LE JOI H DES ROIS
Se <lii Manon; que le diable l'emporte! dVsi un convive, adieu ma royauté!
— Tiens! c'est Benoit, l'aumônier du collège, Dit le curé; Manon, que te disais-jé? J'attends Benoît, le meilleur des amis;
Mets son couvert. Tu le vois, il est mis. assieds-toi doue. Mais le joyeux Champagne Se tient au Irais, dans ma cave il m'attend. Lequel veux-tii? de rive ou de montagne? L'aï, si lier, au premier rang prétend; Moi , je préfère un silléry crémant.
— Mettons d'accord ces rois de la Champagne, Dit l'aumônier ; buvons des deux gaiement.
— Soit, dit r'abbé; je remonte à l'instant. » L'hôte parti , Manon sert le potage.
« D'où vient, Manon, que ton joli visage En me voyant, s'est si fort rembruni ? L'abbé Benoît n'est donc plus ton ami?
— Si ! si ! l'abbé , je parle avec franchise : Mais un malheur pourrait vous arriver;