Do 4- Juillet 1666 (Mayolu
Et depuis tsente aks tri.t*ill£ , Qd'il bst bien temps qu'elle repoze.
Raœntons cjuc Monsieur Borel , 34aMaTdy dernier, dans son Hôtel, Fit un magnifique régale A la Noblesse principale , Qui se rendit avec ardeur Auprès de cet Ambassadeur, 145 Et la Compagnie assez grande Etoît du I^ÏB de Holande.
On bût , à ce rare Festin , Du Rov, de la Rkink & Daufin Les santez beaucoup précieuzes sjoA ces Personnes gloncuzes.
Ainsi que celles des Etats , Dont son Excélence fait cas , Au son de diverses Trompettes
Qui sonnoient gayea chançoooettei.
1)5 Après ce Souper somptueux , Digne de luv, trés-di^ne d'eux.
On alluma le Feu de )oye, Brûlant de bois plus d'une voye , Et répandant maint muid de vin ,
a6o Pour ce que vous sçavez , enfin.
Le Passant, comme l'on peut croire, Fort franchement alloit-U boire.
Puisque les Astres irritée Semblent menacer nos santez , 163 Princesse , le Ciel bien vous garde Et d'un doux regard vous regarde 1
Pour huit jours is vous dis Ausn , Deux jours après la Fbste-Ddd.
(Biblioth. del'Aneiul, B. L. 1 1800.— Bibliotfa. de M. le baroD Jimc* dcRodu^Id. — Ce dernier eiempliin porte ta date du J juillEt et Ica adreiui auivante* : A P*rit , Oui C. CkauiUt, Imp. & Ub., Aux Arma in Roj, rat it U HvclutU. Avtc PrimUge dt S. M. Et à Ly«», Ckt^ M. Maikmt, i Saint Tkumas SAgum.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Charlis ROBINET.]
Du 4. Juillet 1666.
Muse , qui n'aimez que la Gloire
'Et ne produisez vos Ecris
Que pour acquérir le beau Prix Qui malgré le Trépas (ait vivre en la Mémoire ; Vous qui , sur la bonne Herbe ayant toujours marché ,
N'allez point dessus le Marché
De Muze défunte ou vivante ,
Et , pour tout dire rie à rie ,
Qui fuyez le honteux Trafic Que Tel ^t de sa Rime ou sublime ou rempante ;
Vous enfin , dont vôtre Princesse Est le seul & divin Objet > Venez , dans ce noble Projet ,
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