‹ Les continuateurs de LoretChapitre 83 sur 217 · J Mald^ichim · texte numérisé non relu

J Mald^ichim

n.i,z.dbvG00l^lc

ii^ i86. — Du 38. Octobre 1666 (SoBuairr).

S'efîiDrcerent d'&Toir le vent Pour mieux battre à leur gré la Hollande en ruine ;

Ils l'eurent , & furent tous prêts

A se mesler dans un carnage i7j Où nos Alliez , tout exprés ,

Par un coup de Canon les portoient davantage ;

Mais leur foudre ne tomba pas.

Je ne sçay point de quov ces Messieurs s'ayfséreat ; Ils ne voulurent point mire mal aux Estats , ■So Ou , pour mieux dire , ils ne l'osèrent.

Ainsi donc , on se retira ;

L'une & l'autre flotte rentra

Dans les Havres de leurs Provinces

D'où , comme l'on croît qu'au Printemps Bj La paix accordera leurs Princes ,

Elles ne sortiront , peut-estre , de long-temps. '

Cependant vingt & six Frégates Iront de la part des Estats Croiser l'Hyver sur les Pirates , 190 Afin que les Marchands ne les redoutent pas ,

Et l'on m'a dit aussi que le Roy vostre Père

En doit faire autant de sa part , De sorte que I'Anglois ne peut , ma îoy, mieux faire ' Que de se tenir à l'écart.

195 S'il m'en veut croire , au lieu de couire,

Et de crainte qu'on ne le bourre ,

ri se tiendra sur ses tisons

Et prendra ptustost ses mesures

A faire rebastîr dans Londres des maisons ,

JM Ou . jusques au beau temps , du moins quelques Masures.

On m'a dit qu'on travaille fort

Pour découvrir toutes les places ,

Mais que , par un funeste sort.

Il en vient quelquefois d'eiïroyables disgrâces. ao$ Les Libraires , ces jours passez ,

Voulant tirer leur Marchandise Et les Livres divers qu'ils avoient entassez

Aux caves d'une grande Eslise ,

N'eurent pas mis le pied dedans 110 Que l'air y raluma quelques brasiers ardans ,

Qui depuis l'incendie étouffbient sous ces voûtes Et qui «pour s'etfaaler trouvant enfin des- routes ,

Firent renaistre en un moment

Un pitoyable embrasement.

ail II a fait d'ailleurs tant de pluyes,

Que , les amas de matereaux Empeschant le cours de ces Eaux ,

m^ A ttt nnltnot. | M4 A II Imr tn *lat nuircnt

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4iS 186. — Du 38. Octobre 1666 (Subuony) 4x6

Cent caves en furent remplies , Et perdirent en mesme temps ISO Ce qu'on avoit sauvé dedans.

O Ciel I par les viossitudcs Qui boulevcrient l'Univers Se voit-on exposer i tant de maux divers , Et si fort prés & prés souHrir des coups si rudes 1' »9 La Peste , la Guerre , la Faim ,

Le Feu , la Mer & le Tonnerre Ont durant cette année afSigé l'ANaLSTERaK . ,

Ce chttiment ne peut venir que de ta main.

La guerre s'allume dans Brehb sjo Et fait mille defSs nouveaux ,

El nous verrons Wrangsl & cette Ville mènb Jouer, s'il plaist à Dieu , comme il faut, des couteaux.

L'EicPBKEnH se déclare & jure

Qu'il tirera raison d'une telle rupture,

ijj Je n'en ferois pas moins t^ue luy ;

Ce n'est qu'une belle malice r

Il semble qu'on ne veut luy faire cet ennuy

Qu'à cause qu'il est prés d avoir I'Iuperatiuce.

Encore, s'il pouvoit la tenir en ses bras 340 Avant que commencer cette incommode guerre I

Mais son retardement luy cause un embarras Sensible à mettre un homme en terre , •Et , l'on dira ce qu'on voudra , L'on ne sçait pas encor quand elle le joindra. ■4S Depuis l'Illustre jour qu'elle eut pu faire nopces ,

On a marié des Beautez Qui , peut-estre , sont déjà grosses :

Au moins en Portugal sont-ce des veritez. Le jeune & beau Prince d'Orbnck 150 Revint même à la Hate encore , l'autre jour.

Des EsTATs d'un Prince où l'Amour Avoit fait pleinement vendange Et joint, par un superbe Hymen, "La Princesse Marie au Duc de Sykersn.

■55 Pourtant I'Ihperatiuce a dit ouy la première ,

Et cependant c'est la dernière A recevoir contentement :

Cela m'ennuiroit fort. Adieu , Dadphin cbarmaot.

DE SUBLIGNY

A Paris , Ckn ÀUmadrt Lauli» , tu tom it la nu Dn^kiut , JctwbT U Poat-Mitf. Âvtt Priviligt Mtiff.

*j1-iit A El l'on n* le treuble tujourdliu; | 133 A Amît faix, tocon i{cnding(.

Qfe foar le tmervar tne l'iMMMTKica. | la ligaabw di l'aattKr tt Fadnac d* lUrairt m

>40 A Devint | u ^aitvailqiu dam A. — BC pUtmi uila date.

(,A U MuK de Cour 1666 (voy. tome I, col. 909). pp- 1S1-1SS. A Li Miue Diuphine 1667 — 20i-ai 1.

C U Miuc Diupbiiw 1668 — lOMii.)

...Caio^Ic

LETTRE EN VERS A MADAME

[P*i CnAmLH ROBINET.]

Du 3i. Oadhn t666.

Madame , en Write , je viens de la bonne Eau [C'est de l'Eau de ces Kêuf Pucellés - Qui sont si Veilles & si belles] ,. Et j'en ay bÛ , je crôî , presqu'ùii demi-Tûnneau.

J'en sens d^)a la violence , Je ne puis plus garder silence , Et je m'en vais jaser biéii mieux qu'un Perroquet. Plaise donc , 6 belle Princesse .

A vôtre illustre & grande Altesse D'écouter mon petit Caquet.

Les Avis qui viennent de Roke Ne parlent pas bien du Suwr Hôve.

Ce Wre de la Chk^tienté A peine à r'avoir sa Santé , tjEt, quoi que son Médecin die, Comme il croid que sa Maladie Est peut-être atachée au Lieu , Ledit Grand Vicadie de DisU Veut alleç faire résidance

cuM- En un sien Château de Plaisance.

OntaaoUijg ^g jç^j ^^ [jj^^ q^j j^ jç^

Sur ce point raisonne le mieux ; Mais , quand de partir il est l'heure.

Elle sonne en toute Demeure , 15 Et par un Mvole Souci

On croid Être mieux là qu'ici , Car à lors tous les Lieux l'on qulte Pour aller en son dernier Qilt.

L'EpODSB de l'iMPiRATOIi ,

jo Brillant de Oiamans & d'or, Droit par la Porte TiciitESB , A foit son Ehtrée à son aise Dedans la Ville de Milak ; Mais , sans en faire tout le Plan

jj Ou la Description entière ,

J'en vais effleurer la matière.

La Princesse étoit sur un Char Fait en Trône avec beaucoup d'Art Et traîné par six belles Bétes ,

411 Qui nedémarchojrentqa'àcourbéted.

Ce Char alloit dessous un Dais , Vroi-Bemblablement fait exprés , D'une Etofe riche à. brillante Comme la Machine roulante ,

4; Et soutenu par dix Akours {Cat tnen qu'on crût, à leurs Atoufs.

Comme le porte le Mémoire , Que c'estoyent DocniiRs . il faut

[crrare Que c'ettoytnt Amouft déguisez ,

yt Des plus beaux & des plus frisez).

Prés de l'illustre CouronkAe , Le jeune Ûiso de I'Hyx^nâk Marchoit encor, mcoGHrrô , Et rien n'est plus vrai , PRontcrà ,

f 5 Avec Cupii>oN tout en feste, Chacun sur un Aigle , à la teste D'une Troupe d'ardaiu Dtisns Et d'aussi violens Socpirs , Partis exprès du Cibur d'IcKAtA

éo Pour venir Ift tenir sa place.

Dec Dames en grand'quantité

1S7. -~ Du 3i. Octobre 1666 (Robinet).

Som>7ent la jeune Maiw^ ,- Et toutes lestes & pîmp«ntea , En plusieurs Rouuttes gslantes.

fi) Au reste « avec leurs Oirncnu , Eui & leurs Chevaux des plus Sers, On voyoit maintes CoiCPAONiKa En bonne conche & bien fournies.

Illec marcbojent des Carabins ,

70 Qui sont , dit-on , plaisans Robîns , Des DtonuoNs , des Jdustbs , Des MAflisritATS & des Sophistes ; Enfin Gens de toutes façons , Soyent Cavaliers ou PiRons,

73 AlloTent à la Teste S la Queue , Occupans prés d'un quart de Lidue, Avec des Clairons & Tambours , Dont le brait fit plus de cent sourds, Avec les coups d'Artillerie ;

to Et , s'il n'est vra^t c'est meoterié,

^ d* Le digne EvBSqm d'Ou^sANs

'' Pareillement a fait Léans Une EtmtiK éclatante & belle , Voire beaucoup plus Solennelle

8$ Qu'aucun de ses Prédécesseurs, N'entrant pas moins dedans les

[CoAirs Que dans l'Enceinte de la Ville , Par sa façon douce & civille Et par ce Mérite si plehi

9oConu par le Nom de Coasun.

Dans cette Triomphante EimiK , Depuis tres-^long-temps préparée , Il oélivra maints Criminrls Qui , par des accens solennels

95 Et qui témoignoyent sa paissance , Vinrent implorer sa Clémence En se fwoaternans , en ce Lien , Devaot Llii . comi&e devant DikO , Dont tout pKtun, quand il est sage, ■oo Comme le Puhcb , est une Imagk.

On rapporte que ndtre Coca Commaneé, en «ni neavtaa Séjour, De reprendre la CoH^m , Dont sa jfiste Mélancolie ■o} La sevrait depuis neuf bons Moii Pour ce que «ait biert tout François.

Jbdsv donc , la Tkovpb Rot<ilb Y fit Fonction Théâtrale , ionant devant le» Mmmn ,

MO Avec de nouvelles beautez , Cakma , l'une des doctes Veilles De l'un des deui fameux Cobneillbs, Et tous ceux du célèbre Cokm, A l'envi faisans leurs efforts ,

11; Dans cette nouvelle Ouverture Ravirent la Cour , je vous jure.

A son tour, la Troupe du Rov, Qu'on void en un si bel arrojr, Irai par mainte gajre Pièce,

110 Remplir cette CoOit de liesse , Et MoLiâRB , le Dieu du Ris , Qui conjure les noirs Espris , Nourriciers du Chagrin mneste , En dénichera tout le reste

115 Par un Geste , par un Regard Et par le moindre Mot gaillard.

Les CnsvâUERS du Grand Ar-

[CHANGB

Qui fit à la noire Phalange Et même A son Cbgf Lucifer ijo Donner du nez dedans I'Ekfkr , Ont tenu, trois jours, en bon Oruie, Le beau Chantre de leur Ordre ,

rAppcTiUoD d< B. Ulolud at ^m d«Di

Où leur preux ft digne Dotbn ,

CoHTB éloquent , Homme de bien , i^.S?"if

. .1.1. . ffAotmO

ij; A , tout à fait de bonne grâce , Présidé', dit-on , en la place Du brave Marquis de Sourdis , ''^î'*'

De qui les Jours , des thieux ourdis, do aur Viennent , à quatre vingts atinées ,

14a De vaincre encor les Destinées.

De Sainte Jars , Chevalier , Et dudtt Ordre le Greffier , Au Teint d'une Rose vermeille , \ fait là sa Charge ft merveille,

141 Et le SiBOR du Pont , comme Û faut k*«°i

" . ■ ■ . . I. # des drai

Aussi , la Sienne de Héraut, omm

Si je ne veux que l'on me berne , De nôtre Police moderne Je dois , dans ma Narration , i$oNon pas sans admiration , Faire quelque petit Chapitre , Car c'est le beau de mon Eptiré.

Les iales Amours démuchee , PattO i se voyent retranchez ijjDe la PaRiSiBNME Enceinte,

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