Du 11. Novonbre 1666 (Suiuomt
Ce Conseil se tient tous les jours Et contr'elle & contre la peste ;
Et , s'ils achèvent bien ce qu'ils ont entrepris , Comme l'air est pur à Paajs ,
La débauche dehors , on y vivra de reste.
M D^apldut , dnail U Pantiu^. Avic PrMUgi
Lm âputv* i* raatmir 4l Fadrtat rfa tibra.
{A La MUK de Cour 1666 (voji. t a u Miuc Diupbine 1667 C U MoM Dwiphloe i66(
,001.909), pp. I97-Ï04.
— »a-*ji.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Vkx Chailbi ROBINET.J Du 14. Novembre 1666.
Estes-vous preste à m'écouter ?
Charmante Altesse , je vais certes , En peu de temps , vous en conter Des plus meures & des plus vertes , } Et , sans Préambule plus grand , Voici de l'air que je m'y prend.
Prihô donc , le Pukcr de Saxe , àaè^\ Pour payer l'amoureuse Taxe Que chacun doit au Dieh Nabot 10 Qui n'est pas plus haut qu'un sabot, ^^^j Epousa n aguére I'AIkéb ,
Bien faîte & bien moriginée , De Frâdjric , Roy des Danois ; Mais sans Bals, Festes, ni Tournois: ij La raison , si l'on la demande , En est bonne& fout qu'on l'entende :
C'est , pour le certain , que I'Akant, Aimant sa Belle éperduement , Ne pût avoir la patiance ao Qu'on fît les Apprests d'importance Et nécessaires pour cela , Tellement que l'on avança
De doure jours le Mariage , De crainte que son Pucelage 1; Un malin tour ne lui jouflt £t, que sçait-on? ne l'étoufâl.
D'autre part , le Princb de Hesse , Que CupiDON menoit en lesse.
Au gré d'une jeune Beauté
jo Qui vivoit en viduité
Par le décez d'un brave Comte Dont l'on tiaisott beaucoup de comp- Lui donna la Main, l'autre Jour, [te, Dedans la Crri. de Hambourg.
j5 La Retice du Goth & Vandale , ^' Nation qu'on sçait Martiale , Etoit & la Solemnité , Mais plus n'en sçait , en vérité , Le Déposant sur ce Mystère ;
40 Ainsi , du reste il se doit taire , Et le Lecteur y suppléra Par ce qu'il en devinera.
J'apprend que le Rot vôtre FrAke Tres-volontiers la Paix veut fiûre
Qomnr-