‹ Les contes rémoisChapitre 49 sur 98 · I. A M W I CRUCIFIE. IS · texte numérisé non relu

I. A M W I CRUCIFIE. IS

L'aîné prit femnle el n'eul poinl d'héritier. L'autre voulant, s*il se peut, être père Sans à Y \\\ men livrer sa liberté, Chargea I kmour «le régler cette affaire : Ce dieu lui lit présent d'une beauté Dont un prélat se serait contenté.

Neuf mois après, la belle avec mystère Donna le jour à la jeune [sabeau, Fille en tout point ressemblant à sa mère. Ce bel enfant mit sa mère au tombeau.

Jacques longtemps en fut inconsolable :

Chez les époux le deuil a quelques pleurs. Chez les amants il est vif et durable ; Isabeau seule allégea ses douleurs.

Il la voyait, dès ses jeunes années.

Dans l'atelier rire, jaser, grandir.

Et sous ses yeux occuper ses journées A se créer quelque nouveau plaisir.

Lui, se jouant des marteaux et des limes.

Changeait en bois et la Vierge et les saints. Il fît aussi des christs pour les Minimes, Les Gordeliers et les Dominicains ; Et maint chef-d'œuvre attira la pratique A ces couvents aussi bien qu'au sculpteur. De crucifix Jacques tenait boutique Pour tous les prix et de toute grandeur.

Déjà sa fille est dans l'âge où le cœur Jour et nuit parle ; on sait ce qu'il demande. C'est un mari. Mais Jacques fait le sourd : Si faudra-t-il à la fin qu'il entende.

Faute d'époux, Isabelle un beau jour Par passe-temps, sans consulter son père, Prit un amant, un charmant écolier, Non de ceux-là qu'on mène à la lisière ; Le sien était un jeune bachelier, Maître en amour et cherchant écolière.

Edmond logeait vis-à-vis l'atelier;

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