‹ Les continuateurs de LoretChapitre 105 sur 217 · Du 5. Décemtxv i666 (Roknkt · texte numérisé non relu

Du 5. Décemtxv i666 (Roknkt

Qu'une Fillk depuis ud )our S'estoit jouée avec l'Anonit , Et que , dans icelle Avanture , Elle avoit rempli sa Ceinture.

75 Au reste, j'estoia invité

(Honneur par moy non mérité] De me trouver dans la Carrière Où s'agîtoit cette Matière ; Maïs }t ne le pus nulement So Et j'en fus triste érrangement , Car, en un mot , grande Piuncessb , "rÏÏS" Le MftDKiM de Vôtok Altmsk prjn^ Etoit là, de belle hauteur, da Le tres-digne MoD^Tmnt.

MiduB* Mus passons aux autres Nouvelles Qui repaissent maintes Cervelles.

A la fin , un beau Compromis Desarme ces deux Ennemis

aui se batorent à toute outrance , OMsisuR l'ELicmiR de Màtance Et son Voisin , le Palatih , Chacun , bonne foy, tres-mutin.

Sur le déclin de leurs vacarmes , Jettans tout le Feu de leurs Armes ,

9} Le dernier, certe Homme d'effet , Vinst , tout fraAc , planter le Hquet Vers un Château de sa Partik , Mais, pai* une contre-partie, Le preux Pkince de Vaddemoh ,

looQui fidt en Guerre le Démon , Et le CoiTTE de LnEsoNNK , Qu'anime aussi des mieux Bellonne, Furent le luy faire lever.

Ce qu'il ât sans beaucoup rêver.

io$ Ces PKUtcES , excellons Papistes , Alors marchèrent sur ses pistes , Et quoy qu'ils le veissent posté Dedans un Lieu de seurete , D'accez terrible & difficile ,

iiD Echauffez d'une noble Bile .

Ils I't voulurent relancer.

Et c est-i-^ire l'agacer.

Pour l'engager i quelque chose , Sentant le Ladmer , non la Rose.

[i; Ayans donc reconû les Lieux Et pris leurs mesures des mieux , lia entrèrent dans un Village , Où , se trouvant à leur passage Un Chfltcau d'où l'on les morguoit

iioEt les montroit du bout du doigt, SàUN , des plus grands Militaires ,

Qui commandoit les Mousquetaires De la Garde du Duc LoRRAm , L'alla faire bloquer soudain.

115 Ensuite , avec quarante Gardes .

Qui n'estoyent pomt Ames couardes.

Il s'avança dans un chemin Où ne crût gamais le Jasmin , Ni le Tbin , ni la Marjolaine :

1 jo C'estoit une petite Plaine

Qu'une Vigne & certain Lieu creux Bornoit d'un air assez affreux Pour qui n'eust point eu de Courage.

Etant entre ledit Village

135 Et le Camp des Gens Palatuu , De cette Plaine très-prochains , Il n'eut pas fait là sa Demeure Environ , je croy, demie-heure , "randis que les nnicBS d'ailleurs

i4oFaisoyeat avancer tous les Leurs Pour du Château l'Ataoue faire , Qu'il se veid assailli belle erre Par deux tret-nombreux Escadrons, Cent cinquante horrible Dragons

145 Et deux lois trente Mousquetaires , Gens bien-fais & non cbètifo Hères.

' Et tous conduis en cet Essor Par le GiitiRAi. & Major £

De cette Palatine Armée ,

ijoQui se veid bien-tôt animée I^r son Prince , des plus vaillans , Et suivi des plus braves Gens.

Saun , poussé par ces Cohortes Et si nombreuses & si fortes ,

ijjSans Stre soutenu d'aucun ,

Sinon de son Coeur non commun .

Fit en se bâtant sa retraite , D'une assez dihgente traite , Jusques vers ledit Chemin creux

160 Ayant, dans ce pas hazardeux , Eu de ses Gens demi-Douzaine Occis, blessez, ou hors d'haleine.

Certe pour Luy très-mauvais Jeu , En ayant de reste si peu.

r6j Alors les Palatins , sans doute , Croyans qu'il poursuivroit sa route.

Allèrent sur Luy d'un pas prompt ; Mais ce Brave, leur foisant Front.

Les receut de la belle sorte .

170 Et l'escarmouche fut tres-forte.

Il y demeura plusieurs Gens De ces Messieurs les Assaillans . Et , voire , encore tous de marque , Entce lesquels on nous remarque ,

197* — Du i- Décembre 1666 (Rouhbt).

i7sDeux Covrat, qu'on dit de haut [rang, L'un Aaghns & l'autre AJemand.

Le Général A Major même , A qui le teint en devint blême , En eut pour un Bras Ëracatsé ,

iSo En danger d'être Trépassé. [me , , Cependant Saun, comme unTHER- Dans ion Poste demeurant ferme , Envoya le reste bouillir, Sans qu'on l'osât plus assaillir;

iSj Et , pour lors , quelque Infanterie , Toute preste à foire Tuerie, S'approchant pour le soutenir.

On ne l'attenait pas venir.

Les Palatins se retirèrent

190 Et ven leur Camp s'en retournèrent. En suite , Monsieur de Salin , Quoy que de gloire déjà plein , Eut ordre , poursuivant sa Pointe , Apres que l'Armée il eut jointe ,

19} D aller ataquer le Cbftteau ; Et , l'ayant fait très-bien * beau.

Apres encor quelque escormoucbe.

Où plusieurs eurent de la Touche , Il se rendit , ce mande-t'on ,

MM Doucement à discrétion ;

Et, dés le lendemain , les Troupes Furentmanger en paix leurs soupes, Chacunes ches soy, bien s'entend , C'est jusqu'où mon sçavoir s'étend.

M5 J'avertis toute Ame enquerante Que I'Impérâtiucb est à Trente , Et qu'avec exultation Une belle Collation , Avecque grand soin préparée ,

aïoLuy fut là faite à son EimtiB .

Par un magnifique SBioiiEin Lequel en eut beaucoup d'honneur.

Entr'eutres friandes Pttures , Force charmantes Confitures

SI j (Que i'aymerois mieux qu'un Ragoût) Chatouillèrent le plus son Goût.

Mais , tas I à quoy s'amuse-t'elle ?

C'est pour Elle une bagatelle :

Des Bon-bons bien plus délicats

s»A ViEHNB attendent ses Appas :

Mais , certe , il n'est qu'un mot qui [serve :

C'est I'Amooe qui les luy reserve , Et par tout il fen sevrera , Désirant qu'Elle en goûte là.

31; Les BajutAirras , dedans Loches . Au triste Carillon des Cloches , Ont foit un SratviCB chez-Eux , Magnifique autant que pieux , Pour SÉRi , cet aymable Cohtb

i]oQue la Parqub n eut point de honte De ravir D'oguëre à sa Fleur.

De cbez-Eux un grand Obatrok Qui dans leur Courge régente Fit une Okaison excellente

ijj Dans la Lurava de CicAboh , Qu'il parle comme Luy, dît-on , Et sept Eoouaas de sa Clmbk Dirent aussi de bonne grâce QuMorze Eumbs , bien tissua ,

140 Sur les éclatantes Vertus

De ce cher D^FUtTr, dont le Père Ces Religieux con^dére , Ayant procuré mëmement Iliec leur Etabusieiibkt.

14) Or, & cette Cérémonie

Nombreuse fiit la Compamie.

On y veid même tous les Cous , Qui , par de louables accords , Voulurent la rendre plus belle,

ijo Et , bref, y signaler leur zélé Envers cet Illustre SnOKEOk De Saint-Aiqiun, leur GoimaMBTnt.

A présent la Réjouissance Elst grande dans la Cour de Frahce 155 Et l'on en chasse tout & fait Le Chagrin par un grand BalïT.

Lors que j'en scauray davantage , Vous le verrez dans nôtre Ouvrage.

Je sçais un rare Evénement 360 Qui vous plairoit asseurément .

Mais c'est pour la prochaine Lettre, Ne pouvant pas Icy le mettre.

A propos de Lettre , il en coun Qui sont dignes du plus beau Jour.

16] Et jamais Baluc & V(HTmB N'y firent œuvre , je vous jure.

Rien n'est plus fort oy plus coulant.

Et, pour tout dire, plus galant. u»m» Elles sont aussi d'une Dams , ii

sTaToute-^eUed de Corpaft d'Ame, ^a'^

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