Du lo. Juillet 1667 (R<»inbt
d-A amont
Ce sont de terribles Humains, Et que c'est une étrange peine De faire qu'aucun d'eux rengaine !
Tel est leur Penchant aux Combas Et pour eux ils ont tant d'Appas, Qu ils s'y portent sans reconêtre.
N'aguà^, ils le firent parôtre , Allans , suivans l'ordre du Rot, Par le Feu mettre en desarroy.
Ce dit-on, les Faox-boors de l'Ile, Autre belle fit tres-riche Ville.
Les deux RâciiiENs cémmandez , Par chemins difTérens guidez, S'étans rencontrez à la Brune, Pendant un sombre clair de Lune.
Sur le Qoi-vivE, ces Messieurs , Sans du tout faire les Rieurs , Se firent sentir, n'en déplaise.
Comment l'on dourde à la Francéze.
O voyez quelle brusque ardeur I Il n'en faut pas douter, leur cœur Prend feu tout ainsi que la Poudre Et, sans cesse, veut en découdre.
8$ Mais retournons devant Doday, Où l'on a sceu si je dis vray. [che, La Nuit, donc, qui meine au Dihan- Jour A prendre Chemise blanche, On fit sentir aux Assiégez, 90 Que l'on avoit si bien chargez, Le cuisant mat de la TRANCBéE , Où souvent Cloton est nichée.
Et, depuis, nos braves Guerriers, Qui sont plus frians de Lauriers 95 Que d'Anemonea ny de Roses, Ont A tel point réduit les Choses Qu'on a sceu positivement Qu'on tient DÔhay présentement.
Car, quoi que cette docte Ville
looEust quelque martiale Bile, Le DRorr-CANON, en vérité, De sa belle llNivKRsrrA Ne valoit pas, pour le bien dire.
Celui de ndtre puissant Sire ;
■ojMais, à présent, avec le sien.
Il pourra bien ne craindre rien.
Au reste, nos Geks Voloiïtairbs, En Valeur de beaux Exemplaires, Ont en ce StÉai de Douât, ■ lo Ainsi qu'A celui de Toornay, Fait (of de leur noble Prouesse, AUana se promener sans cesse
A la Tbanch^e, ainsi qu'au Cours.
Mais aussi, sans tant de discours,
15 La chose est convaincante & claire Qu'ils ne sçauroyent, ma Foy. moins Quand ils voyent sa Majes'^, [faire Avec Monsieur à son costé , Exposer sa propre Personne
10 A tous les hazards de Bellonmb.
Ceux du R^otMBNT de Bouillon Parurent entre tous, dit-on, Lors qu'on repoussa la Sortie, Qui se fit, de Cavalerie,
tjjAyans pour Exemple, vraiment.
Le Chef du susdit Régiment, Ï^^
Qui, Je fin premier de la Bande, Bomnoi Fut, A toute Bride, A l'Offrande, Avec le Cokte de Soissons,
ijo Aimable en plus dé cent façons, Et d'AuvBKGNE , encor . autre CoKTt Dequi merveille l'on raconte, Ainsi que du Duc, son Aln£, Prince tres-sage & très-bien nay.
13J Tandis qu'ainsi, dedans la Flan- [drb, Par bonne Guerre, on tâche A pren- A peu prés un Equivalant [dre
Pour nos Interests du Brabant, Les Ennbiiis sur Coduoure.
140 Par astuce & non par bravoure.
Essayent de mettre la Main ; Mais, comme on a sceu leur Dessein Et que la Mèche est évantée. Je puis douter, sans estre Athée,
14J Qu'ils en viennent A bout meshuy.
En deussent-ils mourir d'ennuy.
En recommanda ns les Pratiques Chez Eux ci-devant authentiques.
Ils croyoyent gagner le Major
ijoPar la grande Régie : Hic dat Or , Pour les faire, de bonne grâce Et sans risque, entrer dans la Place; Mais ce Major, nommé le Rot, Etant sujet fidelle au Roy,
155 En informa le sieur d'AusTERRE, ,^ Qui fit mettre A couvert, belle erre.
Un certain Sire Abbé Matois, Lequel, un peu mauvais François, Etoit le Proposant d'Acre,
iteAu nom dea Ministres d'IsiRB,