Du i3. Février 1667 (RoBnrEr
puLLY, Duchesse & Damb,
lonsçait, de la haute Game,
"Possédant tout ce qu'on chérit , Soit pour le Corps, soit pour l'Esprit, Et de plus , par heureuse Chance , Fille du Cmaxceuer de France , 1 ■ J Le grand & le sage Seguier , , De mérite tout singulier.
J'ay sceu de la Voix de l'Echo
Que la Princesse Monaco ,
D'Attrais & de Vertus ornée ,
Avoit augmanté sa Lignée >5S D'un Amour du Sexe charmant
Et des Délices l'Aliment.
Je ne puis dire de Nouvelle
Ni plus agréable & plus belle .
A quiconque a de 1 Amidé atepour la plus charmante tAomi
Des deux qui composent le Mokdb .
Et dessus qui l'autre se fonde.
Le brave Baron de Busca , Chérissant cette Moitié-là ï6i Plus que le Trésor d'un Avare ,
A pris Mademoiselle Amarre '
Pour l'Objet fixe de son Cœur c
Où loge beaucoup de valeur, a
Qui le rend digne de la Charge *To Que vous v<^ez cotée en mai^. ■ (
Pour prendre l'Amoureux Ebat, ' A l'aimaole de Bbl£bat Caniixac , que beaucoup l'on prise .
A sGÛmis sa jeune Franchise.
17Ï Achevons & mettons enfin Que le PoETE CâiEniM Qui, beaucoup plus que Géographe, Fit l'autre jour cet Epitaphe Qu'en ma Lettre on trouva si beau .
180 Se nomme le P£re Carmead , Célèbre & docte Solitaire, De qui la Vie est exemplaire.
Je dis tout ceci malgré lui.
Voulant m'en vanger aujourd'huy
>S} Pour avoir, par sa belle Vbihb , Rendu ma Muzs toute vaine , Car voicy ce qu'il dit . Lecteur, Qui peut bien enfler un Autheur ^
Changer tous les huit jours de difierantes feces , En donnant à tes Vers de nouvelles Prefoces , C'est beaucoup de Travail mais qui te coûte peu : Ta Musé a le moyen de se rendre divine En prenant si souvent tant d'attrais & de feu Dans les brillans Regards de ta grande Héroïne.
>.Cooi^lc
311 — l>u i3. F6frier 1667 {Robikct}.
>99 He bien I pourray-je ettre blim^ D'avoir le bon Père nommé Apres cène Insulte fiateuse , Qui me rendroit l'Ame orgueilleuse Si , tout triste & tout déconfit ,
M» A la fin du présent Ecrit
Je ne conessois que, sans grâce, IL faudroit , selon ma Préface , M'oller pendre tout i l'instant.
Je ne le fleray pas pourtant ,
joj Si non au.Col de quelque Belle ,
Et d'autre façon bagatelle,
Qaoy qu'on dise que maintenant Tout soit de Cakêhe-Piienant.
Je fis ma Lettre , telle quelle , oTantôt debout , tantôt sur Selle , Et , Je vous assure , assez t6t , Le 'Trdze du Mois plus courtaut.
^ Parii , Ckt^ F. Mngttl , ras dt la Harpt , ■■« triù Km. jtvte frmUgt Ja Ray.
. Le', 11. Kti. — Bibifalb. Miurinc , 296. A^. — KHlMb. d* I'AtmiuI, B. L. iiBoi.
Biblîoth. de M. le biron Jinu de Rolfaicbild.)
LA MUSE DAUPHINE
[Pai PERDOU oi SUBUGMY.] SECONDB SBMAmi.
Du Jeudy 17. Février 1667, A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN
Comment , Pnmcx , vous portez-vous Depuis la Semaine passée , Que je TOUS pris pour mon Espous î Selon ma petite pensée Vôtre embon-pomt n'en souffire pas ; Voua avez les mesmea appas Que devant nostre Manage ?
Dieu veuille que , depuis le sien , CRévKXDSE , qui s'en trouve bien , Ne maigrisse point davantage.
Ce Duc nous donne îcy le Bal
D'une manière fort aimable.
Son dernier , outre bonne table ,
Avoit vingt lustres de crystal.
Sans contredit aussi c'est un Duc sans égal ; Mais bon Dieu , qu'en revanche il est insupportable !
Parce qu'if voit que l'on sçait bien Qu'il n'a point son pareil au Monde ,
n.i,z.dbvGoOi^lc