‹ Les contes rémois (volume 2)Chapitre 29 sur 33 · LE JEUNE PRINCE · texte numérisé non relu

LE JEUNE PRINCE

Un prince , enfant aussi beau que le jour, Tel aujourd'hui qu'on en voit à la cour, Sous sa tutelle avait une volière Où deux pigeons à la gent prisonnière Soir et matin disaient : « Faites l'amour. ))

Un jour le prince, étant seul, vers la cage Portait la vue au moment qu'à leurs jeux S'abandonnait notre couple amoureux ; Au passe -temps qui n'est point de son âge Il prend plaisir, mais il craint qu'un censeur Des deux amants ne trouble le bonbeur.

L'œil à la cage et l'oreille à la porte, Soudain il crie : « Otez-vous de la sorte, « Ou dépècbez, j'entends mon gouverneur. »

L'AGILITE

Madame Alix , jeune et belle fermière.

En s'élançaût sur un trop haut coursier, Fit voir à Jean , qui tenait Tétrier, Ce qui pour lui devait être un mystère.

Il en riait, quand la leste beauté.

HH COMTES BÉMOIS.

Croyant que l'autre admire son adresse ;

« Que dis- tu, Jean, de mon agilité?

« L*as- tu bien vue? — Oh! oui, notre maîtresse, »

Répond le gars, « et très- bien , Dieu merci !

« Mais j'ignorais qu'on l'appelât ainsi. »

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