Du ï. Novembre 1667 (Robikkt
Dedans cet Exploict mémorable ; On y prit m£me des Drapeaux Porta ns de rouges Lionceaux , Et de Tymbolà quelques Paires ,
éoTrés-beues marques militaires D'un Avantage tout entier Qui doit t'Ibére humilier.
Mais , pour mieux étaler la Gloire De cette nouvelle Victoire ,
65 II faut ajouter, en trois mots , Qu'on n'avoit que mille Chevaux Et pas le brin d'Infanterie , Ce qui fait voir, sans âaterie , Que les grands Destiks de Louis ,
70 ^r qui nos yeux sont éblouis , Se firent de nôtre Partie , Pour la rendre plus assortie.
A propos de guerriers Explois , Le Fort dont j'ay parlé deux fois ■jf Exerce toujours , dans Lurécx , Nôtre belle & noble Jeunesse .
o^anî» ^' • "* derniers jours , de Beàufort ■DODir«iBFit-lft , se sisnalant bien fort. 'à^^^ Monter la Garde à la Tranchée inHo7 iQui de Morts se void peu jonchée} Kr les Sieurs Tavame & du Soo , Puis se Ipgea , suivez-vous où?
Ce fut dessus la Contr'escarpe.
Cela mit le Fort en écharpe , 8j Avec le continuel Feu
Que l'on y &t , quoy que par jei) ; Mais la Garnison , comme fine , Fit aussi-tôt , par une Mine , Culbuter tout le Logement 90 Et retirer soudainement
L'Assaillant . malgré son audace , Par un autre Feu de la Place , Et même une Sortie aussi , Qui lui causa quelque souci.
93 Mais , désirant avoir la gloire D'emporter sur eux la Victoire , Il fît jouer, sur le haut ton , Si fort à propos son Canon , Qu'il leur en démonta deux Pièces , 100 Et , par bravoure & par finesses , Il fit si bien , finalement , Qu'il redressa son Logement.
Pas plus de ce célèbre Siège , Quant à présent, Lecteur, ne sçai-je.
i«ï Le V»i» Anti-Véniden
A bon escient poursuit le sien , Et même , au péril de sa Teste , Assure , dit-on , la Conqueste De Candis à son GiuND-SKiONXtm ;
iioMais ce n'est pas sans avoir peur De ne pas faire la Conqueste Et d'en avoir donc pour sa Teste.
Le Grand PARLENBNTdesLoNDRon
Se r'assembla le vingt du mois
' 'S Lequel a fait place à Novembre ; Et la Haitte fit la Basse Chambre Ecoutèrent, d'un air fort coy.
Un sage Discours de leur Rot, Qui leur fit voir qu'en son absence
110 II avoit mis , par sa prudence , Maintes Affaires en un point Qui ne leur desagrêoit point.
Aussi , de manière autentique , A Sa MAJBSri BttrrAMiQOK
"ï Elles en ont fait Compliment, Ou plutôt un Rermerciment , Plein de tendre reconessance ; Dont j'ay grand'joye, en conscience.
Car j'auray toujours passion
'30 De les voir en bonne Union.
L'Abbé le Telliek , d'un mérite Qui beaucoup par-tout l'accrédite .
Allant en la Romaine Cour .
Reçoit en tous lieux le bon-jour,
■ i5 D'une façon , sans parentheze , Laquelle prouve assez ma Theze , Sans me servir d'autre Argument.
Mais j'ay sceu principalement Qu'à Thurin, ft Boulogne & Parme.
'AoOù l'on ressent encor le charme Que son Entretien y laissa , On le receut & caressa Avec des honneurs & des chères Tout-à-fait extraordinaires.
■45 Cloton . la cruelle Cloton , Qui , d'un appétit trop glouton , En veut sans cesse à nôtre vie , Dedans Florence l'a ravie Au galant Pamcs Mathus , ^^
■50A quarante ans encore pas.
Mats , hélas I cette Antropophage
ti6. — Du S. Novembre 1667 (RoBonr).
N'eut jamais nul 6p^à à Yiffii Chacun dans ses Filets est pria.
Et Cheveux blonds &. Cheveux gris I $5 Servent de Proye t la Harpie, Qui même entreprend sur la vie Et d'un Pomp^ & d'un Cezar, Pour rendreplus pompeux son Char.
L'illustre du Hariat. le P&re . '
160 S'est toutefois tiré d'autre , Et le brave Sieur du Moulin , .
Natif d'AHiEMS , son Médecin , Guérissant cet Homme si rare , Fut plus fin que cette Barbare.
i«5 Fernkl , qui tut d'Amiens aussi , N'en sceut pas plus que celui-ci , Et nous pouvons dire , à la gloire Des Espnts de ce Territoire Qu'on nomme Garenne des Sots,
170 Qu'âpres avoir fort & propos Veu taire tant de belles Cures , Bien injustes sont ces injures , Et , toute raillerie à part , [cart. Que rien n'est mtùns sot qu'un Pi-
175 Mais passons à d'autres Nouvelles, Qu'on ne trouvera pas moins belles.
La Rbyne & MoMsiBUk, l'autre- [jour.
Suivis d'un beau Gros de la Cour (Sans qu'ici j'erre ni ne cloche) , 180 Furent les Parrains d'une Cloche Que n6tre Rot, non moins pieux , Que juste & que Victorieux , Dont il mérite mille Eloges , A donnée aux Pères des Loges , xu Kl Apellez AnonsTTNs Dâcbaux , ™^^ii Qui, l'Hyver, n'ont pas les Kés " '^^ [chauds.
Nôtre susdite Auguste Rbyne , Si digne d'fitre Souveraine .
D'une façon qui tout charma , 19a Pour Elle & Moksibur , la nomma SrtrtL ^" beaux Noms que chacun d'eux phiiipe [porte ;
Et, comme un Billet le rapporte , Le fameux Pkrr Valehttn Au Mystère aussi mit la main .
19; Car, en cette Cérémonie , Par luy la CJocbe fut bénie.
Or ce Père Volentin-lA ,
Que l'on conft bien loin de-l& , Est Provindai de cet Ordre Ht Où l'on ne trouve rien ft mordre.
Et fait conétre son Esprit En Chaire & même par Ecrit.
Le Jour où l'on fait la Mémoire
De tous les Bonacsois de la GLonts, 105 Feste , certe , de qualité
Et de grande solennité ,
Leurs Majestrz , que DiRu conserve
Et des plus petits maux préserve ,
Firent leur Devoir comme il faut , itoCar leur zèle le porte haut
£n toute occasion pareille
Et nous parét une Merveille.
Quant au surplus, pour le Sermon,
EUes l'eurent tres-bel & bon , 31; Plein de fine Théologie ,
Et d'Eloquence & d'Energie,
Et Personne n'en doutera
Dez le moment qu'il aprendra
Que ce fut l'habile Philarque , iio 1d est des Fedillams le Monarque,
Ou leur illustre General , ,^^
Retenu pour l'Avent Royal ;
D'où |e conclus que la ConR nôtre
(Et mon sentiment est le vôtre] 11; N'entendra certainement rien
Qui ne soit beau, mais tres-Chrétien,
Pour être , ft Noël , la Cour sainte ,
Et je le dis sans nule feinte.
Monsieur, Dévot presque toujours.
ijoVint, comme il fait tous les bons Faire Figure en sa Parroisse, [Jours, ' Des plus grandes que l'on conotsse :
Et , comme il eut , à jointes mains , En ce Lieu prié tous les Saints
3jj (Cela s'entend la Matinée] , Il fut aussi , l'AcM^sdinée , Consommer sa Devodon En cette Maison d'Oraison Que l'on apelle I'Oratoirb ,
140 Et , comme dans l'Art Oratoire Elle a plusieurs Maîtres passez , Qu'on ne sçauroit louer assez , Sa charmante Alisssb Rotau , Qui nule part n'a son égale ,
345 Ouit le Pittz de Ck&rt, Lequel semble avoir renchéri
i56. — Du 5. Nevambce
Sur l'Eloquence de U Cluire , Pour persuader ft pour plaire , Tant ses beaux discours sont polis , 150 Bien ordounez & bien remplis.
La Cour est allée k Vexxaiu.es , Pour assister aux Funérailles [vert , De maint & maint Cerf prie sans Pour la Feste de Saint Hnarar ; 155 Et puis Elle prendra , sans doutt ; De nôtre beau Paris la route.
p»*^ J'ay vu le sujet Paatoial
tma Qui se joue an Palais Royal ,
^^^^ Et tout m'v parét , je vous jure ,
160 Et fait & ait en Mignature.
Rien ne s'y trouve d'embrouillé , Tout est joliment démealé.
Et les Pasteurs , qai sont de Grèce , Expriment si bien leur tendresse , s6) Qu ils la font passer dans les Coeurs Des moins sensibles Auditeurs, h 0^ Un Liddas , un Céliante , MBDbnt Avec leur manière touchante , Vous font envie à tous momens 170 De devenir, comm'eux, Amans .
""ÏÏS^ ^* ^ beauté de leur Délie , i» Btia Qui sous son Empire les lie , Voua fait partager leurs soupirs Et faire avec eux des dézirs.
lutemoi- D'ailleurs , une certaine Orfise , i^tn Qui prétend droit sur la franchise De 1 un de ces mêmes Pasteurs , Montre des Appas séducteurs
16(7 (Robuot). 1*76
Qui tirent ea aecret , vers elle
aSo Aussi , son homma^ & son zélé ; Et , pour vous dire ingéouemcnt Dessus ce point mon sentiment , On embrasserott cet Bergères Très volontiers sur les Fougères.
05 Or, comme nous ne voyons pts Beaucoup d'Amans sans embarni, Un Phiieoe , ami du désordre , l\ Vient donner du fil k retordre , D< belle importance , à Nox-d ,
190 Et son rOle plaît fort aussi.
D'ailleurs encor, un Pèriandrc, \ Qui pour Délie a le coeur tendre »
Et vient de Thrtce etprés cbet-em Pour lever un Tribut fâcheux ,
295 Les met encor tnen en déroute; Mais avec plaisir on l'écoute , Faisant le Portrait de son Roy, Qu'il réprésente , en bonne foy.
Avèque tant d'augustes marques,
300 Que le plus parfait des Monarqnet Se trouve dedans ce Portrait , Et L«tRS s'y void trait pour trait.
Nos charmans Acteurs d'Italie.
Grands Fléaux de la Mélancolie , 305 Ont une belle Pièce aussi ,
Et je la déduirois Id {plranc:
Sans que ma Lettre est plus que Ce sera pour l'autre semaine. •
Du ci nq Novembre, & non pas ploi, o Par moy, qui suis bon Carolui.
A Périt, ol<{ C. CtMoif, rM df la HnduUf.
.yGOQl^lC
iotS
LETTRE EN VERS A MADAME
rpAt CHAtLi* ROB1MET.]
Du IX. NoTcmbro 1667.
Quoi qu'il soit mal-aisé de rimer en Bionic,
Princesse, dont je vais chanter jusqu'en AvFMKm
Les rares Attributs , en passable Musiqox ,
Je le bazarde encc»', eu dépit du Mic-mac.
Oui , quoi que mon Dessein soit choqué du Tacac .
Je loueraji vôtre Elsprit de sage PoLmQDK,
De sçavoir des Etats démêler la ru Bxiqob
Et de juger de tout , non Ab hoc & A» rac.
Je diray que vos Yeui sont des maux sans RaM^oe ,
Et qu'ils verroîent périr à vos piez Ganu^de
Sans par&re touchez de ses tendres R^bus.
Malgré , vous dî-je encor, ce plaisant mot d' Ecunchk ,
Je coaclus ma Préface , & demain , Saint Duunchb ,
Vous recevrez mes Vers , ou beaux , ou de Bous.
'S Hé bien finalement , Mabamk (Dont DixD )e loue en haute Game] , Voici nôtre éclatante Coaa En son Elément de retour, Avec vôtre auguste Ai.TassB :
*oO quel Heur pour nôtre LirrécB I Car, ainsi qu'elle est de la Cour Le plus digne & plus beau Séjour, Aussi , sans elle , A le bien dire , Et les Aspects de nôtre Sibi ,
>5 Cette Capitale des Lys , Qu'on appelle autrement Paru , N'est pas de la moitié si belle Et, bref, ce n'at presques plus elle.
Il lui faut la foule & le bruit
)o Qui par-tout la Majesté suit .
Et c'est , sans nul doute , Madame , De ce vaste Corps la grand' Ame , Qui fait dire par-tout Pays , .
Et même en celui des Spahis .
3$ Où régente un peu sa Hactbssb , Qu'on n'a rien vu. sans voir Ltn^E.
Mais parlona des FHaisirs channans Et des grands Divertitsemens [les.
Qui , dans le beau Lieu de VamsAO-
40 Où l'on ne paye point les Tailles , Ont récréé , durant huit jours , Ladite Cour , perle des Cours , Pour célébrer à. plein l'Octave De SAnTr-HoRERT, Chasseur si brave;
4j Car, encor que vous y fussiez Et qu'ainsi donc vous le s^chici , Il faut , sous le bon plaisir vôtre , En faire part au Lecteur nôtre.
La Chasae d'abord en fut un , 50 Plaisir Royal & non commun ; Et maint Cerf, ou quelque autie
[Reste Qu'en dépit d'elle on fit de reste , Y succomba dessoua les Denli
1079 357> — Ehi 12. Novembre 1667 (Rohitbt),
Des Chiens , à son Trépas ordans .
55 Ou dessous les coups du Monaxqqe
Et de maint autre VicK-Pisque ,
Id est qui fait la Fonction
Oe la meurtrière Cloton.
Nôtre RsYNB, pleine de Charmes, te Fît choir des Sangliers sous ses Ar-
Qui dans un Embûche d'Appas [mes.
Trouvèrent ainsi leur Trépas.
Pour vous , 6 brillante HKXotitE,
Si voua n'Ëdez pas l'Assassine «j (Hélas ! hélas I lequel vaut mieux ?)
Vous rendiez témoins vos beaux
Du Meurtre delà pauvre Beste, [Yeux
Qui n'en fitoit pas plus en feste ,
Car mourir par de belles Mains 70 Et devant des Yeux tout divins ,
C'est toujours mourir, quoi qu'on
Et quand, en termes d'Élégie, [die ;
Ces Cerfe Humains de nos Romans,
Blessez par des Objets charmans , 75 Disent à leurs belles IVgresses ,
Par d'assez plaisantes Tendresses ,
Qu'il leur est doux & glorieux
De mourir des coups de leurs Yeux,
C'est toute feinte & bagatelle Sa Qui sort de la creuse Cervelle
D'un visionnaire d'Autbeur,
Lequel est un tré»-franc Menteur.
Mais retournons A nôtre Chasse ,
Dont il hut qu'en ce Lieu j'enchassc S3 D'autres parocularitez ,
Et disons que plusieurs Beautez
Y parurent en Ama20iies ,
Dont quelques unes, sur les Trônes,
Vont , avec les Attraits vainqueurs ,
90 A la Chasse des plus grands Cœun.
Le beau Premier Monsieur de
[Feance ,
Qui sçait chasser à toute outrance ,
Mais des Espagnols notamment,
Fit-là son Devoir galamment ; 9} De Cond£ , que I^o gard des Gou-
Etoit aussi dessus les routes [tes ,
Où le Cerf couroit plus qu'au pas ,
Afin d'éviter le Trépas ;
Mais pensant à quelqu'autre Chasse, loa Où,comme un autre Dieu de Thrace,
Il doit bien-tôt . si l'on n'a Paix ,
Montrer encor de ses beaux Faits.
Enfin , de ladite Partie ,
D'autres Grands Seigneurs assortie , tos Etoit nôtre Doc de Beaufokt,
Qui , par un changement de Sort .
Couroit-là , certe , trfe-bel-erre , Car enfin il a repris Terre , Après avoir été trois ans
I lo L un des plus fameux Habitant Du moite Empire de Neptune , Qu'on croid gouverné par U Lune.
Comme il ^ fit , en digne-arrc^, Voir son courage , pour le Rot,
I I ' Contre les Pirates barbares , [rares . Par maints Explois, tous des plus Et dont les plus vieux Matelots N'ont point d'exemple sur les Flots, Il s'en est vu , par cet Auguste ,
[loReceu d'une façon bien juste.
Et c'est-à-dire accortement Et tout-à-Eait obligeamment .
Mais , fermans cette Parenthèse , Qui ne gâte point nôtre Théze ,
1*5 Reprenons nôtre Saint Hubert , Pour dire que maint beau Concert, Par de délicieuses Notes , Charma la Cour, dedans les Grotes, Dont les singuliers Omemens
jo Semblent autant d'Enchantemens , Et qu'en un mot , la Comédie , Qu'accompagnoit la Mélodie , Le Bal & les pompeux Festins , L'amitié de nos Intestins ,
j5 Furent le ravissant Régale De toute l'Octave Royale Du Saint Parangon àts Chasseurs, De Gibier très-grands Destructeurs.
Il faut encore que je die .
40 Sur le point de la Comédie , Que les deux Troupes , tour-à-tonr, ^ Divertirent des mieux la Cour, *>
Exibans-U de leur Boutique i?
Le Sérieux & le Comique ; '*
45 Mais que , sur toutes Nouveautcz, Qui plurent à Leurs Majestez , A vos deux Royales Altesses , Princes, Princesses , Ducs . Duches- Et, bref, ft toute nôtre Coux, [se*
joCe fiit ce qui, le dernier jour.
Fit de vos Etûts la clôture , Ainsi du moins qu'on me l'assure , Sçavoir I'Ehbakkas de Godaiit, r^J^^- Sujet fort drôle & goguenard, i>i»bwi«-
iS Et qui fut comme Vent en Poupe .
En cette rencontre , ft la Troupe Qu'on nomme la Troupe i>u Rot, Qui , tout-A-âdt en bel-arroy,
'^.OOQ
io8i
Joua cette petite Pièce
lâoQuï remplit le Cœur de liesse , Faisint lors , pour Sa Majesté , Presqu'un Miracle , en vérité , Car. sans l'avoir étudiée , Ou du moins , je croy, repsssée ,
i6j Ni sans même avoir les Habits Qui pour tel cas étoient requis , Sçacnant que le Roy nôtre Sise La vouloît voir, car c'est tout dire , Elle fit . par un heureus Sort ,
170 De Mémoire un si noble éfort Et s'aquita si bien du reste , Qu'au Lecteur derechef j'atesre Qu'elle en remporta grand honneur, Pour elle & pour Monsieur l'Au-
17J Or c'est le Père de^éiiK, [theur. Pastorale encor si polie Et qui parut lors à la Codr , Aussi comme dans son vrai Jour, Avecque sa Veuve a la Mode ,
iSoOfi . presque àchaque Période,
On nt â Mais voyez comment,
Et vous ferez plus seurement.
Mais , ma forte Fiévre-Quartaînei dTc^ J'obmets que le Pbince Tukennb o«ii«nf Etoit du Divertissement ,
Car aussi , du Pays Flamant , Il est de retour de n'aguéres , Ayant , par ses soins militaires , Mis nos Troupes bien à couvert 19a En de très-bons Quartiers d'Hyver, Jusqu'à ce qu'au retour de Flore On chamaiQe , de Turc à More , Avec l'Espagnol derechef.
Si , pour éviter tout méchef , 19; Vers nôtre Reihb il ne s'aquîte Et ne fait la Paix au plus vite.
GiNÉVE , avec le Savoyard .
Sans vouloir attendre plus tard , A déjà la sienne conclue , loo Ainsi que j'ay la chose sceue, Et nos Frères , les Protestans , N'en seront pas les moins contans.
Mais , par un curieux Chapitre .
Poursuivons vîte nôtre Epitre.
ao; Le Sans db Bodkbon, ce beau Sang, Si digne du Souverain Rang
aSy. — Du ix. Novembre 1667 [RosntErj
Et si propre aux Vertus Guerrières, Aussi bien qu'aux grandes Lumières, De sa Source éloignant son Cours,
itoPour se multiplier toujours , Fait couler ses Ondes si belles Par les Veines , toutes nouvelles , D'un Prince , nay de Samedy, A deux heures Mirés Midy.
113 Monsieur le Duc en est le Père , Lequel se faisoit voir, n'aguére , . Du Grand Comdé le digne Fils , Combatant pour l'Honneur.des Lys.
La MÉRK de ce vrai Chef-d'œuvre ,
lao Où l'on void ses beautez en œuvre ,
Y mêle , par un cher desdn , Aussi le beau Sang Palatin , Qui , de son estoc très-illustre ,
Y prend encor un nouveau lustre.
Mj Nôtre H£roIne de Nevbrs , "
Qui , cy-devant , eût de mes Vers pi £t la rieur & le Pucelage , **
Cène Anne , & si belle & si sage , A grande joye assurément
ijo De ce charmant événement ,
Par lequel sa Fille & son Gendre , Couple qui du bel air engendre , Ont à présent & Fille & Fils , Plus beaux que l'Enfant de Cypris.
i}i Louis & l'illustre Thérèse , L'un & l'autre en étans bien aise , En ont envoyé , ce dit-on , Faire à l'une & l'autre Maison Compliment de Con jouissance ,
340 Ou plutôt de réjouissance; Pareillement, toute la'Cour En a tait de même, A son tour; Et moy, qui beaucoup m'intéresse Et pour l'une & pour Vautre Altesse,
14; Je veux bien que l'on sçacbe ici Que j'en ay grande joye aussi.
Mais de la France je m'élogne Et je prens l'essor en Pologke , Pour vous dire que Cazikir
350 Désire pleurer & gémir
Pendant tout un an de Veuvage , Et qu'il l'a dit de bon courage A l'excèlent Ambassadeur Venu vers lui , de I'Ehpéredr,
355 Pour lui proposer l'H^menèe D'une Pnncesse trés-men née Et digne que son amiâè En fist M MGonde MomC ,
.Coo^^lc
2iy.-^J>u 11, Narnnbre 1667 (Romnct).
•ott
» «n fiûre un Mystère ,
ifc L'I wâsAHUCE sonAiRiiiM;
Mais on m'a dit , de bonae-foy.
Que le siudit CAEiun Rot N's ËEÙt une Réponse telle Qu'en fareur de certaine Bdle
(6$ Qu'oa mitonne pour «on amour Chez Monsieur le Duc de NniBenR, Et que c'est Madame sa FaxB , Qui de maints & maints chumet Et sera dans ce bout de l'An [brille,
170 Une plus nubile Fanfan.
C'est comme dessus cette chose , Ou bien ou mal, du moins on glose.
Et qu'on croit avoir, net & dair.
Le Pot aux Roses découvert.
175 Pour finir, il &ut que je dîe Quelque petit mot de Candie.
Ce mot est que les Otomans , Ayans parlé des grosses Dents Au Sieur Vibir qui tes commande ,
3$o Lui reprochans, commeon le mande.
Que ce Siège avoit pris un cours Bien plus long que cinquante Jours, Qu'ils j dévoient seulement être , Ils l'avoient forcé de promettre
iB; Que, Septembre étant expiré. Chacun pourroit selon son ^ré , L'Araire faite SC non pas faite , Aller chez soy batre en retraite.
Lecteur, raisonnez là-dessus ,
Et moy je vais dater, sans rien dire de [plus.
De ces Vers la triple Centaine Issit de ma fertile Veine Le douzième de Noyshber , Dix joun après la Saint Hubert.
jf Farif,elufCk. CktnauM, lmp.& Ub..nn itla HMckau. Avk PrniOigtdtSaMajtHi.
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Chailii ROBIMBT.] Du 19. Novembre 1667.
Nul Guerrier ne se plaît davantage au Biodac ,
Non plus qu'A nboyer aucun Chasseur d' Affriqoe ,
Ou Baptiste Lulli dans la belle.... Musique,
Que je me plais pour Vous i rimer sans Mio-Mac.
Au de-là des Climats qui ponent le Tabac ,
On reçoit règlement la Lettre PounQm
Que, de huit en huit jours, ma Clion vous fa Briqur,
Tantôt bonne, ou tantôt & Ab hoc & Ab hac
Au toBps même où par fois j'ay besoin d'un REHins
(Et j'en attcstt icy JupJn & GANixéDB) ,
Je pense, pour vous plaire , ft de nouveaux Riatrs.
n.i,z.dbvCo(>glc
3$8. — Du 19. Novembre 1667 (R<»ihbt^ h
Sur tout «n ce Jour d , de Carpe & non d' Ecuiicri ,
Ja ne songe qu'aux Ver§ qu'il voui faut le Ddumchb ,
Laissant tout autre Employ, oon Traimant de Bnos.
■5 Le Taktakb encor taïlle & rogne, Comme il luy pUlt, dans la Poloonb Le Gramd-Tdmc , qui , oobssi oodssi, Avoit fait le beau radouci En faveur du susdit Royaume ,
30 Dont la Playe est presque sans Baû- Faisant agir tout de plus beau [me.
Cette Engeance à vilain museau , Afin (mais sa Fièvre Quartaine I) Qu'on lui cède toute l'Ukraine.
■s Ainsi , les Tartares félons , Autant ou plus que Ganelons , Et que Monsieur Belsébuth grate .
Projetloient de mettre ta Pâte Sur CAumiBCK-PoDOLaKi ; ^f^ Mais le brave Sobieski ,
Pour son Rot vaillant & fidelle , Est allé-là , de course isneU* , Pour la sauver de leur effort ,
V Au cas qu'il y soit le plus fort.
Cependant, Madame sa Fkhhi , Tres-sage & tres-charmante Dame , Fille du Maiquis d'Arquiem (Que Dm garde de. Rtooisai
40 Encore & mainte& mainte année I], Ici s'Étant achemina , Pour, pendant quelqu'An de séjour, Prendre ua peu l'air de cette Codr , A sa santé plus débonnaire
4» Que n'est l'Air Septentrionnaire , N'aguére , accoucha sans nul cri D'un beau petit Soksski , Et n'en est pas moins saine à. drue.
A propos , dans la même rue , fo Qui s'appelle de Richelieu , Une CoKTESSB de bon Lieu , Et qui ne manque pas de charmes , A mis au jour, aussi sans larmes , Comme je pense & sans façoas 55 Une petite de Soissoms.
C'est ainsi que, sans fin, le Monde, Par la noble vertu féconde , Et se répare & se maintient, [vnnn-.
Car, Qdaioi l'un s'en va, l'autib
Je rapporte ici ce Proverbe 60 Qu'on ne trouve point dans MAutsa- Sur ce que la maigre Ciotok [bk, A . tout franc , séné le bouton Au septagénaire l'AMCLés , Pour jamais donc exempt d'ondée , 6s Le Masque de teint ua peu bis , A ce Marëchai des Logis Ayant marqué le sien en Bière , Dés qu'il eut fermé la paupière.
J'allègue le IViverbe encor
TojApres quoi , voyez si j'ai tort} Pour ce (jue cette même Parque De sa Gnfle aposé la marque Sur le preux Comtk de Belim , Voire par un tour très-malin ,
7) LorS' qu'il croyoit la pleine Cure De cette fatale blessure Qu'il avoit receue k Douât, Et qu'en ayant le Cœur tout gay.
Il cherchoit tout ce qui dilate
SoOu fait épanouir la Rate ,
Et qu'on aime sur tout au temps De trente ou de trente-trois ans.
Mais j'eatens que cette Camuse , Ce me semble , lËt à la Muae
1} Que nos Goliens ont aussi , Marne plus qu'elle, tort ici.
Et qu'ayant mal guéri sa playa (Laquelle chose est assez vraye).
Il s'y forma certain abcez ,
90 Lequel a causé son décez.
Ainsi, maints de nos Galénistes, Plus ft craindre que Janssènistes , Traitons les maux à fleur de Peau .
Renftrment tréa-bien &. très-beau ,
9j Par effet d'un peu d'Asnerie , Le Loup dedans ta Bergerie.
Le propre jour de Saint-MARim , On maint se levé du matin , Afin d'avoir l'honneur de boire ,- 100 Tamquam sponsdb , & sa mémoire , Do vÎB de Grsm , oh vin d'Aï,
a58. — Du 19 Novembre 1667 (Rwwsr).
Qui des Francus n'est pas bat , Du Chsbl^, Condrieux , Espagne , Ou vin du Rhin, ou de Champagne,
105 De Ciutad , ou Frontîgnan , Avec Marons & P^mezan , Jambons , Cervelas & Cocs-d'Indes ; Ce jour-là , di-je , à faire Blindes , La Reynê , qui tous les bons Jours
1 10 A sa piété donne cours , Fut visiter les Carmeutzs , Que l'on uppelle les Petites , Seulement pour cette raison Qu'assez petite est leur Cloison.
115 De-lft, cette Reyne, si belle Qu'on la prendroît pour I'Ijuioktel- Qui reçût du Bercer Paris [lb
Une Pomme de si grand Prix , Fut chez la Rbyiik d'Angi.eterre ,
ISO Avec son Dauphin, sans que j'erre, Aussi non moins beau (}ue le Fîls De cette Madame Cypns.
Dimanche , le Rot nôtre Sire , Dont l'on ne peut trop de bien dire,
1 1; Pour tant d'augustes Qualitez
Que n'ont point d'autres Majestsz , Alla voir, en la Maison sienne , De nos Madames la Doyenne , La Douairière d'OriJ^ns;
ijo Puis , a^ant dit Dieu soit léans , Il rabatit chez 1' Accouchée , Au Palais de Condé couchée En Duchesse de Qualité , Et de ijui la jeune Beauté
1 )5 Remphssoit de charmes sa Chambre, Qui ne sentoit que musc &qu'ambre.
Louis y fit des complimens , Des plus galans & plus charmans , A cette brillante Charité ,
140 Puis il rendit aussi visite , Afin de ne manquer à rien , Au beau petit Prince d'Enguten , Et , comme sa petite langue Ne peut faire encor de Harangue
14; Pour répondre à ce qu'on lui dit , Pour lui . son Papa répondit Et, bref, fut sa Caution même Qu'il serviroit le Diadème.
D'iUec , sa grande Majesté ,
'50 Si digne de sa RovAini ,
Vinst chez la Reyne Britahiqdk , Et , dans son Palais magnifique , Où jadis un grand Financier Et de l'Epargne Trésorier
'55 Se voyoit logé comme un Prince, Ou Cfouverneur d'une Province , La régala du beau Concert Duquel , durant la Saint-Hubert , La Cour ^t charmée à VersaîUe ,
160 Y faisant , comme il Faut , gogaille.
Des Bergerssur leurs Chalumeaux.
Dans ce Concert, chantent les maux
Que leur font soulHr des Bergères
Qui , tranchans un peu trop des fié-
165 Se moquent cruellement d'Eux[res.
Et font litière de leurs vceuz ; Et du Roy toute la Musique Leur sert d'un Echo multiplique , Où le Sieur Baptiste Lulli ,
170 Qui ne fait rien que d'accompli , A produit cent douces merveilles , A ravir lec fines oreilles.
Grande Paikoke de mes Vers , Qui fourmillez d'Appas divers ,
■75 Vous teniez-là de bonne grâce Et très-dignement vôtre Place , Prés cette auguste Majesté De qui vous tenez la clarté Et tant de divins Avantages [ges.
■ SoQui vous fout rendre nos Homnoa-
MoNsiEUK , vôtre brillant Epoux .
Tantôt si fier, tantôt si doux , S'y voyoid prés vôtre Personne Qui comme un bel Astre rayonne ;
■ S; Et vous aviez à vos cotez ,
Ou peu loin de vous , ces Beautez ^ Qui marchent sur toutes vos traces.- 1 Ainsi que quatre aimables Grâces: '.' Car, à présent, l'Astre Lorrain ^.\
■ 9<|Rend complet leur charmant Qua- -
Grâce à vôtre rare Hytocrate, {drain, , Dont en ce cas la gloire éclate , r Car c'est ft lui . bien entendu .
Que cet aimable Individu , ,;
<9! Du LuDRK . la noble Pucelle , Doit sa santé toute nouvelle .
Ces Roses , ces (Eillets , ces Lys Sur son Teint fr^chement fleuris .
Ce feu qui de ces deux Prunelles
wo Darde de vives étincelles , Et ce ravissant En-bon-point Qtû la rend belle de tout point ;
a58. — Du 19. Novembre 1667 (Robinet).
Mais, en poursuivant nôtre Epitre .
Composons un autre Chapitre
lo; La CoTiK , qui selon ses désirs , Tous les jours change de plaisirs , ^^ Veid. Jeudy, certain Dramatique Poëme , tragique & non comique , Dont on dit que beaux sont les Vers
lia Et tous les Incidans divers , Et que cet Œuvre , de Racins , Maint autre rare Autheur chagrine.
Quoi qu'il en soit , c'est un point Et je ne dîray rien d'absur [seur,
iTj En disant ce que je vais dire , Qu'en cette Pièce l'on admire La bcUe Troupe de I'Hôtel , Car on sçait que son Sort est tel , Et c'est-là la vois des Oracles ,
110 Qu'elle fait toujours des Miracles.
Mais cette IHéce je verray, Et puis , à mon tour, j'en dîray, Autant de bond que de volée , Comme un autre , ma râtelée.
11; Un bruit de conséquence court , Que , sans Trompette & sans Tam- Le beau Pbeiiier Visir de aége [bour. De Candie a levé son Siège.
Si la chose est . le pauvre fou
ajoSera . je croi , bien-tôt sans cou.
Une autre plaisante Nouvelle Se débite aussi , de Bkuxxixb , C'est que de Bade & de Conflans S'étans parlez des grosses Dents
ai5 Touchant leur dernière Défaite, Qui fut si pleine & si complète , Et s'en jettans , par mots fâcheux , Le Chat aux Jambes entr'eux deux En un tel point ils s'échauférent
340 Que de BruxcUe ils s'écartèrent , Et là , menans Flamberge au Vent Tant leur querelle fut avant , Eux & leurs Seconds ferraillèrent Et plusieurs Botes se poussèrent ,
34» Se disons . toujours en courrous ; c Non, non , ce n'est pas moy, c'est [vous » Qui fûtes cause de la perte.
* Près de Mignaut, par nous souf- [ferte. .
< Vous avez menti, j'ay dit vrav- »
ijoTant que chacun , alors peu gay.
Sentant qu'il en avoit dans l'aile.
Se teut , serra son allumelle
Et , de crainte de trépasser.
S'en alla se faire penser, 355 Sur tout un Second & de Bade ,
Et c'est la fin de leur Boutade.
Nouvelle pour les Illuminez.
On dit que l'Astre de Venus , Fécond en Hymens saugrenus , Par ses Influences bizarres
160 En a causé maints des plus rares , Ou bien des plus facétieux , Depuis n'aguére , en divers Lieux , Accouplant des Gens qui , d'étage , De naissance , & de bien À d'flge ,
16$ Avoyent aussi peu de rapport Qu'en a la Vie avec la Mort , Ou la Lumière avecque l'Ombre , Qu'un Melon avec un Concombre , Qu'un Lingot d'Or avec du Plomb ,
170 Une Ovale avecque le Rond , Le Satin avec de la Toile , Le Soleil avec une Etoile , Et, bref, pour le dire en un mot, Le François avec l'Ostrogot.
37J Mais , à retourner la Mècudle (Et ceci soit dit sans scandale).
Les plus Grands & les plus Petis Ont tous de même été bStis Par nôtre Mère la Nature , ,
aSo Et l'Amour, en telle Avanture , Ainsi qu'elle , peut rendre égaux Ceux qui semblent plus inégaux.
Ou comme encor la Parque blême.
Qui rend la Tête à Diadème
185'Egale à celle d'un Bourgeois,
Quand elles tombent sous ses Loix.
Princesse, qui valiez Minerve, .Je ne sens plus ni feu ni verve ,
1091 a58. — Du 19. Novembre 1667 (RtMonr). 1091
Et cela , je cr<H . me preacrit 1 II est donc du Jour dii-nenfiémt
190 De dater vite mon Ecrit. Du mois de I'Aq le Pénultième.
A Paris. At^ Ck. ClummU. ItÊp. & Lit., rmt it la MmdMt. (Bibliotb. a«.. U>, 11. Kl
Avtt Pmiiigiit S» ii^tOc.
. — Bibliotfa. Muirinc. 196. Ai.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pai Ch*«iii ROBIHET.) Du a6. NovemtH-e 1667.
Je m'en vais au Parnasse, & non au Biodaci
C'est un Mont dans l'Europe & non pas dans V Afpriqde ,
Ou Maim veut s'ériger, soit en Vers ou Musique,
Malgré Dame Minerve , en Autheur de Mic-Mac.
Le Laurier y croît fort, &non l'herbe à Tabac,
Et neuf Sueurs , ignoraos d'Amour la PounqDB ,
Y logent sans Château de marbre ny de Buqok ,
Vivans dans leur Ménage , & Ab hoc & A»-hac.
' La Gueuserie, hélas I est leur mal sans RuiiDi,
Quoy que Filles du Dieu servi par OàmmiM,
Et mieui vaut un Teston que tous leurs beaux RiBot.
Car, avec le Teston , on peut avoir 1' Eclamche ,
Pour faire un bon Repas , tout au moins le Dimamchk ;
Mais c'est assez parler de ces Sceurs de Biaus.
•S J'ay vu la Pièce , toute neuve , D'Androkaqde , d'Hector la Veuve , Qui, maint Siècle après son Trépas, Se remontre pleine d'Appas , Sous le Visage d'une Actrice ,
*oDes Humains grande Tantatrice , Et qui, dans un Deuil tres-pompeux.
Par sa voix , son geste & ses yeux , Remplit . j'en donne ma parole , Admirablement bien son Rôle.
*» C'est Mademoiselle du Pahc , Par qui le Petit Dieu Porte-Arc.
Qui lui sert de fidelle Escorte , Fait des Siennes d'étrange sorte.
Pyrrhus la redent dans sa Cour.
1° Captive de Guerre & d'Amour, Depuis le Désastre de Taovs , Où ce Vainqueur en fit sa Proye, Comme d'Astianax, son Fils, Reste des Troyens déconfis ;
)i Et ce Prince , qui la Veuve aime, Sans qu'il en soit aimé de rnSme, Est en Relief représenté Par cet Acteur si fort vanté , Qui souf&e peu de Paralelle.
40 Et lequel Floridor s'appeUe.
Oreste , pire qu'un Faîrfax , Vient demander Astianax De la part du Peuple de Grèce , Qui veut, sans aucune tenditne.
.Caio^^Ic