. | ' M OMRÉOIRSE ARSiamrnt : | {1 idée de leur capacité et du désir qu'ils mn | A |#i::i:: BaASSNgg :|E 1 0 avaient de promouvoir l’agrandissement | RRERES 4 let || et la prospérité du pays. 2 DEN A ES PR SRE || 10 Ont-ils réussi ? Les libéraux disent | ;: sagas :::!:''elc | | non, et sur les hustings comme dans la! & 3 |‘gomogas :::::!: | Ji Ml rit ë A | € | SSssses:::::::818 | 1 presse, ils crient à la malversation des! © 5 CFTC ESSSSSSE als deniers publics, Ils accusent leurs ad-| 2% | © SAT SANT : RL mé ni versaires d'avoir augmenté les dépenses | © LL AN re 1 annuelles et plongé la province dans des | 4 À L à Z | 2 |esveresesssesnss|s De ar He] Ue sont certainement de très graves! É | SFSRSARESARESS ;. accusations, et les habitants de la pro- ‘à ZARAEE d TARTERRRE £ | "A à Ê Fe E en et ré po pt pt et GT GT GT ON GT GT on 01 Fr fe - US vince de Québec doivent être anxieux ‘ | de connaître jusqu'à quel point les libé- | a Do, raux ont raison de parler ainsi, C est | g |: AEseanrAgeAEe S Lait une question qui mérite d’être appro- | £ Et RAGE REAGRNE 81 ‘a fondie, et le moyen de l’élucider est de 5 |"RÉSTSES ARR ISNS |E ‘4 recourir aux comotes publics, aux bud- | biiléie alinl ne dote rés à gets des trésoriers, et d’examiner soi- RE QE EEE VE EE KE 1 gneusement si l'administration conser- dur TO ares n | vatrice mérite la réprobation du pays. Lal déc idddégraéseace | : a Dans l'examen d’une question sem- Eh RP TRRP ANT nE £. . * blable, les chiffres parlent par eux-mé- SÉÉSTSSESSIRAESE |

mes, et personne ne peut les contredire.

$ 1—LES DÉFIOITS

La première question de importe d'examiner est celle des déficits, puisque c’est de là que part l'accusation de gaspillage portée par les libéraux.

après les chiffres ci-dessus, nos déficits du fonds consolidé du revenu se sont élevés à la somme de $1,897,738.- 42 et nos surplus à $1,523,622.76, de

qu'on ne peut l'excuser.

Muis en a:t-il été de même dans le

paroisses du nord du fleuve, au moyen de ce chemin de fer.

Pour le construire et pour payer les subventions accordées à différentes compaguivs de chemins de fer (subventions que l: parti libéral d'alors trouvait insuffisantes) il fallut emprunter, Les quatre emprunts effectués pour ces fins avant le 30 juin 1882 ont occasionné,

nses | re Fpucs , | de- sorte que le déficit réel pour les quinze a D A on dé 30 années expirées le 30 juin 1882 n'est | PODSC €0 09,048,009,00, QUE à été prise et que de #374,115.66 à même le fonds consolidé du revenu, ecet- ‘ ; Ve 46 j St k ‘unts Il y a deux manières d'envisager un Si la grande politique du parti condéficit, Si ce déficit a eu pour cause |Servateur en faveur de la construction une mauvaise administration financière, | des chemins n'avait pas été inaugurée, =— une dépense qui n’est pas justifiée par la province n'aurait pas été obligée de les circonstances, il est bien certain | Payer cette somme de $4,328,995,73,

et au lieu d’un déficit de $8374,115.66, il y aurait eu un surplus de $3,954.-

# |f cas présent ? Les libéraux ne peuvent | 280.01 dans le fonds, consolidé. dv. -re- | &|2 être de bonne foi quand ils font de ce| bar ù À sa déficit un sujet de reproche aux con-| Quel homme raisonnable voudrait

+ servateurs. Quand un homme dépen-| aujourd’hui nier la sagesse de cette

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