Du 3. Juillet 1667 (RoBWrr
Et qu'à ses Aspects édatans 160 Ils 7 rentroyent en leur Printemps.
JstfDT. l'on fit id la Fxsis De cette célèbre Cokqobstb , Et le Te Dbdk uuiumcs , Avec même quelque Orehds ,
165 En fiit chanté dans Nomi-DAifE, Je TOUS jure, en moult bonne Game.
Là , se trouva le Parlement, Lors , en son rouge Acoutrement , Avec les Atdes & les Coim'Es ,
170 Où l'on void des Marquis & Comtes, Et le CoRH de la Ville , enfin .
Que le brave Monsieur do Pis , En qualité d'un des Génies De nos grandes CâRÂHONiBS ,
175 Avoit été, de par le Rot, Convier en un digne arroy.
D'ailleurs, I'Aiubnal, la Bastille Et même aussi I'Hôtel de Ville Firent , en ce Jour de renom ,
iBoCent Bou-dou-dous de leur Canon, Et par tout , dans nfltre Lotèce , Ce ne fut que Feux d'alai^esse lusques dans l'Air épanouis.
Avec mille Vive-Lodis
i8j Et des Souhais que ce beau Sirb , Etendant toujours son Empire, Nous donnât de semblables Feux Souvent les Sujets glorieux.
Je ne sçai si l'on goguenarde ,
39« Mais l'on dit partout qu'OsDRHUiDE A donné ses Clefs , pour le vrai , Et que l'on tient aussi Coortr&t.
Toujours sçai-je bien la nouvelle Que Messieurs les Gens de Nivelle
193 Vinrent, sur la Marche du Rot, L'asseurer de leur ferme Foy, Comme pareillement ceux (i'Athe, A qui Dieu sauve Foye & Rate, Car ces chers & nouveaux Amis
}ooOnt à sa Majesté promis ,
L'qyant même écrit sur un Livre.
De fournir, pour un sol la livre , Des Miches de Munition Du plus excellent Bled, dit-on .
3°} Et blanches comme de la neige.
Après cela aue vous dirai-je , Et que me direz-vous aussi ?
Rien , si ce n'est que jusqu'ici On n'a jamais, dans nôtre Barque,
jioPû voir un semblable Monarque.
Le deuxième Juillet ced fut fait par moy. Sans cesser d'admirer l'Astre d'un si grand R07.
A mu*. Cktj F. MngMtt, nti4U Harpt, tax Ir«ti foit.
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LETTRE EN VERS A MADAME
( Pas Ckarlii ROBIMBT.]
Du 10. Juillet 1667.
Clion , r'asKurez-vous & dissipez vos craintes : Les Dieux pour son Altesse ont exaucé nos Voeux , Et les Amours , les Ris , les Grâces & les Jeux En un Chdnt d'Alaigresse ont converti leurs Plaintes.
Ces Maux & ces Douleurs qui fiùsoyent nôtre peur.
Cette Fièvre & cette Langueur , Ont aussi-tdt qahé qu'insulté U Princesse, Et ce Recueil charmant de Sagesse & d*Appat ,
Qui dans ta Gloire s'intéresse Et , par tant de bonté , de ta Rime fait cas ,
Attend le Tribut ordinaire
De nôtre Tftche Hebdomadaire.
On s'équivoqua. pour le vray, Parlant, l'autre jour, de Couhtbay ;
■S Mais cette erreur-là fut semée Sur ce que la Royale Arm^e Avoit fait semblant , en effet.
D'aller U , planter le Piquet Et puis, par une contre-marche,
ao Devers Douay repris sa marclie.
Douay 4onc conut, en ce jour.
Qu'il devoit dancer & son tour Et, par un charmant Privilège , Avant CouRTRÀY soufrir le Siéqe.
»5 Or ce fut l'autre Vendredy Qu'au matin, ou l'aprés-midy.
Des François il eut cette Aubade Ou, ne m'importe. Sérénade.
Louis, qu'on peut nommer le Grand,
je Voulut voir faire encor le Camp; Et, selon son belliqueux stile, Faire aussi le tour de la Ville A la distance du Mousquet :
Vous voyez par là s'il nsquet.
a En smEe, ce Dœu de la France Monta dessus une Emînence Pour observer les Ennemis , Lesquels, en tête s'etans mis
De se défendre avec furie ,
40 Firent, par leur Cavalerie, Une Irruption dessus nous , Toute pleine d'ardant courrous.
Les François , civils à mervûUe, D'une alaigresse nompareille,
45 Allèrent vite au devant d'eux , Et, d'un air des plus belliqueux.
De part & d'autre, la Boorâb Se dança, c'est chose asseurée.
Les Nôtres , & se batre ardans,
jo Pour lors à la Grape mordans D'avoir rencontré des semblables, Vouloyent{& ce ne sont point Fables) Accompagner jusque chez-eux Des Ennemis si valûreux ;
}j Mais le Monarque , comme sage, Reconessant que leur courage Alloit A lors un peu trop loin , De le modérer prit le soin Et les fit , malgré leur Amorce ,
6a Retourner dans le Camp par force.
Ah I que , depuis qu'ils sont aux
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