LE PASTOUREAU
Il y avait une fois un homme et une femme qui faisaient les bergers sur la montagne et qui avaient pour fils un garçon de dix -huit ans. Mais ils ne lui voulaient aucun bien et, pour se débarrasser de lui, l'envoyaient toujours dans les bois pour garder les moutons en ne lui donnant qu'un vilain morceau de pain noir. Un jour, un de ses agneaux tomba dans une ravine et se fracassa tout et mourut. On ne saurait dire combien les mauvais parents
tourmentèrent le pauvre pâtre. Bien plus, après l'avoir battu de toutes leurs forces, ils le chassèrent de la maison, bien qu'il fît déjà nuit, le menaçant de le tuer s'il y rentrait. Le malheureux erra quelque temps dans les environs tout en larmes, sans savoir où aller, jusqu'à ce qu'épuisé de forces et mourant de faim, il arrivât au bord d'un fossé vide. Là, transi de froid, il se tapit de son mieux après s'être arrangé un petit lit de feuilles sèches. Mais il ne parvint pas à dormir, soit qu'il eût peur de se trouver seul dans l'obscurité, soit qu'il pensât à son état présent et qu'il fût inquiet du lendemain. Le garçon était là depuis peu dans un trou de rocher, quand survint un homme qui lui dit :
— Eh ! tu as pris mon lit. Que fais-tu là, témé-
raire
Tout effrayé, le garçon se mit à lui raconter ses disgrâces et le pria de ne le point chasser, mais de se résigner pour cette nuit à partager avec lui son gîte, lui promettant qu'il s'en irait au point du jour où le hasard le mènerait. L'homme consentit de bon cœur et fut même content de trouver le trou rempli de feuilles sèches, car il n'avait jamais songé à s'en faire un lit moins dur et plus chaud. Le garçon dans un coin se tint tranquille et fit semblant de dormir, parce qu'il avait quelques doutes sur son voisin. Cependant, l'homme marmottait entre ses dents, croyant n'être pas entendu :
— Qu'est-ce que je donnerai à ce garçon qui a rempli mon abri de feuilles sèches et qui se tient ainsi de côté pour ne pas me causer d'ennuis, tant qu'on dirait qu'il n'y est pas?
Le garçon entendait bien ces propos, mais il avait l'air d'avoir bu de l'opium. Le matin venu :
— As-tu bien dormi, petit? dit l'homme.
24 i CONTES POPUl.AIRES EN ITALIE
— Je crois bien, mieux que dans mon lit. Mais il fait jour, je dois m'en aller et courailler parle monde, parce qu'on ne me veut plus à la maison, etsij'}^ retourne, papa et maman m'ont dit qu'ils me tueraient. Excusez le dérangement. Adieu!
Et il s'éloignait en pleurant.
— Attends un peu, garçon, lui dit l'homme. J'ai été content de toi cette nuit, et je veux te donner quelques babioles qui te seront d'une grande commodité. Voici une petite nappe en fil. Toutes les fois que tu rétendras, si tu lui demandes à dîner, elle te donnera à manger pour toi et pour tous ceux qui se mettront à table. Ceci est une petite boîte. Toutes les fois que tu l'ouvriras, elle te donnera une pièce d'or. Ceci est un petit orgue; si tu en joues, tous ceux qui l'entendront se mettront à danser aussi longtemps que tu voudras. Va donc et ne m'oublie pas.
Le garçon, un peu incrédule, accepta les cadeaux et se mit en route. Marche, marche, le garçon arrive dans une ville pleine de peuple où l'on préparait de grandes fêtes et des carrousels. Le roi avait fait publier que tout homme qui serait assez riche pour déposer une grosse somme d'argent aurait le droit déjouer une partie dont sa. propre fille serait l'enjeu; il avait promis de la donner pour femme au vainqueur avec tout l'argent amassé.
Ayant su la chose, le garçon se dit :
— Voici le moment d'éprouver ma petite boîte ;je veux me mettre aussi sur les rangs pour voir si ma petite boîte me donne de l'argent.
Aussitôt dit, aussitôt fait ; il ouvre la petite boîte et la ferme, et chaque fois il y trouve une belle pièce d'or toute brillante. En peu de temps il eut une grosse somme et s'acheta des chevaux et des ânes,
il prit des serviteurs et s'habilLa comme un prince. Alors, allant chez le roi, il remit en dépôt une grosse somme d'argent, en se donnant pour le fils du roi de Portugal et il se fit accepter parmi ceux qui jouaient la main de la princesse ; en somme, il fut aidé par la fortune et la partie gagnée, le roi le proclama fiancé.
Mais le pastoureau, élevé parmi les moutons, faisait tant de mauvaises manières qu'il donna de grands soupçons sur sa parenté. Aussi le roi envoya-t-il en secret des gens de confiance et d'esprit pour rechercher si le fiancé de la princesse était véritablement le fils du roi de Portugal. La vérité fut découverte et le roi, plein de rage et de honte, fit jeter le pâtre dans une prison souterraine qui se trouvait au-dessous de la salle à manger du palais. Le garçon se vit donc tout à coup prisonnier au moment où il se croyait roi.
Il y avait là dix neuf détenus qui, le voyant arriver, lui donnèrent gaiement la bienvenue. Il leur raconta ses aventures ; les uns eurent pitié de lui, les autres lui rirent au nez. Le geôlier apporta leur repas : du pain noir et de l'eau claire. Quand le geôlier fut parti, le pâtre dit à ses compagnons :
— Jetez loin tout ça ; j'ai un beau dîner pour vous tous.
— Quel bouffon ! dirent les autres, es -tu fou? Comment feras-tu pour nous offrir une table servie?
— Vous allez voir, répondit le pâtre, — et déployant la petite nappe en fil, il cria :
— Sus, sus, petite nappe, un dîner pour vingt. Le dîner pour vingt apparut ; rien n'y manquait,
pas même le vin et du meilleur ; les détenus mangeaient à bouche que veux-tu. Le geôlier, voyant
tous les jours par terre le pain noir et l'eau, et cependant les prisonniers bien portants et gaillards, y perdait la tête ; il alla raconter la chose au roi. Le roi, fort intrigué, descendit dans la prison «H questionna les détenus.
— Majesté, dit le pâtre, c'est moi qui donne à tous de quoi manger et boire, et votre table ne vaut pas la nôtre. Bien plus, si vous acceptez, je vous invite et je vous assure que vous serez content.
— J'accepte, dit le roi. Je veux voir ce que tu sais faire et comment tu vas me traiter.
Le garçon déploya aussitôt la nappe et commanda très-haut:
— Sus! petite nappe, à dîner pour vingt et un, et des morceaux de roi.
La nappe obéit et le banquet fit merveille. Le roi voulut acheter la nappe et le pâtre consentit de grand cœur àia lui donner, mais à condition qu'il eût un entretien nocturne avec sa fiancée, la princesse.
— Je veux bien, dit le roi, mais les fenêtres seront ouvertes et il y aura dans la chambre huit gardes avec un lampion allumé.
Ainsi fut fait. L'entretien eut lieu, mais les fiancés ne purent échanger deux paroles ; après quoi le pâtre fut remis en prison. Les détenus se gaussèrent de lui de la belle manière.
— Quelle citrouille! Voyez-moi ce nigaud !il nous faudra manger maintenant du pain noir et déguster de l'eau de puits ! Tu as fait avec le roi une belle affaire.
— On pourra manger avec de l'argent, répondit le pâtre.
— Où est-il, cet argent? firent les détenus.
— Laissez- vous servir, reprit le garçon qui, tirant de sa poche la petite boîte, se mit à l'ouvrir et à la
fermer, si bien qu'en un moment il amassa un monceau d'or. Les prisonniers mangèrent tous les jours et le geôlier courut conter la chose au roi qui descendit dans la prison et voulut acheter la petite boîte. Le pâtre consentit à la donner, mais à la même condition que l'autre fois. L'entretien eut lieu, mais devant les gardes, sous un lampion allumé et les fenêtres ouvertes ; les fiancés n'échangèrent pas deux mots et le pâtre fut remis en prison. Et les prisonniers de rire :
— A présent la ripaille est finie ; il faudra bien se contenter du pain noir et de l'eau de pluie.
— Patience, répondit le garçon, la gaieté ne manquera pas. Si oiî ne dîne pas comme des grands seigneurs, on dansera comme des fous.
— Gomment, comment? demandèrent les autres.
— Attendez que le roi soit là-haut à table, et vous verrez.
Un moment après sonna la cloche du palais royal ; le roi et sa cour se mirent à table et le garçon, tirant sa boite à musique, commanda très haut :
— Petit orgue, je veux que tout le monde danse à la table du roi.
L'orgue sonna de toute sa force et, comme s'ils étaient en délire, tous les convives d'en haut se mirent à danser avec fureur dans la salle à manger : tous les hommes, les femmes, même les meubles ; les nappes se déchirèrent en mille morceaux, les plats roulaient à terre, les têtes heurtaient les murs ou le plafond, le roi criait comme un diable. Le garçon cessa un instant sa musique et le roi, tout haletant, descendit dans la prison. Il demanda d'où venait ce remue-ménage?
— C'est moi, dit le pâtre, avec cet instrunien
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Et il recommença la musique. Le roi se mit à sauter et à se trémousser en tous sens.
— Assez, assez, cria-t-il, tu m'ôtes le souffle, — et il voulut acheter la boite à musique.
Mais cette fois le pâtre imposa de nouvelles conditions...
— Sans quoi, dit-il, je recommence et vous danserez de plus belle jusqu'à ce que vous tombiez mort.
— Et quelles conditions veux-tu? demandale roi.
— Voici, répondit le pâtre ; je veux qu'on me laisse causer avec votre fille et qu'elle soit obligée de me répondre. Je ferai tout ce qu'elle voudra.
— J'y consens, dit le roi, mais il y aura dans la chambre deux lampions allumés et l'on doublera les gardes.
Sur quoi il alla trouver sa fille et lui or Jonna de répondre non à tout ce que le pâtre lui demanderait. La princesse s'inclina très bas et promit tout à son père. Le soir venu, l'entretieneut lieu et le fiancé dit à la fiancée :
— Par le froid qu'il fait, vous plait-il que les fenêtres restent ouvertes?
— Non, dit la princesse.
— Gardes, cria le pâtre, fermez les fenêtres ; c'est la princesse qui le veut.
Les fenêtres fermées, il reprit :
— Vous paraît-il bon, chère fiancée, que nous ayons tous ces gardes auprès de nous?
— Non, dit la princesse.
— Gardes, s'écria le pâtre, vous entendez ce que veut la princesse; allez-vous-en donc, sortez tous.
Les gardes sortirent et le garçon reprit :
— Vous semble-t-il bon, chère épouse, que ces deux lampions restent allumés?
— Non, dit la princesse.
Le paire, alors, souffla Jes deux lampions; survint le roi qui se mit fort en colère. 11 voulait couper la tète au pastoureau, mais la princesse lui dit qu'elle avait obéi de point en point et lui raconta comment les choses s'étaient passées. Le roi changea d'idée et accorda son pardon. Les noces furent magnifiques, il y eut des fêtes et des carrousels ; les deux époux vécurent heureux de longues années, et quand le roi fut mort, ce fut le pastoureau qui devint le roi.
M. Gherardo Nerucci a recueilli dans le Montale- Pistoiese un récit très curieux qui n'est pas un conte de fée: c'est l'histoire d'une héroïne appelée Fanta Ghiro. Ce mot de Fan ta ou Fantina io'mi à celui de donna (femme) donne à ce dernier le sens de virago, mais il faut prendre ce terme en bonne part. Sans s'en douter, la narratrice (Luisa Ginanni) raconte celle aventure en prose souvent rylhmée qui marche au pas des romances espagnoles. Nous allons lâcher d'imiter cette allure, autant qu'on peut le faire en français.
FANTA GIURÒ
Aux temps anciens vécut un roi, et ce roi n'eut pas d'enfant mâle mais seulement trois belles filles. L'aînée avait nom Caroline, Assomption était la deuxième, la troisième Fanta Ghiro. Ce roi souf- IVait d'un certain mal qu'on n'avait jamais pu guérir ; il ne sortait pas de sa chambre ; il avait trois sièges : l'un noir, l'autre bleu, le troisième rouge. Ses filles regardaient toujours sur quel siège il s'était assis ;
le bleu voulait dire allégresse, le rouge voulait (Vive guerre et le noir voulait dire mort.' Un jour en entrant elles trouvent le vieux roi sur la chaise rouge :
— Père, qu'est-il donc arrivé ?
— C'est le roi du pays voisin qui m'envoie un défi de guerre ; malade comme je le suis, je ne peux commander l'armée ; il me faut un bon capitaine.
I/ainée alors dit à son père :
— Seigneur, si vous le permettez, je veux être le capitaine et vous verrez si j'ai du cœur.
— Ce n'est point affaire de femme.
-— Daignez m'éprouver seulement.
— Soit, je ferai ce qu'il te plaît: mais s'il te vient sur ton chemin une idée, un souci de femme, tu t'en reviendras sur-le-champ.
La princesse est partie en guerre ; elle trouve au bord de la route des milliers de roseaux plantés.
— Oh ! les jolis roseaux, dit-elle ; s'ils étaient chez nous, nous pourrions nous en faire bien des quenouilles.
— A la maison, à la maison ! dit un soldat, car il vous vient une idée, un souci de femme.
Et tous rentrent à la maison. Mais voici la seconde fille ; elle veut commander la gueri'e et le roi la laisse partir ; elle trouve au bord de la route force pieux plantés et serrés.
— Les beaux pieux fins et droits 1 dit-elle ; si nous les avions au logis que de fuseaux nous en ferions !
— A la maison, à la maison ! dit un soldat, car vous avez une idée, un souci de femme.
Et tous retournent chez le roi, et le roi se croyait perdu. Yoici venir Fanta Ghiro qui veut qu'on l'envoie à la guerre.
— Je te trouve, enfant, trop petite; tes deux
sœurs ont manqué leur tâche, quel bien puis-je espérer de toi ?
— Pourquoi ne pas m'éprouver, père ? Vous verrez bien si j'ai du cœur.
Le roi consent à l'éprouver. Fanta Ghiro prend une armure, cheval, épée et pistolet ; on eût dit un vaillant dragon. Elle part ; l'armée est derrière ; on passe devant les roseaux, on arrive au delà des pieux, Fanta Ghiro reste muette. Quand on a touché la frontière, elle voit le prince ennemi : c'était un beau jeune homme alerte. Dès qu'il eut vu Fanla- Ghirò, il se douta qu'elle était femme et l'invita dans son palais pour causer avant de se battre ; il courut soudain chez sa mère et lui dit avec passion :
Paula Ghiro si douce et belle !
Sa voix chante et l'œil élincelle ; Ce doit être une jouvencelle.
Et sa mère lui dit alors :
— Conduis-la dans la salle d'armes, tu verras si c'est une femme ; elle ira devant les armures sans les voir et sans les toucher.
Ainsi fit le roi sur-le-champ. Fanta-Ghirò prit une épée et la brandit, puis déchargea les fusils et les pistolets à la façon d*un vaillant homme. Le roi s'en alla vers sa mère et lui dit ce qu'elle avait fait ; pourtant il répétait toujours :
Fanta-Ghirò si jeune et belle, La voix chante et l'œil étincelle ; Ce doit être une jouvencelle.
La mère dit au jeune roi :
— Il faut la conduire au jardin ; est-ce une femme ? Elle prendra des violettes et des roses pour
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se les attacher au sein. Est-ce un honnme?llira tout droit cueillir un beau jasmin d'Espagne et le mettra sur son oreille.
Le prince alla donc au jardin ; Fanta-Ghirò n'eut pas souci des roses ni des violettes, mais cueillit un jasmin d'Espagne et se le planta sur l'oreille. Le roi revint dire à sa mère ce qu'avait fait Fanta- Ghirò, puis répéta sa ritournelle, étant déjà féru d'amour.
— Mène-la dîner, dit la mère ; si tu la vois couper la miche en l'appuyant contre son sein, tu peux dire : c'est une femme ; au lieu que s'il le tranche en l'air, tu peux jurer que c'est un homme et le mettre le cœur en paix.
Fanta-Ghirò coupa le pain sans l'appuyer sur son corsage. Le roi revint dire à sa mère ce qu'avait fait Fanta-Ghirò, mais il redit sa cantilène et semblait déjà fou d'amour.
— Faisons une dernière épreuve, dit la mère, et ce sera tout. Dis-lui de venir se baigner avec toi dans le grand bassin ; qu'elle refuse d'y venir, je croirai que c'est une femme.
Le roi court à Fanta-Ghirò et lui dit :
— Baignons-nous ensemble.
— Demain, répond Fanta-Ghirò.
Aussitôt la princesse envoie un valet -fidèle à son père, le priant de la rappeler près de lui le plus tôt possible par une lettre qui lui dise : Je suis sur le point de mourir.
Le lendemain, sur le midi, le jeune roi, près du bassin, attendait la belle princesse. Quand elle vint, elle lui dit :
— J'ai le corps trempé de sueur, je ne peux me baigner encore.
Elle voulait gagner du temps et laisser v^^ lir le
message; elle attend, attend, le temps vole et le messager ne vient pas.
— Baignons-nous, dit le jeune prince.
— Je me sens mal, j'ai des frissons dans les épaules, dans les jambes ; c'est toujours de mauvais augure : je sens quelque malheur dans l'air.
— Ce n'est rien, venez, venez donc, dit le roi plein d'impatience. Quel malheur peut-il arriver?
En ce moment vient au galop un dragon portant une lettre ; il la donne à Fanta-Ghirò qui l'ouvre vite et dit au roi :
— Voilà de mauvaises nouvelles, mes frissons ne me trompaient pas : mon père est à sa dernière heure et veut me voir avant sa mort. Je dois partir à l'instant même ; croyez-moi donc, faisons la paix, venez me voir en mon royaume et nous nous baignerons plus tard.
Le prince était désespéré, mais il fallut bien se soumettre. Elle partit, mais en partant écrivit ces mots dans sa chambre et les laissa sur un pris- Dieu :
Fanla-Ghirù femme est venue, Femme est partie et vous salue.
Le lendemain, le jeune roi alla pour épancher son cœur dans la chambre de la princesse ; il lut ce qu'elle avait écrit et resta saisi de stupeur entre l'ivresse et le chagrin. Alors il appela sa mère, lui montra le papier béni, puis s'élança dans sa voiture et sur-le-champ à toute bride, courut après Fanta- Ghirò. C'est ainsi que la belle enfant, ayant gagné quatre batailles, finit la guerre et fit la paix. Les noces furent magnifiques, puis, quand mourut le roi malade, le jeune prince eut deux royaumes et tout le monde fut heureux.