‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 203 sur 247 · Du 11. Septembite 1667 (Robikvi · texte numérisé non relu

Du 11. Septembite 1667 (Robikvi

Symboles bien imaginez , On le peut dire en conscience ,

tooDe la rorce , de la Prudence Et du Bon-heur du Poteiitat, Qui £ait fleurir son grand Etat PsiT ces trois admirables choses , Dedans tous ses Projets encloses.

105 Donc , par ces Feux ingénieux , Leur Auteur avoit ^ût bien mieux Qu'on ne sçauroit jamais les dire Les Eloges de nôtre SntE.

Mais G1S6BV doit eur nouTeaux

1 10 Retracer ces brillans Portrais, [frais Car ce Conquérant plein de Gloire, Ce digne Fils de la VicrontE , Entassant Lauriers sur Lauriers , Vient , avec ses fameux Guerriers ,

115 D'achever de peindre I'Espagne , ' Même au milieu de sa Campagne.

Vous avez sceu comment Marcin, Loin d'exécuter son Dessein Poiw la délivrance de Lile ,

1 M Devant ce Héros a fait gile , Malgré ses Projets fanfarons , Abandonnant maints Escadrons , Dont nos Vaillans avéque joye Ont fait leur belliqueuse Ffroye ;

135 Vous avez sceu comment aussi, De son salut prenant soucy, Le hazardeux Prince de Lignes , Qui devoit attaquer nos Lignes , A ce Marcin bien imité ,

130 Laissant, avec dextérité, [Gages Grand nombre des Siens pour les Et répondre de leurs Courages.

Mais aux Cautions mal en prit , Comme bien-tôt on nous 1 aprît ,

135 Car trois cents , dedans la Bataille , Moururent d'estoc & de taille , Et plus encor de nos Guerriers Demeurèrent les Prisonniers , Dont sont Antoine de Cordoue ,

140 Que de grande bravoure on loue , Le Seigneur de Villa-Nova , Qui son courage aussi prouva , Àureillement le Sieur Rhingrave , Qui tranchoit ainsi qu'eux du Brave,

145 Item , un Colonel Limbec.

Qui n'avoit jamais bû Sorbec, Item des Majors » des Alfiers

Et beaucoup d'autres Oficiers.

D'ailleurs , outre ces Avantages ,

150 On enleva maints Equipages ; Des Tymbales , je pense , dix , Dans le Butin furent compris , Et dix-huit Etendars encore , Si bien je me le remémore ,

155 Firent trés-assûrement part De cet Exploit assez gaillard.

Ainsi donc , à bonnes Enseignes , Sans que nul contredit tu craignes , Tu peux bien dire , ma Cuon ,

160 Et mêmes sur un plaisant ton , Que ledit Marcin & de Lignes , Qui sont pourtant Guerriers insi- Ont été défaits pleinement [gnes , Et tout-Ci-fait gaillardement.

165 Mais quelle étoit leur Entreprise Et par quelle étrange méprise Avoient-ils pu se proposer De s'en venu* ainsi gloser Sur les Exploits de nôtre Sire ,

170 Et de les pouvoir contredire , Lors que la Victoire en tous lieux Le couronnoit selon ses Vœux ?

CRÉQm , si digne de louanges , Avéque ses iiéres Phalanges ,

175 Tout le beau premier les rossa Et jusque bien loin les poussa ; Le preux Coitte de Lilebone , Doué d'Ame vaillante & bonne , Et qui commande les Lorrains ,

180 Afin d'acroître les chagrins

De ces Gens qu'on venoit de batre y Alla sur eux encore rabatre , En les coupant dans leur chemin , Et les frota de vive main , [morte ,

185 Et non point vrayment de main Ce qui n'acrût pas leur Cohorte.

Enfin , le Marquis de Belfons , Soit sur un haut ou dans un fonds , Tombant aussi sur leurs Reliques , 190 Les chargea de coups autentiques ; Et voila comment ce Triot De Braves fit pic & capot , Par des Exploits certes d'eux dignes, Maron & le Prince de Lignes.

ion

Page 1