Du z6. Juin 1667 (Robimbt
Quelle devoît être sa route.
Mais , a^ant çà de-U tourné , On l'arrita devant Tourna , Afin de sommer cène Ville 50 Oe vouloir être assez civille Pour j laisser entref nos Gens , Et , comme le Coc de Léans
Y répondit par négadve , Etant de nature rétive ,
55 On fit ce qu'on fait en tel cas , Et, pour moy, je ne doute pas Qu'à Jubé l'on ne le réduise Et que la Place ne soit prise , Voire que bien d'autres après
^Ne suivent son Destin de prés.
Cependant , ce que je puis dire Et très-certainement écrire Est que , tout depuis Dauds , Bien moins mécnant qu'Ousaïus ,
^3 On ne peut avoir vu a Armée Si pompeuse & si bien année , Et qu'enfin il n'est rien si beau Lorgné du sublime Flambeau , Dedans ses Routes éclatantes ,
70 Que le Parc de nos riches Tahtbs.
Mais il feut ajouter ceci Qu'Alexandre est en celle-ci , Et que Soldats & Volontaires
Y sont tous de grands Militaires.
7S D'autre costé , chaque Officier
Si fort s'applique ft son M£nsR Qu'en Bote (c'est sans menterie] On n'en voîd nul d'Infanterie .
Et que tous , à leur Poste allans, Bo Ainsi qu'en état d'Assailtans , Ont un Vaiet avec la Pique , Et cela pour &dre la nique A qui , crojrant par trop en l'air, Croiroît les surprendre sans vert.
A} Au reste , c'est une merveille Qui n'a pas non plus sa pareille De voir comme , pour les Soldats Et les plus fiefFez Goujats , Le Butin a si peu de Charmes
to Qu'ils laissent jusques sous leurs Ar- Venir paître Brebis & Baufs , [mes Et les Poules feire leurs œu& , Sans regards de concupiscence , Non plus , en saine Conscience ,
95 Que si c'étoient Dépots sacrez Et pour les Autels consacrez ; Tellement que . d'un bout à l'autre ,
L'ordre est tel dans ce bel Osr ndtre
Que c'est , à dire vérité , too l^ mesme Régularité.
Encor un mot de ndtre Sisz , Dont jamais trop on ne peut dire.
11 n'est Mortel si vigoureux Que ce Monarqub généreux.
<05 II est , dés le point de l'Aurore Jusqu'où l'on void le Jour se clore , Sans relftche sur sou Cheval , Plus fier cent fois qu'un Bucephal , Et , s'il faut qu'enfin il sommeille
"•Apres une trop longue veille.
Cet infodgable Héros Comme un Soldat prend son repos Et sur la Paille , eu grand volume , Se couche , ainsi que sur la Plume ;
■ 15 Si qu'alors chacun est , ma foy^. Couché de même que le Rot.
Mais qu'est-ce qu'on m'a dit eo-
Jcorc?
ore , Se mêle aussi scmblablement ■M D'agir infittigablcment ,
Afin qu'en tout on le remarque , Au second Rang , prés du Monar- Apres cela , que diroit-on [qdb Si quelqu'un cnantoit sur le ton i»5 De B MOL en cette Rencontre , Et, bref, s'il ne faisoit pas montre D'une masle & forte Vertu?
Ah I d'Honneur il seroit perdu I
De FtmNK, en mon autre Ecriture, ■3BJe devinay bien l'Avanture.
Depuis six jours , cette Cité
Etoit à nôtre Majesté ,
Et le Fort de Saint Fbançois même.
Tant , avec diligence extrême , '55 D'AnHONT scaît , en expert Guerrier,
Cueillir un oelliqueux Laurier.
Mais , i propos d'Exploits de
[Guerre , Sur ia Mer & non sur ta Terre , Le sieur Chsvalœr de CicÉ , £n3SS-
■4«Au Métier de Mars tres-vCrsé, du»
Avoit , n'aguére , avecque gloire , »?■«« Réduit presque sous sa Victoire Un Navire de Guerre Anglois , Mieux monté que le Sien trois fois ;