‹ Les contes rémoisChapitre 72 sur 98 · LE JEUNE PRINCE · texte numérisé non relu

LE JEUNE PRINCE

Un prince, enfant aussi beau que le jour. Tel aujourd'hui qu'on en voit à la cour. Sous sa tutelle avait une volière Où deux pigeons à la gent prisonnière Soir et matin disaient : « Faites l'amour. »

Un jour le prince, étant seul, vers la cage Portait la vue au moment qu'à leurs jeux S'abandonnait notre couple amoureux ; Au passe-temps qui n'est point de son âge Il prend plaisir, mais il craint qu'un censeur Des deux amants ne trouble le bonheur.

L'œil à la cage et l'oreille à la porte, Soudain il crie : « Otez-vous de la sorte, « Ou dépêchez, j'entends mon gouverneur ! »

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