‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 108 sur 247 · Du 11. Novembre 1666 (SnHJOinr · texte numérisé non relu

Du 11. Novembre 1666 (SnHJOinr

Ce Consdl se tient tous les jours

Et contr'elle & contre la peste ; Et , s*ils achèvent bien ce qu'ils ont entrepris ,

Comme l'air est pur à Paris , La débauche dehors , on y vivra de reste.

A Paris , Chi^ Alexandre L§ss€im , m» corn tUUnu Dattpkiue , devmt U PofU-mnf. dkRof.

Avec Privilège

Le ùguaiure de fatUetir et r adresse dm Ubrmre ne u trouvent que dans A. — BC placent ici U date.

(A La Muse de Cour 1666 (yoj. tome I , col. 909), pp. 197-304. B La Mute Dauphine 1667 — 222-331.

C La Mute Dauphine 166S — 222-331.)

LETTRE EN VERS A MADAME

[Pak Charles ROBINET.]

Du 14. Novembre 1666.

JJaan- Oeorges]

lAnne- SopUe]

Estes-vous preste à m'écouter ?

Charmante Altesse , je vais certes , En peu de temps , vous en conter Des plus meures & des plus vertes , Et , sans Préambule plus grand , VcMci de Tair que je m'y prend.

Primo donc , le Princr de Saxe , Pour payer l'amoureuse Taxe Que chacun doit au Dieu Nabot Qui n'est pas plus haut qu'un sabot.

Epousa n'aguére 1' Aînée , Bien faite & bien moriginée , De Frédéric , Rot des Danois ; Mais sans Bals, Festes, niTournob:

La raison , si l'on la demande , En est bonne & faut qu'on l'entende :

C|est , pour le certain , que 1' Amant, Aimant sa Belle éperduement , Ne pût avoir la patiance Qu'on fît les Apprests d'importance Et nécessaires pour cela , Tellement que l'on avança

De douze jours le Mariaçe , De crainte que son Pucelage 35 Un malin tour ne lui jouât Et, que sçait-on? ne l'étoufit.

D'autre part , le Prince de Hessb , Hon Que CupiDON menoit en lesse , ***^

Au gré d'une jeune Beauté

30 Qui vivoit en viduité Par le décez d'un brave Comte l«c<m

Dont Ton foisoit beaucoup de comp- ^j^ Lui donna la Main, l'autre Jour, [te, <g^««^ Dedans la Cité de Hambourg. q^

35 La Retne du Goth & Vandale , Nation qu'on sçait Martiale , Etoit à la Solemnité , Mais plus n'en sçait , en vérité , Le Déposant sur ce Mjrstére ;

40 Ainsi , du reste il se doit taire , Et le Lecteur y sui>pléra Par ce qu'il en devinera.

J'apprend que le Roy vôtre Frère Tres-volontiers la Paix veut £aire

HofeU

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