‹ Les continuateurs de LoretChapitre 74 sur 217 · Du 3. Octobre i666 (Rohhkt · texte numérisé non relu

Du 3. Octobre i666 (Rohhkt

70 De Poudres , de Bithume & Laines , c«K«t Pour faire Fulmigations p,^^ ( Qui sont des Conjuratioas Pour bannir le Fléau céleste Qui par tout se nomme la Peite ] ,

75 On a peine à s'imaginer Comment la Flftme ait pu gagner Jusqu'à tant de mille Edîâces , Sans avoir eu pour ses Complices Ou des Hommes, ou des Démons.

SoPour moy, je goûte ces raisons , [re. D'autant plus qu'en certain Memot- Contenant cène ardante Histoire , On remarque qu'en même temps On veid des Logis âamboyans

B5 En divers Quartiers de la Ville , Selon la métode & le stile De tous les maudits Boute-feux , Que doit punir celuy des Cieux , Sur tout i lors que leur furie

90 Se met dans leur propre Patrie.

Ce sont R^ettons de NAroh , Cet Incenduiire félon , Qui de sang froid, sans brin de Bile, Fit par deux fois brûler sa Ville ,

ff Et , faisant d'un si triste Feu Un Feu de liesse & son jeu , Le regardoit tout à son aise Du baut d'une Tour, dans sa Chaise.

Il n'en Eut pas de mesme Ici :

iooP<r un noble & pieux souci , On 7 vùd le Rot Butanniqce , LaDoo Assisté de son Fr^b oniqdk, *^'* Aller a cheval , nuit & jour.

Dans la Ville & dans le Fau-bourg.

luj Comme d'un Père de Famille, Son charitable ^éle y brille Encor plus que ce Feu fatal , Faisant porter à WiTHéHAL , Où n'alla point sa violence ,

I m Ce que Chacun , en diligence , A pu garentir de meilleur , En consolant , dans ce Mal-heur, Par un aimable & doux langage.

Les Citoyens de tout étage ,

1 1 5 Et , jxiurvoyant avecque soin A tout ce qui leur fait besoin , Les cinq jours & cinq nuits que dure Cette déplorable Avanture , Qui , malgré toute inimitié ,

no Fait au caur entrer la Pitié.

La MtMtT , Dame des plus ancien- [nes.

Toujours & par tout fait des siennes.

Car, premièrement , de Madrid NovissDiE l'on nous écrit

laj Que , par une Dysenterie , Elle a fait sentir sa furie Au sieur Marqois de Vélada, Qu'on estimoit grandement li, EsUnt Chef du Conseil de Flandre .

ijoEt qu'ensuite elle s'en vinst prendre Don Alonzo de Cardbmas Et vous luy ât passer le pas , Quoy qu'if fust du Conseil des Iodes, ^ïs du noble Dm des Bwmdes.

ijjMais, comme ils avoyent des ans [vieux.

Pires dix mille fois qu'Envieux, Estans quasi Nonogenaires , Ils estoient bien ses Tributaires , Et certe , à prés de nouante ans ,

140 L'Homme & la Femme ont tait leur [temps.

A tmn esdent chacun roupille .

Et le Cadran avec l'Eguille < Leur marque ponctuellement La Retraite du Monument.

143 Mais revenons à la Camarde Qui tout le Genre Humain canarde.

N'aguéres , elle termina Les jours du Seigneur Coloniu , Importante & sage EImimkkcb

ijo Qu on a ci-devant vue en Franck.

A Final , son Non plus m.TRA , Cette Masque le rencontra , Tout accablé de lassitude ' De la Traite ftcheuse & rude

■59 Qu'il avoit faite sur les pas De cet Oun- rempli d'appas , Attendu de I'Ihpériai. Sirx ; De manière que , pour l'ocdre , Elle ne fit que le pousser,

■60 Et l'on le veid ainsi passer.

En son an soixante'^ sixième , Qui n'estoit pas Vieillesse utrème.

Voilà déjà rafle de trois.

Or I'Ambassadbdr des Danois , 16} Le brave Ammibal SéKrrtos , L'autre Jeudy, fut par la LÎdde

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