‹ Les continuateurs de LoretChapitre 77 sur 217 · XX. SEMAINE · texte numérisé non relu

XX. SEMAINE

Ou Jeudy sqitième Octobre i664.

A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN

J'tpf !a fièvre , Mos Prwck , & je pleure Smv. Mon esprit , doublement algry , Ne croit point cène fois avoir de quoy vous plaire Et , sous le faix de son ennuy, Dans les Nouvelles d'auiourd'huy N'aura point sa joye ordinaire.

Lk Comte ok Ssry mourut ces Jours passes . Au regret de toute la France , Qui ne sçauroit pleurer assez La perte de tant de vaillance.

Un dessèchement gênerai

B C p»HÊÊlt lÈÊtèmi»t XIX. Smiinc

I ;vf iM.— 7 «Cm.

n.i,z.dbvG00i^lc

357 1^- ~ Du 7- OcttrfjK i066 (Sobugnt).

Fut le principe de son maL Dèa qu'on l'en vît atteiRt , l'on crût sa mort certaine, . Et l'Art des plus grands Médecins ■j Ne luyjpût différer au plus qu'une semaine

Le coup mortel de ses destins, Ab I dtcea au Ror tosthb Père Que c'est lA le fruit de la paix Et qu'il ne la donne jamais, •o S'il se veut conserver une ame un peu guerrière.

Bien d'autres que luy périront Si bien-tost on ne les employé, Et la noble ardeur qu'ils auront.

Chez quelques ennemis ne trouvant pas sa proye , n Agissant contr'euz sans mercy.

Les desséchera tous ainsi.

Depuis cet accident funeste ,

Avez-vous veu De Pujhartih ï

Le Mort & luy, charmant Dadphin , EfCsçoîent ce qu'on «ut de IhuDH & d'OtiBSTE Et je suis assuré que , n'ayant point d'amy. Ce mal-heureuz Marqou ne vit plus qu'à demy.

Dés que Sbry reconnut l'heure

Qu'il luy Ëalloit s'en séparer :

« Va , s dit-il , € Pldiurtin , poiiqu'il vàm quk je h burr , » Laissb-kot loin m toy houiur sans mdknorsr.

> Da l'au DOirr td h'ayhas , ma mort te vskott pxinb ,

> Et hov je n'acrois pas l'entier détachement

» Qd'il faut avoir dans lb moment » Que l'on voit sa mort si prochains. > Plumartin le quitta , tout outré de douleur. Ne pouvant, en effet, souf&ir de tels supplices , Et , croyant arrester le cours de ce mal-heur , Fît en deux mille lieux faire des Sacrifices.

4} Cependant le Roy, tout surpris

Du cours précipité qu'a cette maladie , Commande au Grand Colbsrt d'aller viste à Paris

Pour faire qu'on y remédie.

L'AnonsTiN Fr^rk Marc s'y voit mesme appelle , sa Sur le bruit de cent belles cures

Qui l'ont autresfois signalé Dans de pareilles comoncturcs.

Mais vainement Colbbrt y fit tout son effort : U sçatt , avK des soins fidelles , ;$ Guerîr de cet Estât les blessures cruelles ,

Mais il ne peut guérir l'atteinte de la Mort. O Mort , eo le privant de vie , ' Tu n'as point foit le coup que tu t'estoû promis ,

J5 Â mitratui. 1 47 ^ FiitpramptemïntdIerioiiCoumàPAiii.

Il <f twiii* qo», ii'*;«ot plu* d'unr. [ 54 ^ ■«• lolni.

359 iSo- — I>u 7- Octobre 1666 (Sdbuont).

Car tu pers en sa mort un monde d' 60 A qui ce Cavalier l'auroit enfin ravie

Si-tost que Louis eut appris

Que Sery n'estoit plus au Monde, Il en eut quelque temps une douleur profonde , Car toujours les Guerriers furent ses favoris, n fît pardr en suitte un de ses Gentiu-hoiiiies Pour porter dans le Havre au Duc, Père du Mort, Et le plus affligé de ce Siècle où nous sommes . Dequoy le consoler dans un si rude sort ; A I'AbbA Sautt Agnak donna la survivance

Des Charges & Gouvernemkms

Que son Père remplit en France

Avec tant d'applaudîssemens , Et , pour mieux consoler ce Père de sa perte.

Le fit asseurer tout d'un temps

Que sa feveur seroit ouverte

Pour ce dernier de ses enfans.

C'est ft dire. Dauphin , si je ne suis trompée.

Que I'Abbé va prendre l'épée ;

Mais qu'il soit marié dans l'an ,

Si l'on veut conserver la race

Du fameux Drc de Saiitt Aichan , Et puis , pour prévenir la mortelle disgrâce

Qui ravit son Frère a son Roy, Qu'on donne à son courage un glorieux emplof t

Mais, puisque nous tombons sur le Havrb tœ Gracb ,

Discourons de ce qui s'y passe.

On y vit arriver un Navire Holandois , "

he dernier joiir de l'autre mois ,

Et c'estoit un des sii Navires

Qui , joints à Monsieur de Beaofort, Avoient en Portugal conduit jusques au Port Un Objet Couronné digne de mille Empires.

Il avoit , dit-00 , évité

La fascheuse nécessité De se brûler luy-mesme , ainsi que les cinq autres.

Qui , par les ennemis suipris , Apres s'estre éloignez de la Flotte des nôtres , Avoient voulu sauter plustost que d'estre pris.

Ouy, ces six vaisseaux , Prince aimable.

Croyant regagner sans combats

Les ports de Messieurs ibs Estats ,

Ont eu ce sort épouvantable :

Ils furent chargez des Anclois Et se battirent bien , m'a-t'on dit, en retraitte. Mais , à la fin , leurs Cbeft , prévoyant leur débite ,

a 1« nude. \ M Â Demi li Sn de l'nitrc mala.

~,oog[(;

i8o. — Du 7. Octobre 1666 (Subuskt).

En trea-avises HoLLuaxiis , F^Qi sauver dana des cbalouppes Leurs équipages & leurs troupes , Et .pour tromper l'espoir de leurs ners Ennemis , Le feu dans cinq vaisseaux par euz-mesmes fut mis.

Jeudy dernier, je fut trompée ,

Quandje crûs que contre I'Anglois

Ndtre rLOTTE estoit occupée ;

Dés le vingt cinq de l'autre mois.

Le Doc de Bk^ufort, au contraire , Ne vt^ant pas de jour à se joindre à Ruimt ,

Avoit repris, sans s'arrester.

Le chemin qu'il venoit de bire .

Et l'on dit que , malgré le vent ,

Il a gagné ÂtssT à présent.

Le ieUne Coifra ss LmoGB ,

Qui suit tousjours cet Ausâl , Et de qui la valeur mérite quelque Eloge , Escrit que ce retour leur fut presque htal

Et que jamais , dans le voyage Qu'il avoit entrepris chez les Tukcs & les Gascs ,

Il ne s'estoit trouvé si prés

De l'heure de foire naufrage.

On me vint dire aussi , Lundy,

Le coup extrêmement hardy

Que trois de nos Navires firent , Qui , n'ayant pu voguer si viste que Budfort , Qui cingloit devers Dieppe avecque trop d'effort , Trouvèrent en chemin cinq Anglois qu ils défirent.

Ma fièvre me fait du dépit ,

Lors que j'apprens de ces Nouvelles , Car je soufaaiterois faire un effort d'Esprit Pour en bien discourir lors qu'elles sont ai belles ,

Et ma langueur, Dauphin charmant.

Ne me le permet nullement.

Tout ce que jr puis foire en cette conjoncture Est de vous raconter la chose toute pure.

L'Anolois , tenant environnez

Ces vaisseaux demeurés derrière , En vit d'abord les siens tellement canonnez. Que , sans trop s' obstiner dans son humeur attiere',

Si-tost qu'il en vit deux à fonds , Sa fiiite déroba le reste k nos canons.

Apres cela , les vents contraires

Dispersèrent deçà de U ,

Ces vainqueurs de nos aversaires ;

Chacun a l'aveugle cingla. ,

I 144 .4 Cn trm« viiMnu rcMes

kio^^lc

i8o. — Du 7. OctobR 1066 {Stibuort). 364

Jusqu'à ce qu'uo mal-'htar teuige

Fit prendre à ul Rocm le change,

Et que luy-tneime 11 le fut mil

Dans les mains de nos Ennemis.

Ce CAPrrAna redoutable , Dont le nom estoit seul un écueil aux Amglois , Croyant qu'il s'alloit joindre à l'Amiral François ,

Fût à sa perte indubitable :

Il prit les AnGLOts pour BBAurotiT.

Le nombre des Vaisseaux , leur contenance égale.

Leur marche vers le mesme Port

Causa sa méprise fatale

Et ât que, contre leur espoir.

Il s'alla mettre en leur pouvoir.

Ce n'est pas que , dans cette approche, ' Il ne leur fist sentir par les coups de son bras

Qu'il avoit vrayment Nom La Roche Et que cet accident ne l'éfxiuventoit pas : Mais cent fois vainement il se mit en deHeiue.

A la fin , ce Lion fut pris ,

Et conduit dans un lieu , je pense , Où l'on luy fera voir qu'on.le croit de grand pris.

On me mande de l'AHOLiTButB

Que bien du monde y couche à terre

Et qu'on ne sçauroît concevoir

Rien de plus pitoyable à voir.

On dit qu'on tirera Je ce mal-heur funeste ,

Du moins , ce bon-heur consolant

Que le cruel feu de la peste

N'y sera plus si violent ,

Et que les ardeurs consumantes De vingt mille maison^ que l'on y vît brûler,

Ayant fort purifié l'air, En auront pû bannir ses SImes pestilentes. Mais j'en craindrois plustost de contraires effets :

L'air fort de plusieurs lieux infects,

La puanteur qu'y peuvent rendre

Dix mille corps ensevelis

Sous trois ou quatre pieds de rendre ,

Le manque de vivre et de lita , Les injures de 1 air qu'il but que l'on y souffre , Faute d'avoir des lieux propres à se couvrir, ' A mes yeux paroissent un gouf&e

Ob LoKOaE achèvera peut-estre de périr.

On parle toute-fois de rebastir la Ville

Mieux qu'elle n'estoit autrefois :

Ce projet , se faisant par un de ses boQS Roys ,

Pourra n'estre pas inutile ; Mais, la perte montant à trois cens millions,

mit cent fbii vûncmcrt en defléncr.

j'en craiM pluitoft de contraire* [Hliett.

roUzodb,QoOg[c

iBo. — Du 7. OcB»bn 1666 (StnuoMT).

Quelque ^Wv dont oa !■ pan , Il fiiut pour rétablir uns jnece n ru« De grandes rapanuioat.

En ce moment , un homme, à qui la barbe eti grise , Et qui veut , me dit-il , (}ue je le rrmpanisa , M'apprend que , sur l'avit que le Doc sa BuuFoar

Estoit & Dieppe dans lo Port , On a retnifi en Mer la Flotte de Houansr , Et qu'on la vit , le trente , à la hauteur d'OnxNDB. On adjouste à cela (}Us l'Anau. Ruitkr A bon dessein de joindre une Flottb si belle ;

Mais de tout cela , bagatelle.

Ba&OTOKT est retourné dans Bbsst sans s'arrester, Et le vent emporta le Hou.âNt>ou malade

Un peu trop toit de nôtre rade.

Je sçay qu'il est pourtant , dés le second du mois ,

Aux DuNBs mesmee de* Amolois , Attendant que leur Flotte exerce sa vaillance ; Mais je croy qu'il aura besoin de patience.

L'Emperko» a donné le plaisir d'un Balbt

Au Coiouiiisaa DE Gbemonviub .

Qui n' estoit , dit-on , pas trop lait.

Cet Ambusadkue est habile Et non moins connoisseur en divertitsemeos , Qu'il conduit , quand il veut . avec milis agrémens ,

Qu'il a d'adresse & de prudence

Dans les apures d'importance.

A Lisbonne , on en fait de mesme :

*3o Ce ne sont que jeux , que plaisirs

Et que magnificence extrême , Et mesme qu'amoureux soupirs.

Le vingt-huitiesme d'Aouat, chacun 7 vit l'Entrée De l'Auguste Nenouks , qu'on y veut adorer, *3ï Et les Marchands divers avoient fait préparer.

Chacun , dit-on , pour sa contrée , Les plus riches amirests qu'on eust sceu désirer. Cette Nodveixe Revne , en se faisant paroistre De temps en temps k u fenestre , **> Y met le Phople Portdoais

Dana le comble de ses souhais.

On y court les Taureaux , on joue 4 tirer l'Oye , Afin que ia Rbtnx le voye Et d'en prendre l'occasion Hi De la voir «lle^nesme avec aneation.

mCltMM. iEMiflC. 1 3J4 C< WK M. dut ^.

M* A ffMmifet. t W A 1 flmit.

iJjfCyTÛMnEXiéc. — ^«hyfltèaatlM*. | tt/kA LâKanlB, qol ■> Mt pamtota

Ckio^^lc

367 i8o. — Du 7. Octobra 1666 (SnuaiiT) 966

Enfin , KOK àdokabu Pumci ,

Je scaj qu'il c'est pas de Province

Du KOTAOKE de POHTOOAI.

Qui ne gouste à longs traits ce bon-heur sans égal. 450 lln'en est pas raesme des nostres

Qui ne puolte à haute vois Le plaisir qu'elle sent qu'un cher Objet François Fasse ainsi le bon-heur des autres.

Moy seule ]'aj ce grand mal-heur aj3 Que , quand j'en aurois , ce me semble ,

Plus que tout l'Univers ensemble , La mon de mon Amy m'accable de douleur. Ouy, Sert, sortant de la vie , Aux regrets m'a toute asservie.

aéo pRiNCB , n'en soyez point jalous ;

J'en rapporte ta cause k Vous :

Je i'aimois tendrement , je n'en fais point la fine , Parce qu'il se plaiaoit k me voir discourir De voste Ame toute divine a6$ Et qu'on ne peut manquer par là de m'attendrir.

BK SUBLIGNY

Lt ii^nAu-f <U rauttHr it Vairtlit ia lihrairt aiamqutal 4tai BC , qm pUctHi ici la iêti.

{A L* Mue de Cour iti6£ (va;, tome t , col. 909) , pp. 157-164. B L> MuM Dtaphine 1667 — 17J-184.

C Li Mue Dniphine tfi6B — 17J-184.)

LETTRE EN VERS A MADAME

[P*« Chaiii* ROBINBTl Du 10, Octobre 1666.

Belle & précieuse Persotme ,

Qui recevez de la Couronne ' Mille Brillans de tous cotez

Et qui , par l'auguste Naissance .

Et les Degrez de l'Alliance ,

Touchez à tant de Majestez , Princesse , di-je , ainsi des mieux Apparantéei ,

Aussi-bien que des mieux rantées ,

Voici nos Vers tous frais édos.

Soyez en , s'il vous plaît , Maraiae fovotable ,

n.i,z.dbvGoOi^lc

t8i. — Du 10. Octobre 1666 (Roiinr).

Cit. si vous les nommez par un nom hooor^le , Ils seront ea tous Lieux accueillis avec los.

Sto

De chez-Voua part la Renommée , Dont toute belle Ame est charmée ; Elle n^t de vos Sendmens , Et c'est en&n par vôtre Estime Qu'on passe à l'Honneur légitime Qui triomphe des Monumens.

S'il prenoit & quelqu'un envie

M De s'en aller en aIoscovie , Tres-froidureuse Région , Pour suivre la RmjGiox Qu'à la Grecque Illec on professe (Pour moy.si) y vais.qu'on m'y fesse],

15 II sçaura que , selon les Loix , Il doit une seconde fois S'y régénérer au BaptAiie Et recevoir un nouveau CsâiiE.

On dit qu'à Moscou , sur ce Point ,

)oLe Peuple ne s'accorde point.

D'où s'ensuit beau remu-ménage , Les uns dîzans que c'est l'Usage De tout temps pratiqué chez-eux , Et les autres, moins scrupuleux

)5 Et qui n'en font mêmes que rire , Soûtenana qu'il le faut détruire.

Or le Gkand Ddc , chaussé , dit-on , De l'ancienne Opinion , Veut absolument qu'on la suive ,

40 Sans qu'en &ux sur ce l'on s'inscrive , Et &it écorcher les Retifa , De pied en cap , & voire vifs ; Lequel avis aussi je donne Aân que , si quelque Personne

4; Ne veut pas mourir comme un Veau En sa jeune & sa vieille Peau , EU$ coure à I'Ecokcherib Dudït Grand Ddc de Mosgovib.

Les SniDois , un peu testus , $0 Tiennent toujours dans leur Blocus BwliixN séné d'étrange sone; Mois, d'autre part, on nous rapporte Que les Assiégez , belliqueux , Sont du moins aussi testus qu'eux 5} Et qu'ils leur font , dans leurs Sor- De si ficheuses Reparties [ties , Que MaÎDta s'en trouvent étourdis

Et dignes d'un DEPaoRnisa , Si Defrofdkdis au Vandale £0 N'étoit pas Pierre de scandale , Car au CisL tout Vandale mort Peut entrer sans tel Passeport.

L'EMPEREna attend , en Extase, La BsAuri qui sera la Base

6j De ses plus amoureux Transports Et , sur les ravissans rapports Qui lui sont taits de son approche , A présent , sans nulc Anicroche , Il bénist sans cesse les deux

70 Pour un Bonheur si précieux.

Il détache aussi de son zélé Mille soupirs au devant d'EUe, Qui vont lui dire élégamment :

< Princesse , avancez promptement ;

7j» LeCœurquiversvousnousenvoye » Se prépare ft mourir de joye » Plus de dix fois, en l'heureux Jour p Où les Dkdx d'HTMEN & d'AMOua, » Lors bien d'accord l'un avec l'autre,

80» Le feront pflmer sur le vôtre, y

Les Musulmans , AKncBiifrnBKs , Menacent fort les VÉHrriENs , Ce dit-on , dans la Dalhatig ; Mais cela certe les soucie ,

8; Je vous proteste , comme rien , Et ces Braves s'en moquent bien.

Les Hamucs seuls & les Morlaqobs, Par les niches & les ataques Qu'ils leur font jusqu'en leurs Foyers,

90 Arrestent prou ces gros Limiers ; Mais de certaines Bestelettes Que l'on nomme les Cavalittbs , Ou Sauterelles autrement , Comme en EaTPTB aaciennemeDt,

'^.OOQ

iSl. — Bu 10. Octobre i606 (Robinbt^.

95 Font chcz-eui d'étranges ravages.

Elles rongent leurs Ven-BocageS , Grugent leurs Fruits & leurs Raisins, Et , comme Animaux tres-malins , Mângekt même 1.EIIX Bled en hkrbe,

100 Sans qu'elles sçachent le Proverbe.

On leur donne la chasse en vain , Le Fer & le Feu dans la main , Et l'on croid que, sans se méprendre, Elles renaissent de leur cendre ,

iojTant on en revoid fourmiller Plus qu'on n'en peut échèniller.

Or leSéKAT, par sa prudence, • Comme en Affaire d importance , A fait chois d'un pRovi&rrBn» ,

iiaTout rempli de zélé & de cœur, Pour derechef donner la Chasse A cette Sautillante Race , Et, s'il n'en peut venir à bout, On est prest 1 croire par tout

1 15 Que ces Insectes enr«gées Ont dans l'Enfer esté forgées , Ou que ce sont les Otokans Qui par, quelques Enchantemens, Se sont dejguisez de la sorte ,

laoAfin de mieux servir ta Portk.

NAtre illustre Rouiibr de Mer, Qu'on ne peut assez estimer, 'b««jm« ^^ Héros qui tant se renomme

Qu'on le connCtsansqu'onlenomme, I ij De DtâpE & Brest est allé , Et sa Flote, avant là mouillé.

S'y trouve à 1 abri des Bourrasques , Des Esprits brouillons & fantasques Qui , troublans le calme des Flots , t jo Déconcertent les Matelots.

Passant de Bbllb-Ilk en la Mam-

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