‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 146 sur 247 · Du i3. Février 1667 (Robinet · texte numérisé non relu

Du i3. Février 1667 (Robinet

130 De plus grands ou de moindres

fCouts.

Ne sçachant point d'autres Nou- Pour les nouvellistes Cervelles [velles Qui vaillent qu'on en fasse un Plat, Tout se trouvant au même état

"5 Que je le mis dans ma Dernière , Qui fut pleinement Gazetiére , Je vais m'étendre , pour ce Jour, Sur celles de Ville ql de Cour, Qui sont le plus digne Régale

00 De cette Saison Carnavale.

Phiuppes , plus beau qu'ADONis , Tant en luy sont d'Appas uhis , Et son adorable Henriette , L'Auguste Objet de ma M uzette .

*3$ Sont venus au Pauus Royal Faire un Bouquet de Carnaval

Là , par un plaisir délectable , Souvent je les ay vus à Table , Tandis que douze Violons ,

140 Qui sembloyent autant d'ApoUons , Régaloyent leurs fines Oreilles Par miÛe charmantes merveilles.

Ils avoy/ent cet Ange auprès d'eux Qu'ont mis au Jour leurs premiers

■45 La mignarde Mademoiselle , [Feux, ^^ Comme un Ange spirituelle , ds Avec la Princesse Mimi ,

Personne importante , vraimi.

C'est elle qui , sur la Fougère ,

'50 Quand notre Héroïne est Bergère , Dans le grand Balbt des Neuf Sœurs, Fait trembler les Loups ravisseurs , Comme l'a mis dans son beau Livre , Qui fera Mimi toujours vivre ,

'55Ben$erade, que, sans abus, On peut dire nôtre Phbbus.

Monsieur a vu la belle Halle Où tant de Richesse on étalle ,

^Foiw La Foire , à parler autrement ,

3^^] Estant assez sortablement Avecque la grande Héroïne , Laquelle est sa propre Cousine,

153-156 f^oy. Œuvres de Monsieur de Bensserade (y1 Paris , Che^ Charles d€ Scrcy , 1697, ir«i2). Il , 360.

Et qui fait briller dans ses Yeux ' Tout ce qu'ont de plus grand les

[Dieux.

«^5 Or ce Prince & cette Princesse , Comme deux Sources de Liesse, En comblèrent tous les Marchands , Des plus petits jusqu'aux plus

[grands ; Mais ceux qui veirent leur Monoye Ï70 Sentirent le plus cette Joye , Car je croi bieo que sans jouer Et sans leur Source délier Ces Altesses pleines de Gloire Ne sortirent point de la Foire.

175 Ce même Héros , si charmant , Et sa Moitié pareillement , Où le Ciel tant de Dons assamble »

Ont masqué derechef ensemble Et couru , sous divers Habits ,

180 Les plus beaux .Bals durant deux

[Nuits Ayant dans leur Troupe galante Une Jeunesse fort brillante Et qui caçhoit sous ses Atours Tout ce qui peut plaire aux Amours

«85 D*Armagnac la belle Comtesse , De Bouillon la gente Duchesse , La charmante Mazarini , Toutes de mérite infini ; Item , Madame de Thiange ,

»9o Qu'on embrasseroit mieux qu'url Et ces quatre jeunes Beautez [Ange, Que Ton void toujours aux cotez De rillustre Altesse Royale , Faisoient la Bande joviale

195 Avecque maints Seigneurs fringans Comme on est en ses jeunes Ans.

Ce Principal Fredon de Masques , Dont nul n'est du Pays des Basques.

Courant les Bals plus renommez ,

aoo Entr'autres que Ton m'a nommez . A qui je veux faire la grâce De leur donn t en ce Lieu place , Sans m'étendre dans le Détail , Alla chez Madame Portail ,

205 Qui de LusiGNAN est Comtesse .

Objet inspirant la Tendresse , Puis chez sa Sœur de Forcadel Qui d'Attrais semé son Hôtel ,

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