Du 3i. Décembre 1667 (RomNKr
Le Suédois , Goth , ou Vandale Sent de l'Etoile Martiale [05 Toujours le Guerrier Ascendant, Et le Cas est bien èvidant Qu'il n'a pas sur pied des Cohortes Et si nombreuses & si fortes Pour tirer sa Poudre aux MoineauL
10 Mais parlons des Imperuux.
On les presse , de par l' Espagne , De mettre Soudards en campagne Pour le Secours des Pays-Bas , Mais, certe, ils ne s'en pressent pu.
ij Et même Ignace , leur oeau 5ns.
Laissant aux Princes de l'Empire A régler cette Affaire Ift , Bien loin de penser à cela , Ne songe qu'à faire au plus vite
1 10 Couronner cette Margdmute , A son Amour de si grand Prix .
Qui le rend Papa d'un beau Fils.
Mais il ÙlM qiie , pour tel Mystère, L'Impératrice Douairière ,
1 15 Laquelle en soufîre anxiété , Renonce â cette Dignité, Les Etats disans , soit pu- ruse , Ou bien par légitime excuse , Que c'est un cas nouveau chez-eui,
1 10 Et qui pourrott choquer les ycui , D'en voir deux de la sorte ornées, Id est à la fois couronnées.
Les Hongrois aux laids Musul- [mani Montrent incessamment les Dene; 1JS II n'est E^ix , en un mot, qui tieniK Et qui leur fiel contr'eux retienne.
Et cette Paix ainù cent fois De sa rupture est ft deux doigts.
Les Electeurs , grands Personiu- 14a Et de l'Empire les vrais Sages , [ges Délibèrent sur le Secours Qu'on lui demande tous les jours Pour la défense de la Flandre ; Mais le Party qu'ils veulent prendre 14; (Et , ce me semble , le plus seur) Est le parti de la douceur,
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Et d'emplojrer les bons Offices , Bien plus que les Armes propices , De tous les aulres Potentats ,
ijoAmis communs des deux Etats , Qui , portans le Ror Cathouqde , Par une bonne Politique , A satis&ire nôtre Roy, Mettront la Guerre en disarroy
15$ Et, sans doute, des deux chers SntEs Réuniront les grands Empires , Chef-<i'Geuvr«f vraiment di^ne ^dax.
Autant qu'il l'est de tous nos Voeux.
Les pRovmcBS , au'oa nomme
160 Pour fitre entr'elles fert unies.fUmEs, En auroicnt grand plaisir, je croy, Et j'en jurerois bien ma foy.
Car on n'est pas en assurance , Ains, malgré soy, l'on est en trance,
165 Lors que d'un Voisin la Maison Flambe prés de nôtre Cloison!
Cependant, ft leur beau Gommer- Qui va jusques dedans la Perse, [ce.
Elles travaillent désormais
170 Avec vigueur, depuis la Paix;
Et j'ar sceu même, d'un jeune Ange, Qu'efles feront valoir I'Orangb , Pour laquelle jusques icy Elles avoyent peu de soucy.
175 D'ailleurs , leurs Etats Politiques, Par des soins des plus authentiques.
Donnent , de l'un à l'autre bout , De merveilleux ordres par-tout .
Qui marquent quelque défiance ,
i8oOu bien un Dessein d'importance.
Les trois Royaumes des Anqlois Riroissent maintenant fort cois , Et leur sage Prikce ne pense Qu'à renouveller Alliance 1S3 Plu» étroite avec ses Vwsîns , Si qu'ils vont être grands Cousins.
Cependant , le Sénat de Londre Y veut toutes choses refondre , Et , comme un petit Potentat , ■9oChanger la face de TEtati
Dequoy le Sieur Chancbuer Hibde , «^^'J, De déplaisir, le front se ride , ^Ddon. Car , dans ce changement si chaud , Il tombe , certe , uo peu de haut.
'95 Les Sameux HéROff de Venise , Que tant pour leur Bravoure on Ces glorieux Républicains , [prise , Tiennenttoûjours teste auxTurcains, Et r'amassent sans fin leurs Forces
ioo Pour leur donner d'autres entorces.
Le rare Pontife Ci.ÉaEr»T, Dont bien faire est tout l'élément , Ce Chef de nôtre sainte Mère , En bon & charitable Père ,
10; TAche , par des soins trionians , De réunu: tous ses Enfans , [ne].
Et, sm--tous (dont Dieu le guerdon- Les deux plus Grands Porte-Cod- D'ailleurs aussi, sa SAmT^rë, [ronne,
3ioSans nule partialité ,
Veut aux Kglises Portugaises (O Ciel , qu'elles en seront aises !) Accorder enfin les Pasteurs Que défunts ses Prédécesseurs ,
Ï15PIUS Espagnols, peut-être, enl'ame.
Que Portugais [soit dit sans blâmei , Leur ont constamment refusez , Malgré tous leurs vceux méprisez , Laissans ces saintes Bergeries ,
330 De la sorte , en proye aux furies
Des Loups ravissans, qui mais
La vérité quelquefois put. [chut I
A Naplï on craint fort le Vésuve, Mont plus chaud cent fois qu'une [Etuvc
115 Le Galand Doc des Savoyards , Se plaisant sous les Etendards Du beau Dieu qui les cceurs enflâme, N'a point d'autres soucis en l'ame Que d'inventer à tous momens
ijo De nouveaux Divertissemens
Pour sa jeune & charmante Epouze.
Qui des attraits & plus de douze.
N'aguére encor, par un Balet , Qui n^oit nullement folet,
ajj Mais tout rempty de gentillesses , Où parurent les neuf Hôtesses Du Mont régi par Apollon , Leur Frère , & parfait Violon , 11 la régala , Dieu me sauve ,
140A ravir, dans sa riche Alcôve ,
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