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Du 14. Norembre 1666 (Robwbt

45 Avec Mnunnta les HoLUiDOts; Mais , en Latin comin'eD Anglois Ayant pris soin de leur répondre , II leur a déclaré que Londu Etoit le seul Ljeu du TxArr£

50 Que choisissoit Sa Majesté.

C'est un nouveau N(BOD dans la Plies, Qui trouble toute ma liesse , Et j'en feroîs tres-ardamment , Si je pouvais , le DâNODBHBNT ,

ï5 Car j ay &it des Vcedx & centaine Pour cette Paix fort incertaine Et gagé , dans ma passion , Une belle DiscumoM Que I'Htyse la verroit conclue.

60 Mais , quand la Réponse J'ay sceue , J'ay dit en moy-mème : « Érgo-ou), »

Et , je pense , très-bien conclu Que mes beauxVoeuz faits ft centaine, Sèroyent des Vceux a la Dousaine

6) Et qu'il me fandroit tout de bon Payer cette Discrétion.

Qui m'en fera raison , Princeue ?

J'en laisse Juge Vâru Altkssk.

Mus, à pr^)os de Lokdrs encor,

70 Comme des Gens prenans l'essor Et se voulans donner carrière Disent dessus cette matière Que l'on ne sçauroit désormais La choisir pour traiter de Paix,

7; Et que cette célèbre Ville [tile ,

N'est plus qu'un grand Vague inu- Je veux leur apprendre qu'enfin On va relever son Destin , Car du Bl&isois ici l'on mande,

So Dans une agréable Légende , Que dix-hmt cent gros LmosiNS , Truelle & Marteau dans les mains , Avec Micbes & Rabioles , Faisans de gayes caprioles ,

85 Prirent , n'aguére , leur chemm , Vers Calais , par Romorantin , Pour aller travailler à Londrz.

C'est dequoy je puis leur répondre Et, bref, que, par maints autres I>orts,

90 D'autres Troupes de leurs Consorts IVenoyent aussi la mesme route.

Mais on répliquera , sans doute , Que , si l'on ne touche au Traita Que lors que ladite Cmt

H Ah ) c'en est trop : je ne me pique

De répli|iner à U Réplique .

Et je dois ici gazéter

Et non , de par Dieu . contester.

Le susdit Biutamniqdb Sna .

looQue sur la Paix le Ciel inspire, A renvoyé très-galamment

S>ont je luy sçai bon gré, vraiement) ôtre Capitaine la Rocrb , Plus intrépide qu'une Roche 105 Dans les affreux Combats de Mer, Lequel sceut si bien s'escrimer, Alors qu'il disputa sa prise Contre Messieurs de ta Tkamise , Qu'ils crûrent fortement , dit-on .

110 Qu'ils s'étoyent saisis d'un D^hon.

Ndtre digne Pias AiixANDRB , Dont grâces nous devons tous ren- Prend sa santé si fort & coeur [dre , Que , malgré toute sa langueur,

1 1; Il se promené d'importance .

Et r^onne enfin Audiance.

Or , ce Grand TRipLS-CotTROinfi , Aimant sur tous le Fus Abfi De nôtre M^re Sainte EolisKi

I30 Lequel si bien s'immortalise , A, ce dit-on, patiamment Et tout à fait obligeamment Ecouté plus d'une grosse heure .

Dedans sa Papale Demeure ,

1 3j Son brave & sage AuBASSADim , X'- ^nnc Qui d'ailleurs soutient la Grandeur oudi» De son illustre CAïucrtiRB D'une si brillante manière Qu'on ne peut mieux servir le Rov ,

1^0 Dedans son honorable Emplot.

J'aysceud'un Quidam assez sobre Que , le treizième jour d'OcroBRE , Les Trikitaisbs-Mathiiriiïs , Qui sont quasi des Demi-Saints ,

ij; Conduisirent par tout Marsrillb , Avec liesse nompareille , Soixante Captifs bien comptez , Par eux chez les Turcs racneptez , ^^,^ Même avec beaucoup plus de pom- ^^

i4o(Et que Personne ne s'y trompe] [pe Que dans la Ville de Toulon .

Ob tes bons Pères , ce dit-on ,

- Du 14. NOTcmbre 1666 (Robinet).

Avoyent , en belle Compagnie, Fait la même Cérémonie ,

145 Le dix aussi du mois susdit , Nonobstant quelque contredît D'autres bons Patres, leurs émules, Plus faschezque des fièvres mulet De n'avoir pas rompu , comm'eus,

ifoLes Fers de pareils Mal-heureux , Si bien que toute leur Querelle N*étoit que l'effet d'un saint zélé.

C'est par un même zélé aussi Que je veux déclamer ici '

'$} Contre nos maudits Nouvellistes , Plus méchans que des AthsIEstes .

Hais des Hommes & de Dibo.

Las I ils vont semans en tout Lieu Par leurs Manuscrites Gazettes ,

teoDes francs Badauts les amuzettes , Cent Mensonges malicieux Pour leurrer ces beaux Curieux :

Témoin ce que, dans leur dernière , Pour suppléer ft la matière ,

163 Us ont mis , d'un esprit malin , [Vin Qu'on prend cinq sols sur Muid de Pour rHÔPn-AL, ce grand Auberge Où tant de Pauvres l'on éberge , Et qu'on en tire tous les Ans ,

170 Du moins, soixante mille Francs , Afin d'empêcher les AumAnes Que de charitables Persones Donnent & ladite Maison.

Jugez si je n'ay pas raison

lyjD'estre de Colère tout rouge

Contre ces mauvais Fils de Gouob.

Le Comte de Buenke est mort , Mais, hélas I qu'heureux est son Sorti Car pour l'épttapher, en somme ,

180 Comme tl estoit tres-honneste Hom- Et qu'il avoit en tout Employ [me Servi Dieu toujours & le Rov, L'un l'aura receu dans sa Gloire (11 le faut pieusement croire),

■85 Et l'autre , c'est la vérité , Comme sa Cour, l'a regrèté.

D'Icelle il faut qu'un mot je die :

Ce mot est que la Comédie , Le Bal & les Concerts charmans

190 Sont ses chers Diverttssemens , Sans parler de la bonne Chérk Qui iVDur Elle est chose ordinaire Après quoi , voici le Dessert Qu'& la fin la MuzB vous sert.

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