I>i 8. Juillet t666 (SuBUâNY
Et puis , )'ay sceu certaine araire Qui sont des suittes d'attentat Importantes pour tout l'Etat , Et que , quand je ne puis parler à Vostre Père , Je ne sçaurois dire qu'à vous.
Causoos-en , Prihcb ; aaseions nous.
Il court une estrange Nouvelle .
Qui s'est passée & la Rochelle.
Vous vous souvenez bien du Roy de Postogal Qui nous vint dérober la Primcbsse d'Aumalle ; Elle est enân à luy par lien conjugal Et prend goust k pcnter la Coukonne Royalle.
Je veux tout ce que l'on voudra ,
Et que , peut-cstre , on répondra
Qu'd estoit d'un Roy bien honneste ,
Apres un tel enlèvement ,
D user ainsi de sa conqueste
Et de l'espouser promptement ;
Mais VosntE Père est un Monarque
A qui le Rapt déplait beaucoup ,
Et , si l'on n'avoit fait ce coup Pendant qu'on l'arrestoit dans un Festin de marque Que Thérèse luy fit le soir du mesme jour. On auroit veu , Seigneur , qu'à beau jeu , beau retour. Je veux vous raconter le détail de l'Histoire ,
Car elle vous étonneroit ,
Et vous ne la pourriez pas croire
De quelqu'autre qui la diroit.
En efTet , à tout prendre au pié de la Nouvelle , Le Portugais tranchoit du Maistre , à la Rochelle ;
Dés le Dimanche après midy , Et boui^ceois & soldats , tout y fut sous les armes. L» pRtMCBSSE o'AuiiALE avecques tous ses charmes
Fut à la Messe , le Lundy ; Le Comte de Maré . suivy d'un cent de Gardes, ' Parez des plus superbes bardes ,
Et gens & qui , sans bazarder,
A moins qu'elle ne fut Princesse , Je ne doimerols pas une fille à garder ,
Y suivit cette aymable Altesse.
Ce galant CoxrE ce Marâ
Estoit tellement chamaré
Qu'on ne voyoit rien de plus leste Que son just-au-corps vert , son Escbarpe & sa Veste. Mais i'Escharpe sur tout le mettoit en crédit ; Cent Chif&es d'or tout pur dont elle estoit couverte Estoient miraculeux sur cène couleur verte ,
Et . si l'estofle de l'habit
n.i,z.dbvGoOi^lc