‹ Les continuateurs de LoretChapitre 102 sur 217 · I^ 35- Novembre 1666 (Subugmt · texte numérisé non relu

I^ 35- Novembre 1666 (Subugmt

Mais avez-vous tcu le Cheval Que son affecdon donne i son Roy pour cage?' On dit qu'il n'est rien de mieux pns , Que c'est un Animal sans pris Et que , si quelqu'un le méprise , C'est (ju'il est luy~mesme un cheval Et qu'il enrase que l'on prise Les qualîtez de son égal.

S'il plaist & Dieu , oostre Commerce ,

Que I'Anolois voit avec douleur

Sera libre par sa valeur ; Nos Vaisseaux n'auront plus personne A ta traverse Et jusques dans Caysnnb on se rendra d'icy.

Comme d'icy mesme à Poish.

A propos de I'Isls Catenns , Monsieur de la Barrk en a fait Un petit Hivre fort parfait.

h* Baawfulg, Bl Dondo, nnmll I* SlMuT* Pttm d* la Brâa, M CjU* Mtrr* Mm, UBS. Ifr-t.j

Je ne m'estonne plus qu'il t'aime et qu'il t'y tienne ; 11 seroit ft soy-^mesme extrêmement cruel

De n'aymer pas une contrée

Où règne le long de Tannés

Un beau Printemps perpétuel.

Mon beau Punck, achetons ce Livre :

RiBOU le vend dans le Palais , Et , comme son Autheur se pique fort d'y suivre Une Relation plus pure que jamais ,

Nous aurons le plaisir d'y lire De quel air Db la Bakiib aggrandit nostre Empire.

Le Messtb des Ottoiians S'est fait Tnac pour toute sa vie , Moyennant tous les jours vingt francs : ' Ah ! bon Dieu 1 le plaisant Messie I

Je sçais encor des Nouveautez Qu'on m'apporte de tous costes , Dont ma lenre seroit galante ; Mais , tousjours , mon papier finit Quand j'en veux faire le débit.

Adieu . je suis vostre Servante.

DB SUBLIGNY

mitUrut D*KpU»i dttM U Pimiiititf. A^tc PrroiUgi

ILa tignabu-t it Taattar tl Ftirtoâ dm tUrmiri mt u trvmvHl que dam A. — BC placiat iti U iali iftttt i» 31 tt «ea ctUt du 15 uevtmbrt). {A L« Muw de Cour 1666 (vay. teme 1 . col, 909) , pp. ai j-iio. B L* MuM Duphin* 1667 — S4a-3}|.

C La MoM Diupbinc i6tiS — S4»5i.)

.Cîoo'^lc

LETTRE EN VERS A MADAME

[Pas CHAai.B»'ROBINeT.]

Da 38. Novembre t666.

Moderne & réelle Minerve .

Qui de la fabuleiue &. l'ancienne Fallu , Soit de Corps ou d'Esprit , éfacez les Appas , Je vais sonder pour vous ma poëdque Verve.

C'est derechef le Jour où , par un sort bien doux , Je retaille ma Plume & compose pour Vous, Sans avoir autre But que celui de vous plaire.

C'est beaucoup entreprendre, après ce que f'aj dit , Et je auii un vrai Témérùrc , Mais vous êtes pour mon Ecrit Une Minerve débonnaire.

Il est , je croi , de mon devoir De faire à mes Lecteurs sçavoir Que vos deux Altesses Rovalbs ,

ij Qui nule part n'ont leurs égales.

Ont quelques jours laissé la Codr Et fait & Paris leur Séjour Pour veiller, selon l'importance .

A la chère Convalescence

10 De Monsieur le Duc de Valois , Que de trop nrranniques Lois Menaçovent ae la Sépulture Contre l'ordre de la Nature , Qui ne fait que de mettre au Jour

95 Ce beau Lys si digne d'amour.

Et dessus qui toute la Franck Fonde une si haute espérance.

Mais le grand Dkstik de nos Flçvrs A la fin dissipe nos peurs

ja Et veut , en calmant cet Orage , Convertir tout en bon Piésage , Si que ce beau Prince , k deux ans , ^ant jusqu'à vingt & deux dents , Nous marque par cette Avanturc

jj Sa force & sa vigueur future.

Pour rendre compte rie * rie.

Comme je le dois au Public (Que le bon Dibu garde du Fronde), Ajoutons que le Rot son Oncli

40 Vinst pour le voir. Dimanche, exprès Dedans vôtre Royal-Palais , Et puis que ce charmant Monarque, Qui conduit si bien nôtre Barque , Fut voir la belle d'AmucNAc

4j Qui , s'ébatant au doux Trie-Trac Avecque son aimable Coiits, A d'un beau Fils accreu le compte De ceux qu'elle a ci-devant faits , Qui sont autant d'Amours parfaits.

fo Tout d'une traite je dois dire Que, Jeudy, pour tant soit peu rire, Puis que le Duc se portoit mieux, Nôtre Mysahtrope amoureux , Dont MoLiittK est l'Auteur habile,

55 Parut dans vôtre Domicilie , Où sa Troupr , qui nous ravit , Fit miracle , & ce qu'on m'a dit.

Mais passons à d'autres Noovxllu ,

5og 195- — Du x8. NoTCmbn 1666 (Rounet].

Qui ponr ton seront plu doutsUcs.

60 Comme, par d'assez beaux Destins, Au sordr de vos blanches Mains D'où luy nent sa gloire féconde.

Ma Lettre court par tout le Monde, J'ay Commerce avecque les Lieux

6j Les plus reculez sous tes Cieux , Et , pour preuve , voicy des Indes , Pats du rouge Disn des Brindes , Un petit Plat de Nouveautez Digne des Curiositez.

70 Dans SiAM , Royaume prospère , On se réjouît , l'on fiiit Ch£re , En particulier, en pubUc , Et des mieux y va le Trafic.

Dans Màucca, Royaume encore,

7j Où le yray Culte l'on ignore , Le Négoce pareillement Fleurit par tout certainement Et pour chacun est une Source A remplir comme il faut sa Source.

go Le bruit court que le Grand Mogor , Désirant d'en enlever l'Or, Projene d'y venir belle-erre Faire à toute outrance la Guère , Mais que , le Pays étant fort ,

8j II n'y fera qu'un vain effort.

A Cbyum, vû des mauvais Astres, Il est arrivé des Desastres , Et le Rov, dit Radja-Cinga , Ayant été chassé de 1&

90 £t , dit-on , empoisonné même , Plusieurs briguent son Diadème , Tandis que divers Habitans , De ces désordres proâtans , Viennent aussi , de course bnetle ,

9>Y butiner force Canelle.

On dresse dans le Malabar Maint Ravelio , maint Boulevar Pour la seureté du Commerce , Et l'on dît l^'il va mal en Pbrse.

100 Mais c'est tres-peu mon înterest , Et ce qui suit moult me déplaist ; C'est qu'on persécute , on échine Les Catholiques dans la Chine.

Les Bronsks, Pustrks des faux ^ Esprits cruels & furieux [Dieux , Autmt comme Visionnaires ,

Voyaiu que nos Misnomums Avec leurs sçavans Entretiens Y muidpUoient les Cm^nsm

110 Et ravisBOtent à leurs Idoles Infinité d'Oflrandes foies , En craignacs beaucoup pis encor.

Ont amassé des Ecus d'or Jusqucs & cent cinquante mille ,

1 15 Pour corrompre du RoT-PcnUB Les quatre Totroxs & RioiHS, Qui , donnans en aveugles Gxks Dans ces Paneaux où chacun donne. Font une Guerre tres-félonne

I la A ces chers Suppôts de ta For Et lu mettent en des-array.

ils les privent de leurs Franchises , Brûlent leurs Livres , leun Eglises , Et , pousses de l'Esprit malin,

iijLes emprisonnent à Pitem, '

Voulans ennérement détruire L'EvAiiau.E dans cet Enfoui. '

Mais , par une Giacs des Cmx , Nos ÏVédicateurs glorieux

1^0 Témoignent , en ce grand Orage , Même télé A même Courage Que ceux de l'Eausa au Bbrouo , Qui ne craignoyent rien pour leur [Peau, Et les nouveaux Ccwtkriis, même ,

ijj Par la vsrto du saint Bat^ks , Courent , sans craindre le Trépas , Comme au Triomphe, sur leurs pas.

Entre ces chers Evangélistes , Dont ils suivent ainsi les pistes,

14a Sont maints Ionaces résolus Et', je croi , les plus mal-voulus , Comme ceux qui bien mieux l'en- Et plus adrétement étendent [tendent La B«nte Foy de toute* pars ,

14s Où leurs CoLLÈooBS sont épars.

Mais qu'ils persistent sans relftsche Dedans nne si noble Tfische :

Le SsiaNEtiR qu'ils servent si bien Dans le Cirl n'en oubliera rien.

ly, SdoD les dernières Nouvelles ,

LeRoTdesJtnFS.qu'auxDARDAHgLtJst^Ëfff'

On alloit voir par rareté

Ainsi que par simplicité .

Payant , pour voir cet honneste

[Homme, 155 On grande on médiocre Somme,

,C=~.oti<^lc

5ii

Page 1