Du 35. Novembre 1666 (Snuoi
Le ^nd MAunu d'Axhuarik, Qui vaut encore qtdnze cent.
Si l'EsFAONE ft ce bien , on ne luy doit pas plaindre ; Elle souffre d'ailleurs un assez rude échec -
La peste met Maiaid à sec
Et de toutes parts s'y hit craindre.
Elle n'épar^e point de ratif; ,
Frap[>ant les Grands comme le reste ,
Et déjà sa force est funeste
A la Marquise d'Auuncam.
Quelles cruelles destinées I
Elle n'avoitque quinze année».
Et le CoKTE DE Palme , & qui ces tristes cous
Causent une douleur cruelle,
Estoit promis i cette bdie
Pour en estre l'heureux Espoux.
Un MutQDis , aussi , dea plus dignes ,
Qu'on appelle De GoetaIu , . Et Gendre du Prince i»e Lignes ,
S'il n'est déjà mort , en mourra.
Quelles grâces , Darpion , ne devons-nous pas rendre Au Ciel qui , jusqu'icy, nous en a sceu defiendre?
Cette peste est chez les Anolois , Elle est dans I'Itaue , elle est dans I'Allsmagke , Elle règne en Turquie , en Flandre & dans l'Espaghk , Et tout visiblement respecte les Françor.
J'ay toutefois au Ciel à faire encor plainte
Du mal dont le Duc de Valois
Sent tousjburs ta cruelle aneinte :
Six dents luy percent & la fois.
La mort frappe une Créature
Parce que souvent la Nature
Est par trop lente en sa faveur;
Mais , loin d'avoir esté trop lente .
Si ce Prmck mourait de fièvre ou de douleur. Ce serait qu'elle auroît esté trop diligente.
Monsibur ds Bellefons s'en va Pour craiser le Canal avec Monsieur du Quunb Et pour se préparer, dit-on , un Caneva De ce qu'il prétend faire en la saison prochaine.
Je tiens bien des Anolois à fonds
S'ils en rencontrent le Navire,
Car c'est un admirable Sire
Que ce Marquis de Bkllefoks.
Il s'est déjà défait de tout son équipage Qui ne luy peut servir dans cet employ Naval ;
I 19$ A Faute que.
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