‹ Les continuateurs de LoretChapitre 201 sur 217 · Du 26. Novembre 1667 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 26. Novembre 1667 (Robinet

u Et par an transport tout brutal , Immoler cet En&nt Royal ; Et cet Oreste Frénétique , Là Personnage Episodique , Est figuré par Montfleuri ,

joQui fait mieux que feu Mondohi.

D'autre-part , certaine Hermione , Autre Episodique Personne , Se trouve en la Cour de Pyrrhus , Qu'elle aime jugques aux rebuts ;

fi Et , pour vous dire tout le reste , Il arrive que cet Oreste , Qui couvoit pour elle en son sein Une amour de très-longue main , A son aspect , sent dans son Ame

60 Ralumer son ardante ââme ,

Mais sans que la Belle, en son cœur, Ressente une pareille ardeur.

Pourtant . elle feint . par adresse , De prendre un peu de sa tendresse ,

65 Et même lui promet sa main , Pour engager cet Inhumain D'immoler Pyrrhus à sa rage , Voulant se vanger de l'outrage . Qu'elle reçoit du susdit Roy,

70 Lequel , lui promenant sa Foy, A dessein de se railler d'elle , Par une niche trop cruelle , Epouse la Veuve â'Hectoii.

Ainsi, Pyrrhus est mis à •mort

7i Par l'ordre de cette Hermione , Qu'on voit agir en la Personne De l'excellente Des-cbillets , Qui pousse , je vous le promets , Ce Rôle de telle manière

Bo Qu'elle en a gloire trés-pléniére.

La Catastrophe , la voici.

Pyrrhus étant occis ainsi ,

Oreste , pensant qu'Hermione

Pour digne Prix elle se donne ,

8s N'en reçoit rien que dos gros mots ; Aprés-quoi , lui tournant le dos , Elle va , d'une rage extrême , Ausû s'immoler ^e-même :

Et lors , Oreste , furieux ,

9<' Attaquant la Terre & les Cieux, Fait ce qu'on voîd , dans Marianne, Que fait cet Hérode profane , Après qu'il a fait sans pitié Périr son illustre Mom£.

9) En un mot , la Héce est jouée (C'est chose de tous avouée] , Certe , & charmer le Spectateur,

Ainsi aue son heureux Autheur, Bien glorieux , on le peut dire , lo D'avoir pu ce Poëme produire ; Car, sans le flater nulement On ne peut voir assurément , Ou du moins je me l'imagine , De plus beaux Fruits d'une Raone, ^^^

laj Mais promptement nouvellisons , Et , sur d'autres sujets causons.

Comme ces aimables Complices , Les Plaisirs, les Jeux , les Délices , Sont désormais en nôtre Cour ,

MO Alternativement. le Jour.

Samedy, le Bal , en son lustre , A la clarté de maint grand Lustre , Se ht voir dans l'Appartement De nôtre Auguste si charmant.

11; Après ce cher Porte-Couronne, Qu'un si grand éclat environne.

Après sa divine Morrii , Beau centre de son Amitié .

Après Monsieur le Frère unique ,

iioGallant, vaillant & magnifique , Trente fort braves Balladins , Ci-devant fort preux Palladios , Et trente belles Balladines .

Tous Blondins & toutes Blondines ,

115 Y paressoient , à qui mieux mieux ,

Couverts de dartez & de feux ,

Et sembloyent , bref, en cette Sale ,

Tous Gens de l'Inde Orientale.

Mais le cher Sexe féminin ,

ijoDuquel est fou le Masculin, Outre ces pompeuses lumières Et cent grâces auxiliaires .

Qu'il empruntoit , en ce moment , D'un Art rempli d'enchantement ,

ijj Y montroit tant de rares choses , De la pure Nature écloses , Que les Spectateurs enchantez Pensojent voir des Divinitez. [mes .

Mais plus d'un million de Char-

140 Qui font au cœur rendre les armes. Sans loisir de les contrôler Ni pouvoir de capituler, Ce soir, se trouvèrent à dire , En ce grand Bal de nôtre Suis ,

145 Par l'absence d'uo seul Objet ;

.Cîoo'^lc

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