‹ Les continuateurs de LoretChapitre 78 sur 217 · CHE · texte numérisé non relu

CHE

Un jour ouvrable ou de Dimanoie , Ces Vents, contre lui mutinez, Firent écart , mtmt à son nez , ij; De neuf de ses meilleurs Navires , Dont l'un, qui n'estoit pas des pires, Que l'on appelle le Rubi , Ayans leur Examen subi , ^^ Tomba dans une Escadre Ahgloise, UD Qu'il crût d'abord £tre Françoise , Le Pavillon , pour son' mal-heur, Eunt de semblable couleur.

Or , son gétléreui Gaittainb N'eut pas vu son erreur à peine

145 Que • pestant , sans être ébahi , Contre le Sort qui l'a trahi , Il se met dedans la posture De signaler son Avanture Et , s'atachant à I'Amirai, ,

]jo Montre un Courage sans égal Et qui , charmant l'Ennemi même , Fait que , dans sa disgrâce extrême , Il épargne un si grand Guerrier Et ne le veut que Prisonnier ,

rj5 Comme il le fait tour k son aise , Contre un Navire en ayant seize.

Les Anolois & les Houndois Se sont batus une autre fcAa (Je vous le dl sans menterie) .

ifioAvec la dernière furie.

Jamais on ne veîd un tel jeu 1 Tant par le Fer que par le Feu, Leurs pauvres Flotes , désolées , Ont été toutes mutilées ,

16; Et leurs grands débris engloutis Dans les Flots profonds de iWns.

Je vous voi , Lecteur, en cervelle.

Du débit de cette Nouvelle Qu'aucun n'aura dite avant Moy ;

170 Elle est pourtant digne de foy.

Mais cette Bataille si grande S'est donnée en l'Air vers Ostrndb :

Ce n'est rien qu'une Vision, Où paroissoit mfime un Liot» ,

r7j Qui , tenant demi-quart de Lieue , Se batoit les Flancs de se Queue Afin d'exciter son courroux Et d'en porter les plus grands coups Vous jugez bien ce qu'on augure

tBoDe ce beau Combat en figure

Qui. peut-estre, est un conte en l'air; Mais, Lecteur bénévole & cher.

Pour moy, j'aime mieux en prédire Que le ressentiment & l'ire

tSjDe ces chauds Combatans de Mer Se seront dissipez en l'Air , Et qu'en bref la noble CoKcow>« Bannira toute leur Discorde.

Le Roy Breton mande aux Estats

190 Que son Cœur n'y répugne pas , Et j'ay lu moy-meme la Lettre Qu'il leur a fait sur ce transmettre , Ecrite en Lathi aussi bon

i8i. — Dn lo. Ombfe iMfi (RoBWvr).

BorBMtaldala

Qu« de Gto Maître Ocem».

L'autre Jour, aôtre digne Avomn, Que de chérir il en si juste .

Etant par diveitisieinent Venu voir son bpau Batihbht , Fut en l'HôTKL , je vous assure , De la belle MAHOFAcnnu [Fuhçou .

Des Points de France ou Points Qu'il admira plus de dix fois , Efaçans, soit dit sans louanges .

Les plus beaux des Pavs étranges.

Ce GxAND Sqœ en fit aes Présens A plusieurs de ses Courtisans , Et fît là provision grande Des GuHDs de façon de Holandi , De la Manufacture aussi Par son ordre établie Ici.

Par lA, ses Sujets inutiles Sont rendus Ouvriers habiles ; Par là , l'on leur donne moyen De pouvoir subsister fort bien Et , pour un troisième Avantage D'un Etablissement si sage , Par la , l'on aura tout chez sojr , Grâce k notre providant Roy, Mais , grâce encore k ce rare Homme Qui , d ici certe jusqu'A Ronb , Ni m£me ailleurs sous le Soixn., Ne sçauroît avoir son PareU ; On entend bien que je veux dire , Sans qu'il soit b^in de l'écrire , Ce célèbre MoNsisnii CoLsattr Qui la Majesté si bien sert.

De Sébi , Comte jeune & brave , Ayant plus d'etïet que de bave, Comme , parmi les Alxiuns , Ba II II le fit voir aux Otomahs , "S^ Avec le Chzvaukr , son FaÉKB, ^""^ Depuis Duiancbe est dans la Biévs. M'estant bien informé du Mal Qui causa son Trépas fatal , 1)5 J'aj sceu que des Chaleurs au Foye De la Mort l'avoyent &it la Proye , Ayans ce Viscère allumé Et totalement consumé ; D'où je pourrois, sans nul sophisme, i4aConclure, par bon Syllogisme, Qu'il n'est mort que de trop de Feu Et faute d'avoir trouvé Uen

De l'exhaler svecque gloire

Dans le beau Champ de la VicroniE.

i^j Un HoKMB de bonne Mubon ,

Ayant deux Filles en saison De pouvoir goûter les Délices Qu avec les Dima propices On goûte après que bien a point

ajoA la Fkuie I'Hoiue est conjoint, Dans l'ordre , avoit pourvu I'AÎnAe La première par rHYMiNÂE , Et , comme il le croyoit. fort tnen , L'Épous ayant beaucoup de Bien.

ajj Mais la pnncipale Monote Qui devoit produire sa îoye Ne se rencontrant pas ae poids , Elle en tomba presqu'aux abois , Et de langueur & de tristesse

a6o Exhalant des soupirs sans cesse , Faute d'avoir dans son Tourment Le plus petit allégement , Si qu'il rallut, en fin finale , Rompre I'Unioh cokjdoals ,

365 Et la séparer, un beau Jour,

De son faux Monnoyeur d'AMOim.

Or, dit le Conte , sa Cadrtie , Un peu plus fine & plus adrette , Désirant jouer à jeu seur

,jo Et se sauver d'un tel mal-heur, Comme un honnête Personnaoe La recherchoit en Maruoe , Elle en lit l'Essay, par plaisir, Er, lui , contenta son désir,

3JJ Aussi par plaisir, je vous jure , Et vous lui rempbt sa Ceinture.

Mais , helas I ce fut ft son Dam , Car, au bout des trois quarts d'un N'ayant pas la force de rendre [An,

iSoCe qu'elle avoit sceu si bien prendre. Elle en trépassa de douleur Et, par cet étrange mal-heur, A son Enfant , au Cimetière , Servit elle-même de Bi^re.

igj Mais sur deux ScstJRs , en vérité , C'est bien de la fetalité ; Toutes deux sont bien mal menées De nos Dames les DEsriMtes.

Le Père aussi ne l'est pas moins ,

390 Qui se void , malgré tous ses soins , Si mal-heureux en chois de Gemdrs (Ah I c'en est assez pour se pendre )

37$ iSi. — Du 10. Octobre i£66 (Rmimr-). 376

Que l'un &itsa.Feinrae jûner.

N'ayaot pss dequoi lui donner, 995 Et que 1 autre , tout au contraire , Fait à la iteane trop grand' chère , En lut fourrant de tels Morceaux Qu'ils l'étouffent, étans trop gros.

Mais odcrc Lettre est plus que

[plant î jooSusl barrons vite ndtre Veîne.

- Elle est du neufiéme OcroBUt .

Proche Parent de Dit

4 Pam, Cbt F. Mnt»êt, rutééla Harft, onc Tr»U Km. Jtue PriviUgi ia lE*f. (Biblîoth. 01

LA MUSE DE LA COUR

[Pu PEROOU Di SUBLIOKY.]

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