Du 3. Avril 1667 (Robinet
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La Joye aujourd'huy se dilate toPoioHifPar tout , au Pays du Sarmathe , Non pas sans beaucoup de raison , Depuis l'entière Guérison
i^^De son aimable Souveraine»
Dont le Mal le mit fort en peine ; Tellement qu'aux derniers jours Gras On en redoubla les Repas Et l'on fit plusieurs Mascarades ,
130 Avec quantité de Gambades , Où même on apprend que le Roy, Tout transporté , prit tant sur soy, itSttgié* Qu'il fallut que raLÉBOTOMiE ,
Qui n'est pas trop ma bonne Amie ,
135 Le secourût . le lendemain , Pour le rendre gaillard & sain.
Qui plus est , toutes les Diètes Ont été tout à fait quiètes , Car Messieurs les Lubomirsquins , i^oSaignans du nez & tous chagrins , Ont de leur Chef de Confrairie Quîté l'Esprit de brouillerie.
La Beste morte , c'est ainsi Que le Venin est mort aussi.
«45 Du Portugal & de I'Espagnb , Divers Bruits bâtent la Campagne :
Les uns sont qu'enfin leur Tiurré Est absolument avorté , Malgré toute An^loise Entremise ,
«50 Sans aucun espou: de reprise.
D'autant que ledit Portugal Veut traiter avec un Egal ; Les autres sont que , d'asseurance , On a renoué Conférance ,
>55 Mais , pour tout dire rie à rie , *' Sans que le Comte de Sandvic , Câflgft- N^oaateur de l'Affaire .
luaditt Plus qu'auparavant en espéré.
En effet • pendant tous ses soins ,
160 Leurs Apprêts sont de bons Témoins Qu'ils pensent à quelau'autre chose Qu'à cette Paix qu on leur propose.
A propos d'EsPAGNE, on écrit , De la grand' Crré de Madrtî, 1^5 Que l'illustre DoM Jean d'AusTRiCHE, N'étant plus un Seigneur en friche , Y parét comme en son vrai Jour, Et reçoit de toute la Cour Et les Respects & les Visites
170 Qu'on peut devoir à ses Mérites ; D'où l'on augure asseurement Qu'il aura le Commandement En cette Campagne prochaine.
Mais quoi ? qu'en dira Caracénb ?
175 La BiUTANiQUE Majesté
Ne veut point , dit-on , de Tratté En nul autre Lieu qu'à la Haye , Si bien que , si la chose est vraye , C'est de la Paix désormais fait ;
180 La voila, sans doute , au Filet .
Et , sur la vaste Onde salée , On va voir la Guerre étalée , Avec un superbe Appareil , Leauel jamab n'eut de pareil.
185 Nôtre Flote , bien assortie , Y tiendra des mieux sa Partie , Avec plus de soixante Nefs , Dessous le plus hardi des Chefs , Le grand Duc à Perruque blonde ,
«90 Et grand Cousin du Dieu de I'Onde. Mais , las ! Ô trop fiers Ennemis , S'il se peut , devenez Amis Et pensez, bref, que la Victoire Ne vous sçauroit couvrir de gloire
195 Que parmi les Meurtres épais D'un Tas affreux de Vos Sujets I
Mais , après avoir fait la Ronde Par ces divers Climats du Monde , Le Levant, le Midy, le Nord , 200 Ramenons chez nous nôtre Essor :
Nous y trouverons des Nouvelles Qui ne seront pas les moins belles , Afin de donner, de tout Point , A nôtre Ecrit son Embonpoint.
ao5 Deux tres-excellens Personnages , Qui sont zélez , éclairez , sages Et d'une haute Probité , Grâces à nôtre Majesté [d'EUe
[Dont tous les Chois sont dignes
a»o Et rendent sa gloire immortelle) , Cette Semaine , ont été mis En deux beaux Postes de Thémis :
L'un pour y rendre la Justice , L'autre pour faire la Pouce.
ai5 . Ces deux illustres Magistrats , De qui Ton fait beaucoup de cas ,
[Leda de BMofon