‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 207 sur 247 · I^ tS. Septembre 1667 (Robinct · texte numérisé non relu

I^ tS. Septembre 1667 (Robinct

Ainsi , sans vous rien garantir, Je m'en tais , de peur de mentir.

Finissons par l'Hbtoriette Que je trouve sur ma tablette , ai5 Laauelle vient de Londre aussy, Telle que je la mets Icy.

LE QUAQUER AMOUREUX.

Un de ces Gens à Trogne blême Plus que d'un Jeûneur de Carême , Qu'on nomme Quaquers ou Trem-

[bleurs , 220 A cause que ces bons Messieurs De propos délibéré tremblent , Quand dans leurs Temples ik s'as- [semblent , S'étant senty navrer au Cœur Par un Objet plein de douceur, 225 Fit croire à cette Créature , Un peu simplette de nature , Qu'il avoit sceu , ce mande-t'on ,

Par une sainte Vision,

Que c'étoit un cas nécessaire

230 Qu'il accomplist le doux Mystère Avéque ses charmans Appas.

€ Hé bien I je n'y résiste pas , > Dit cette Belle , aussi Trembleuse, Plus niaise que scrupuleuse ,

235 € Faisons du Ciel la volonté. »

Lors le Quaqubr , tout transporté , Eut telle accointance avec elle Que , de leur réciproque zelle , S'ensuivit certaine Tumeur

240 Laquelle causa grand'rumeur Chez les Parens de la Trembleuse , Qui , sans en être plus honteuse , Leur conta sa naïveté , Dont il fut mille fois pesté

245 Contre ledit Quaquer impie.

Après cela , que l'on se fie A ces francs Hjrpocrites-là !

O Ciel I qu'il est de ces Gens-là Bien autre- part qu'en Angleterre;

250 Mais , las I encor il s'en faut taire !

Traînez-vous vers Madamb , en son Villers-Cottrés , Et-là , mes Vermisseaux , saluez ses Attrais.

Le dix-sept j'enfantay cette petite Engeance, Pour laquelle au Lecteur je demande indulgence.

APOSTILE

«55 J'ay fait en Vers irréguliers Plusieurs Discours Epistoliers , Pour plaire à d'habiles Cervelles Qui jugeoient ces Rimes plus belles, Et , de fait , plusieurs du fin goût

260 Y rencontroyent plus de ragoût ; Mais, comme il est plus d'imbéciles. Sans doute , que de Gens habiles , Les premiers , en lisant ce^ Vers , Les faisoyent aller de tTSvérs

265 Et-, n'entendans pas la Câzure , En rompoyent toute la Mézure.

D'ailleurs; à parler franchement.

Ce fut toujours mon sentiment.

Que ces Rimes irréguliéres

270 Pour des Epîtres familières

N'étoient pas d'un succez trop seur.

Et que, pour rendre en un sens pur Une Historiette ou Nouvelle , La Rime unie étoit plus belle.

A ces Causes donc , j'a;^ repris (N'en déplaise il ces fins Éspns)

Mon ancien petit Ramage ,

Hors l'endroit où je rends Homma-

A la Jeune Divinité [ge

a8o Qui m'a donné la liberté

De produire sous ses Auspices , Qui valent cent Astres propices.

Mes nouvellistes Vermisseaux.

Ce sont ces Préludes , nouveaux

285 Dans toutes mes Lettres en rime, Qu'en plusieurs bons Lieux on esti-

[me, Et d'où, par maints écrits charmans, Je reçois de doux complimens . Comme encor, sans en rien rabatre,

»9o J'en ay receu depuis peu quatre ; L'un desquels , en Vers trés-polis Et passant , certe, les jolis , Est d'une trés-charmante Muze ,

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