Du 17. Décembre 1666 'Sobugmt
Une disaendon cruelle Boulleverse encore une fois La Diette des Polonnois :
Ce n'est pas chose fort nouvelle.
aa5
Monsieur l'Evesqub de Bbkbm . t«*™» *» "«**1
Ambassadeur en ces quartiers , Sera fait Caruhal au premier Consistoire , Cela s'entend , Seigneur , si le Pape en veut croire
La PolonncMse Majesté Qui l'a , dit-on , nommé pour cette dignité. Dieu veuille qu'il le soit de mesme qu'on le nomme ,
Car, ma foy, c'est un honneste Homme.
On publie un Edit du Roy Pour la refoirme de la Ville ; Mais , de grâce , éclaircisses^moy D'un bruit à croire difficile.
On dit que tous les Habitans , Tant Roturiers que Gentils-hommes .
Chargez de dix ou douze enfans Auront par an certaines sommes.
Si le Grand Roy qui nous est cher A résolu cette entreprise , C'est le vray moyen d'empescb^ Que les femmes la nuit ne cousent leur chemise
Est-il bien vray que l'Intendant Qui maintenant est en Guyenne Sera bit de Rouen le premier Président Et que pour cet effet on veut qu'il en revienne ? Monsieur Pelot vaut trop & , si c'est fausseté , Du moins l'a-fil bien mérité.
ajo
Adieu , mon aymable Dauphin.
Je ne diray plus qu'une histoire Arrivée au pays Messin , Qu'un Ambasisadeur m'a fût croire Un païsan assez bien &it Et otûvi païsan tout à fût Y fut aimé de quatre femmes, Qu'il jouoit toutes tour à tour ; Et , comme il fot au bois un fOur,
2iT A Mais ce n'est pas chose nouvelle. 332 A Sa. [dignité.
33^ y^ Qmî l'a , dit-on , nommé pour estre en cette 338-34) Cês six vers sotU sMpprimds dans B C.
244-347 A Adieu, je n'ai plus qu'une histoire Arrivée au pajs Messin Et qui mérite , cher Dauphin » - Q|ie l'on €n garde la mémoire.
565 300. — Du 17. Décembre 1666 (Subugny). 566
Ces femmes » jettant feux & fiâmes ,
Voulurent là , sans différer, 253 L'obliger à se déclarer.
Le sot le fit pour Tune d'elles ,
Mais en mesme temps il fut pris
Par ses trois Compagnes cruelles
Qui , pour se venger du mépris , 260 Le garoterent sur un chesne
Et , là , le mirent hors de peine
D'estre de pas une TAmant.
Il en mourut » dit-on. Adieu » Dauphin charmant.
A Paris, Ckê^ ÂUxrnndn Ltsulin, au coin de U rut Dauphim, devant le Pont-neuf. Avec FrwiUge
U siguture de routeur et Fadresse du libraire ne se trouvent que dans A, — BC placent ici la date.
(A La Muie de Cour 1666 (voyez tome I, ool. 909), pp. 237-244. B La Mute Dauphine 1667 ^ 272-281.
C La Muse Dauphine 1668 — 272-281.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Pak Charlis robinet.]
Du 19. Décembre 1666.
De plein pied , Muze , commançons , Sans complimens & sans façons.
La juste Douleur de Madame Occupe toujours sa grande Ame Et la plonge dans les Ennuys Sur la perte de son cher Fib , Et contre toute Bien-séance J'en croirois avoir Audiance.
En attendant donc que les Dieux Luy rendent TEsprit plus joyeux .
Addressons encor la parole A nôtre Lecteur Bénévole.
D'autant plus (}ue nostre Discours Sur le même Sujet doit reprendre son Cours.
J'obmis en ma dernière Lettre J^^ucQ celle-ci je vais mettre , yu on avoit avecque splendeur
De ce Prince porté le Ccbur Prés Celuy de la Retne-Mére , 20 Au Val où sa Mémoire est chère , étonoB