Du il. Septembre 1667 (Robinbt
Qu'à jetter vos beaux Yeux si remplis de lumières
Sur cet Historique Cahier; Mais je ne pretens pas vous troubler nulement Dedans un Entretien à TEtat nécessaire Et qu'on doit regarder comme un sacré Mystère , Dont il luy peut venir un Demy-Dieu channant. Non , non , loin d'y prétendre aporter nul obstacle , Je conjure l'Amour d'y produire un Miracle , C'est-à-dire un Héros aussi vaillant que beau. Je consens à ce Prix , Héroïne parfaite ,
J'en jure par le grand Flambeau , Que vous ne lisiez point ma petite Gazette Qu'enfin nous n'ayons vu ce Chef-d'oeuvre nouveau.
^^ L'Atdb de nos CtfaiMONiBS , Ayant remis aux Compagnies ,
35 Comme il sçait faire , en bel-arroy, La Lettre de Cachet du Roy, Pour rendre Grâce , en cette Ville , De la Réduction de Lilb , Le pénultième Vendredy.
)o A quatre heures aprés-midy, Cela se fit en leur présence , Et du grand Chancelier de France, . En trés-bon Ré-mi-fa-sol-la , Le Canon joignant à cela
35 Les Bou-dou-dous qui, sur la Terre, Semblent copier le Tonnerre.
Après , quand la brunette Nuit Eut à Quia le Jour réduit.
On alluma les Feux de joye ,
40 De qui force Bois fut la proye , Dans tous les Cantons de Paris , Où régnoient les Jeux & les Ris , Et des milions de Fuzées , Ayans au Ciel pris leurs visées ,
45 Remplirent le vague des Airs De doux &L gracieux Eclairs , Et de Serpenteaux & d'Etoiles , Qui de la Nuit perçoient les toiles Et troubloient , par un fort beau
50 L'afreux Silence qui la suit, [bruit, Mais quoy ! tous ces Feux ordi-
Tnaires Etoient , ce Soir-là , Feux vulgaires Et , pour en voir de tout nouveaux , Tout spirituels & tout beaux ,
55 Et remplis de galanteries , Chacun courut aux Thuileries ,
DKMnuntt Q^ ^^^^^ ^^^ victorieux tS^àn Sera mieux logé que les Dieux.
GtUnttde S. H.
Là GissEY, le Concierge habile
éo De ce merveilleux Domicile , Par une façon d'éclairer Qu'on ne peut assez admirer, N'iêtant point du tout coûtumiére , Peignoit , avec de la Lumière
65 Dont les yeux étoient éblouis , Les rares Explois de Louis.
Cet auguste & brillant Monarqoe, Que sur la Terre l'on remarque Comme le Soleil dans les Cieux ,
70 S'y voyoît en Victorieux, Ayant d'Apollon la figure , Qui mettoit en déconfiture , A la gloire de son grand Nom , La Loucharde Rébellion
75 Et les Monstres de sa Cabale , Scavoir la Fraude déloyale , L Injustice qui la soutient • Et l'Ignorance qui maintient De tout bon Droit cette Ennemie ;
80 Ce qu'expliquer il ne faut mie , Puis-que l'on void trop clairement.
Sans nul besoin de Truchement, Que ce sont justement les quatre Qu'en cette Guerre il fautcombatre,
85 Et qui font gendarmer Louis Auîourd'huy dans les Bas-Pats.
Sous l'Apollon , à Tresse blonde, Paressoit le Globe du Monde , Où nos triomphans Lis brilloient
90 Et, de cette foçon, marquoient Une universelle Puissance Du Grand Monarque de la Franck.
Au siu-plus , de tous les cotez , Par l'éfet des mêmes Clartez ,
95 Se voyoient des Masses tracées , De Serpens , toutes enlacées , Avec des Sceptres couronnez •