‹ Les Contes de M. Mercier [microforme]Chapitre 37 sur 45 · LES CHEFS · texte numérisé non relu

LES CHEFS

Bi l’on veut avoir un nouvel échantillon des contradictions des chefs libéraux, qu'on compare leur langage d'aujourd’hui avec celui qu'ils tenaient en 1879, alors qu'ils étaient au pouvoir, au sujet des comités d'enquête.

On sait qu’ils blâment le gouvernement Mousseau d’avoir refusé l'enquête demandée par M. Beaubien. Avec leur mauvaise foi ordinaire, ils feignent d'oublier qu'ils étaient tous d'avis, sous le régime Joly, qu'aucun comité d’enquête ne devait être accordé à moins qu'une accusation nette ct catégorique uc fût formulée.

Qu'on lise d'abord l'opinion exprimée par MM. Joly et Mercier, lorsque M.

Tarte proposa la formation d’un comité spé :ial au sujet de la fameuse transaction de la ferme Gale, qui valut à M.

Marchand le fameux certificat *‘ d’erreur de jugement.”

L’honorable M. MERCIER—Le député de Bonaventure a promis le formuler ses accusations et, il refuse maintenant de le faire. Il faur que le comité sache sur quoi il doit se prononcer.

L’honorable M.JOLY—Je demande que l’on déclare que le gouvernement est coupable de quelque chose, afin que le comité soit obligé de faire un rapport sur la culpabilité ou l'innocence du gouvernement,

M. RACICOT-—Je veux savoir d’une manière précise ce que l’on attend de Ja part du comité. Ne pourrait-on pas lui demander de dire dans son rapport si le gouvernement a été coup.ble de malhonnêteté ou d’imprudence, ou s’il ne doit pas être blâmé du tout ?

M. TARTE-—J’accepte l’idée du député de Missisquoi d’autant plus volontiers que ma motion comporte nécessairement que dans son rapport, le comité doit répondre à l’une de ces trois questions. (Débats de 1879, pages 151 et 152.)

Page 1