Du 4- Juillet 1666 (R(»inbt
Or, jugeant sa Victoire entière ,
U va la publier par tout
Et > la contant de bout en bout ,
390 Dit avec joye inénarrable
Qu'il a tué Monsieur le Diable.
Chacun pour le railler y court , Malslasl pour vous le trancher court, Par un cas bizarre &. sinistre ,
195 On trouve que c'est le Ministre ■ Lequel , un j>eu mal avisé , S'étoit en Diable déguisé , Et que l'autre , en cette méprise , L'avoit sanglé du vent de Bise ,
joo C'est à dire occis pleinement Jusques au jour du Jusenskt,
Où la redoutable Trompette , D'un souverain Ordre Interprette , Pour entendre de grands Discourt > 30J Réveillera jusqu'aux plus Sourds.
Datons viste , après ce Chapitre , Car plus que pleine est nôtre Èpître.
Elle est donc du trois de Juillet , Où Flore feit briller l'œillet , jioEt deut jours après un Baptême Où , non sans un plaisir ezd^me , Je fis , dans le Coeur de Paris , Une jeune Chrétienne avec l'aimable , [Iris, iï
A Paris t Chtf F. MtguH , m* dt la Harpe, «■ (Bibliotfa. 1
' fr#ii Kint. Avte PrivSigt Ai Roy.
LA MUSE DE LA COUR
[Pa« PERDOU di subligny. ]
vil. SEMAINE.
Du Jeudy 8. Juillet 1666.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN
Mon Pkikcb, au nom de Dieu, ne vous échauffez pas En allant à Moret coucher sous une tente ;
Demeurez plustost dans les bras
De vostre sage Gouvernante.
Si vous voulez sçavoïr ce que l'on fera là ,
Et qui , (les Soldats ou des Dames , Auront pris plus de monde & fait perdre plus d'ames , Je reviendray demain vous dire tout cela. Pourquoy vous empresser, jeune comme vous estes ,
A camper parmy des soldas î Vous irez assez tost à vos propres conquestes , Et la fatigue alors ne vous manquera pas.