‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 137 sur 247 · Du 16. Janvier 1667 (Robinet · texte numérisé non relu

Du 16. Janvier 1667 (Robinet

Qui sont dessous ses Etendars.

On doit , dans la Poméranie , Quand la Bise sera finie, ^5 En faire aussi d'autres passer, Ce ^ui fait justement penser Qu'ib ont quelque dessein de Guerre, Soit sur la Mer, soit sur la Terre.

Apres les Devoirs Nufoaux

70 Des deux Conjoints Impéruux Et maintes agréables Joutes Dont les Amours , lors aux écoutes, Ont fait un Récit curieux Qui se débite en divers Lieux,

75 L'Empereur, n'ayant pour visée Que de plaire à son Epousée , Divertit ses rares Appas Par toutes les sortes d'Ebas, Y compris celuy de la Chasse ,

Bo Où le susdit beau Sire Ignace A fait expirer, à ses veux , Plusieurs Sangliers nirieux , [vres Des Cerfs, des Dains, Perdrix & Lié- Et d'autres Animaux tres-miévres,

^5 Qui tous ressentirent à lors Les ardans & pressans transpors De sa Flâme préliminaire , Qui fut , certe , un peu sanguinaire.

Les EsTATs seront à Presbouro

^o Au mois de Mars le premier jour, Pour couronner selon les Reigles Cette Souveraine des Aigles Reyne de Hongrie ; après cjuoi.

On la doit, en tres-bel arroi ,

95 Couronner Rbtne de BohIsme ; Et puis, par un Honneur suprême Et par un glorieux Destin , Ella4|| se parer enfin De rÎMpfRiALE Couronne

"«> En la Ville de Ratisbonne. [Chefs , Les Dieux , sous ses trois Couvre- Gardent son Chef de tous méchefs !

Il n'est Reyne , Déesse ou Fée .

Qui puisse mieux être Coëffée.

«05 Mais de l'Impérial Séjour,

Passons un peu dans nôtre Cour.

74 Le Cafetier fait allusion à /'Extraordintire de la Gaiette.

L'Auguste & charmante Aooou-

[CHÉB,

Encor dans son beau Lit couchée , S'y porte à ravir. Dieu-merci,

1 10 Et son aimable Infante aussi , Prés de qui, par un heur extrême.

Iris, ou bien la Vertu même»

Occupe un Poste glorieux.

Dont je suis tout-â-fait joyeux ,

115 Car, sans pousser ici pour Elle Trop loin les marques de mon zéle« Elle mérite, en vérité, Une illustre Prospérité.

Le jour des Roys, nôtre Grand Sire, lao Qu'on craint, qu'on aime & qu'on

[admire.

Traita les Beautsz de la Cour, A son Versaille, vrai Séjour Des Ris , des Amours & des Grâces.

On y veid aux premières Places , 1^5 Ainsi que de raison. Monsieur Et le digne Objet de son Cœur. Dont l'on me void legrand Nom mettre A chaque mienne Èpître en Mètre.

Je ne décris point ce Banquet, >3«>Car, avecque tout mon Caquet , Je ne vous tracerois qu'une Omi)re Du bel Ordre & merveilleux nombre De frians Mets qu'on y servît.

Mais , vous disant ce que j'ay dit :

«i5 Que c'estoit nôtre Auguste Sire Qui traitoit, N'est-ce pas tout dire?

Les deux Altesses du Hâor^RAMa, Purs Rejettons du Royal Sang»

Ou les deux Altesses Roiealss ,

«40 L'une envers l'autre si loyales , Ayans été cina jours Ici , Pour faire la ngue au Souci En ce Temps de Réjouissances , De Balets, de Momons, défiances,

145 Ont , avec les Ris & les Jeux , Masqué, je pense , un soir ou deux, Etans bourgeoisement vécues , Afin d'être mieux inconnues..

Les Seiôneubs qui les escoitoyent

150 Sous divers Habita se cadiOTent,

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