Du 6. Février 1667 [Rosmer
Avoit senti le mortel Dard , [part.
Dont ne nous couvre aucun Rem-
>43 Son Mal, qui venoit d'OitDtNAiRE , Petit â petit , dégénère , Si que aans peu sa Majesté Aura sa pristine Santé Et pourra bien , par avanture ,
"JoAu gré de Madame Nature, Augmenter par de doux efforts Les Vivants & non pas les Morts.
Jeody, nôtre adorable AnonsTE , Où tout est grand , tout est augUste,
13$ Ayant sans doute dans le Sein Quelque magnanime Dessein , Vint encor en Campagne unie , Suivant son Martial Génie , Voir les Troupes de sa Maison ,
léo Que l'on croid sans camparsiaon ' Et propres â toute Conqueste , Ayant ce Monahquk à leur Teste , Tant Elles ont de fierté A l'aspect de sa Majesté.
Après, vinstla Collation Qui , sans amplîfîcarion , Aux plus belles étoit égale .
190 Et Lahbert. dedans ce Régale , Mêlant un Plat de son Métier, Sceut si noblement marier Sa Voix & son Théorbe ensemble (Et je croi l'ouîr, ce me semble],
195 Que ses Auditeurs ébaudis
Se creurent dans le Paradis. [Anok, Mais en ce Lieu , non plus qu'un Aucun ne boit , aucun ne man^ , Au lieu qu'Ici , sur nouveaux frais ,
)<K> L'on se repût de friands Mets [mes Qu'en un Souper fait dans les For- On servit en maints Plats énormes ; Pendant quoi divers Instrumeits Paisoyent par leurs Accords char-
30; Une excellente Mélodie. [mans
î6ï Mercredy, leDucdeCmmtiusi, Couronnant sa Flftme amoureote , Fiança cet Objet charmant Qui de son Cœur étoit l'aimant , C'est à sçavoir la Fille AtKte
170 Que l'on tient tout-4-fait bien née , De l'illustre Monsieur Colbkkt Qui le Rot si sagement sert, [me, En même temps , & chez lui-mê- Par un autre bon-heur extrfime ,
175 Le cher Marquis de Lavarwn , Qui ne manque pas de IMndia, Fiança la belle de Luykes , PucKLLE a lors des plus poupines.
Et nôtre admirable Pr£lat,
iSo Qui fait tout avec tant d'éclat , Fît la belle CâxEuoinB , Devant nombreuse Compaonik Qui n'étoit toute que de Grands Tant des Amis que des Parans ,
'^5 Comme vous le voyez en marge , Et tout du long & tout du large.
Da Duo «t U DocliM» ds LnisH, la Daclia» da ChamaM , I* Prkc««s« da OajTBaot, If Duo at II DnctuBea da SaaUH, U OaChamU PtaoSnl, Il PrtnenMda Dada, la Due alla OadMoa Ifmrtn. la Dos dk Daotaas» da Saint Aiun, la CtuDcoUar da Pniwa, rBias^aa do Uut [PUllbatt-BinaianDal da Bcanmuiiii' ds LaTardlo] at ^ulauia anlna Fa^
Après , on eut la Comâdib , Et lors , étant plus de Minuit , Le Dieu d'Hyhen enfin unit Ces deux jeunes & brillans Couplu, 310 Aux Loix de I'Auour des plus sou- Qut s'en allèrent prestement [pies , Chacun en son Appartement Pour exécuter ces Paroles , Qui n'ont point certe été frivoles :
JI^CrESOTE , MULTIPUCATE.
Or, pour dire la Vérité.
Ils s'en seront tous . que je pense , Acquitez en leur conscience , Voire mêmes comme k l'envi , jjo Dequoi , pour moy, je suis ravi.
Soutiaîtons que deux beaux Cbefs- [p'œwKtf Dans oeuf mois sortent de leurs cto-
[très
Là-dessus je clos mon Ecrit Et dit Bonjour à l'HérOlne nj A qui de cœur je le destine .
}H Cmiciti Si MuLTirilCATl.
n.i,z.dbvC0(>glc
649 >io- — Ou 6. Février 1667 iRoBiNErj. 65'
Et je Toudiws qu'il fut digne de son Esprit.
Tel qu'il est , Février étoît au jour dnquiéme Quand il eut l'Onction extrême.
À Parti , Clu^ F. MugttI , nu it U Harpt , «wc (tmi Xm'i. A'BK Privitigt iu Rey.
(BîbItMh. Mt., Le', 11. R«(, — Biblioth. Muirlr» , 196. A^. — Bibliath. de l'Areciul , B. L, 1 iSoi. — Bibliath. th M. k baron Jimc* di RotbKhitd.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pai Cholei robinet ]
Du i3. Février 1667.
Je nk)Krois me rien promettre ;
Mais ^uoy ? selon que je me sens ,
Je croiroîs quasi que ma Lettre
Ne sera pas de mauvais sens :
Qu'on y verra flame & lumière
Et quelque nouvelle manière
Qui chatouillera le Lecteur , Et que , quoi qu'on ait dit de mes derniers Ouvrages,
Qu'on dira , de belle hauteur , Qu'ils doivent tous céder à ces nouvelles Pages.
Toutesfois , je ne veux rien croire , De crainte de me voir trompé Et puis que , sur ma sote gloire , Je ne sois justement drB[>é.
Clion , qui me fait bon visage , Peut , comme un Cosaque volage , Me tourner le Dos en cnemîn.
Ah ! je me dédis donc & crot que mon Epitre De beauté n'aura pas le brin ,
Et qu'on n'y verra pas un passable Chapitre.
Mois je vais faire mon possible Pour empescher un tel mal'heur.
Grands Dieux , qu'il me seroit sensible ! J'en mourrois vraiment de douleur.
Quoy î j'aurois' écrit à Madame Une fois sans esprit , & sans grâce , & sans Rame .
;.Cooi^lc