‹ Les contes de ma mère l'Oye avant PerraultChapitre 25 sur 36 · Dicton · texte numérisé non relu

Dicton

3. Che sopra lo parco de no gruosso scartiello rappresentava la tragedia de lo tiempo.

Les Fées,

cette belle galette où Martiella s'apprêtait à donner un coup de dent, elle dit :

— Ma chère fille, pour que le ciel te bénisse, donne -moi un peu de ta galette.

-— La voici tout entière, répondit Martiella avec un geste de reine. Mange-la, ma digne femme.

Je n'ai qu'un regret, c'est qu'elle ne soit pas pétrie de sucre et d'amandes, car je te la donnerais également de tout cœur.

Touchée de tant de bonne grâce, la vieille repartit :

-~ Que le ciel te récompense de ta générosité ! Je prie les étoiles que tu sois toujours heureuse et contente. Quand tu ouvriras la bouche, qu'il en sorte des roses et des jasmins ; quand tu te peigneras, qu'il tombe de ta tête des perlés et des grenats, et quand tu poseras le pied sur la terre, qu'il y naisse des lis et des violettes,

La jeune fille la remercia et retourna au logis. Sa mère alors ayant préparé le dîner, elle donna satisfaction aux besoins du corps. La journée passa ; le matin suivant, comme le soleil étalait au marché des champs célestes les provisions de lumière qu'il apporte de l'Orient, Martiella voulut se peigner et vit tomber de sa tête une pluie de perles et de grenats.

Toute joyeuse, elle appela sa mère et les mit dans une corbeille. Luceta alla en vendre une grande partie chez un banquier de ses amis.

254 L es Contes de ma Mère VOye.

Il arriva que Troccola vint voir sa sœur. Trouvant Martiella tout occupée et affairée parmi ses perles, elle demanda comment, quand et où elle les avait eues.

La jeune fille ne savait pas troubler l'eau 4 , et peut-être ignorait-elle le proverbe : « Ne fais pas tout ce que tu peux, ne mange pas autant que tu veux, ne dépense pas tout ce que tu as, ne dis pas tout ce que tu sais. » Elle conta l'affaire de point en point à sa tante.

Celle-ci ne s'amusa pas à attendre sa sœur et elle retourna en grande hâte à sa maison. Elle donna une galette à sa fille et l'envoya chercher de l'eau à la fontaine. Puccia y trouva la même vieille, qui lui demanda un peu de galette. Comme elle était revêche de sa nature, elle lui répondit ;

— Crois-tu que je n'aie rien de mieux à faire que de te donner de la galette? As-tu bâté ^ mon âne pour que je te donne mon bien ? Va, les dents nous spnt plus proches que les parents.

A ces mots, elle fit quatre bouchées de la galette, en se moquant de la vieille. Quand celle-ci vit avaler le dernier morceau et tout son espoir disparaître, elle entra en fureur et dit :

— Va, quand tu ouvriras la bouche, puisses-tu

i. Dissimuler.

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