‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 24 sur 247 · CL · texte numérisé non relu

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Tablb Amaultiqub.

Le grand vizir promet de nouveau au sultan la conquête de Candie. — Ouverture du parlement britannique.

— L'abbé Le Tellier, qui se rend à Rome, est reçu avec distinction à Turin, à Bologne et à Parme. — Mort du prince Mathias de Médicis, à Florence. — M. de Harlay, dont la santé avait inspiré de vives inquiétudes, se remet, grâce aux soins d*un médecin d'Amiens, le sieur Du Moulin. — La reine est marraine et Monsieur parrain d'une cloche inaugurée par les Augustins déchaussés au couvent des Loges. Le P. Valentin bénit la cloche ; dom Côme Roger est chargé du sermon. — Monsieur assiste aux oËBces de la Toussaint à Saint-Eustache et à TOratoire. Il entend, dans cette dernière église, un sermon du P. Chéry. — La cour chasse à Versailles. — Distribution des rôles de la Pastorale comique sur le théâtre de Molière. — La troupe italienne donne aussi une pièce nouvelle. (Robinet.)

257. — Du 12. Novembre 1667. — A Madame. — La cour s'établit à Paris, après avoir chassé à Versailles. — Description des têtes de Versailles, auxquelles prennent part tous les princes et toutes les princesses de la cour, notamment le prince de Condé, le duc de Beaufort et le vicomte de Turenne. Représentations données par la troupe royale et par la troupe roi. La troupe royale joue r£'»t^tf rr^y5 de Godard , ou 1 Accouchée , comédie de Donneau de Visé. — Genève traite avec le duc de Savoie. — La duchesse d'Enghien donne le jour à un fils. — Le roi fait complimenter la famille de Condé et la famille Palatine. — Le roi de Pologne refuse la main de l'impératrice douairière ; on lui prête le projet, à la fin de son deuil, d'épouser la fille du duc de Neubourg. — Le grand vizir a promis à l'amiéequi assiège Candie -Vieille de lui rendre sa hberté à la fin de septembre, même si la place n'était pas emportée. (Robinet.)

258. — Du 19. Novembre 1667. — A Madame. — Les Tatars ont envahi la Podolie. Le grand maréchal Sobieski marche à leur rencontre. Pendant ce temps, la femme de Sobieski, fille du marquis d'Arauien, récemment arrivée à la cour de France, donne le jour à un fils. — La comtesse de Soissons accouche d'une fille. — Mort de M. de Langlée et du comte de Belin. — Le jour de la Saint- Martin, la reine visite les petites Carmélites, puis se rend chez Henriette de France. — Le roi fait visite à la duchesse douairière d'Orléans, à la duchesse d'Enghien, récemment accouchée, et à Henriette de France.

— Il offre à cette dernière une répétition du concert donné à Versailles.

Madame figure à cette fête avec ses demoiselles d'honneur, parmi lesquelles on remarque M"® de Ludres.

— Représentation de YAndromaque de Racine par les comédiens de l'hôtel de Bourgogne. — On dit que les Turcs ont levé le siège de Candie- Vieille. — Le bruit court que le prince de Badè et le marquis de Confians se sont battus en duel prés de Bruxelles. — Mariages bizarres célébrés pendant le mois de Novembre.

(Robinet.)

259. — Du 26. Novembre 1667. — A Madame. — Distribution des rôle^ de Y Andromaque àt Racine. — Grand bal à la cour. A côté du roi et de Monsieur on remarque MM™'* de Monaco, d'Harcourt et d'Heudicourt, M»« de La ValUère, W^ àt Toussi, etc. — Le cardinal Antoine Barberini , grand aumônier , est nommé archevêque de Reims. — Les Augustins du Pont-Neuf célèbrent la iete de sainte Cécile. Us font exécuter des vêpres à six parties composées par (iamberl. — On dit que le grand vizir a été tué d'un coup de canon. — Le pape cherche à rétablir la paix entre la France et l'Espagne, ce qui n'empêche pas les Espagnols de presser leurs armements. -* Aventure d'un bravache

T4BLB AnALYTIQCE.

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berné par un cavalier qu'il a provoqué en duel. (Robinet.)

260. — Du 3. Décembre 1667. — A Madame. — Fête offerte au roi par Monsieur et par Madame. Représentation d'une tragédie de Boyer. — Sermon prêché par dom Côme , le premier dimanche de TAvent. — Publication d'un jubilé par le pape Clément IX. — Condamnation par l'archevêque de Paris et par le grand conseil du Nouveau Testament publié à Mons. — Discours prononcés par le premier président de Lamoignon et l'avocat général Talon à l'ouvermre du parlement. — Continuation des fêtes données par le roi. — On dément la nouvelle de l'abandon du siège de Candie par les Turcs. — Aventure d'un commis dupé par une femme galante. (Robinet.)

î6i. — Du 10. Décembre 1667. — A Mai>ame. — Le grand maréchal de Pologne , Sobieski , remporte des avantages sur les Tatars et sur les Cosaques et réussit à leur imposer un traité de paix. — Les nouvelles de Candie sont toujours contradictoires.

— Il est faux qu'il soit question de paix entre l'Espagne et le Portugal.

— Londres se relève de ses ruines.

Le parlement britannique fait le procès au comte de Clarendon. — Fin des opérations engagées par les jeunes gentilshommes de Pans sous les murs du fort élevé au faubourg Saint-Germain. — Histoire d'une dame de Lille qui mutile un galant indiscret et se laisse ensuite brûler la main comme Mutins Scaevola. — Le roi est parrain et Madame marraine du fils du baron de Busca. — Nouveau bal donné par le roi ; on y Toit paraître M"® de Montpensier. — Représentation de Cléopatre, tragédie de La Thorillière , par la troupe du roi. (Robinet.)

^. — Du 17. Décembre 1667. — A Madame. — Bal chez Monsieur,le samedi; ony admire MM"»*" de Monaco, d'Harcouit, de Coëtquin, de Wur-

temberg, de Castelnau, de Soubise, etc. — Bal donné par le roi, le mardi.

La reine est empêchée par son état de grossesse de prendre part à la danse. Les courtisans dansent avec passion le traquenard de Bretagne, récemment introduit à la cour par le duc de Beaufort. — Mort de M. de Boislève, évêcjued'Avranches. Sa succession est, dit-on, assurée à un abbé dont le nom se termine en oi. — Mort du cardinal de Harrach et du prince Mario Chigi. — Le comédien Montfleury meurt en jouant le rôle d'Oreste dans VAndrûmaque de Racine. — Combats entre les Tatars et les Kalmouks. (RoimET.)

263. — Du 24. Décembre 1667. — A Madame. — Nouveau bal à la cour.

— Concert chez Madame. Le musicien Richard joue sur la régale des airs de Noël. — Sermon improvisé par l'archevêque de Rouen, Harlay de Champvallon. — Le comte de Clarendon se soustrait au jugement du parlement britannique et s établit A Calais. — Description facétieuse d'un soi-disant prophète dont on parle à Londres. — Le sultan s'ohstine à vouloir prendre Candie — Incertitudes touchant la paix avec l'Espagne. — Le roi. la reine et Monsieur font leur jubilé. — Histoire d'un homme qui, par jalousie, va vendre sa femme au grand Turc. — En post-scriptum, le gazetier dit que le soi-disant prophète qu'il a décrit est un simple coq. (Robinet.)

264. — Du3i. Décembre 1667. — ^ Madame. — Revue politique générale,

— QuereUes entre le grand Mogol et la Perse. — Les Turcs menacent la Pologne et ne veulent pas abandonner le siège de Candie. — Les Moscovites négocient avec les Polonais. — L'ancien khan des Tatars.

à qui ses états ont été enlevés, est sur le point d'en reprendre possession. — Réclamation adressée par le Danemark aux Provinces-Unies. — La Suède continue toujours ses ar-

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Table Analttiqub.

mements. — L'empereur ne se presse pas d'accorder aux Espagnols le se cours qu'ils lui demandent; il est tout entier occupé du couronnement de l'impératrice. — Les Hongrois ont des velléités de guerre contre les Turcs. — Les électeurs de l'Empire semblent plus disposés à of&ir leur médiation à la France et à l'Espagne qu'à prendre part à la lutte. — La Hollande est désormais absorbée par son commerce; elle songe à employer le prince d'Orange. — L'Angleterre s'occupe uniquement des affaires intérieures depuis la chute du comte de Clarendon. — Les Vénitiens continuent la guerre contre les Turcs.

— Le pape désire rétablir partout la paix ; il se propose de pourvoir enfin aux vacances des évêchés portugais. — Le duc de Savoie divertît sa jeune épouse , à qui il offre une imitation du Ballei des Muses, — Le Portugal refuse de traiter avec l'Espagne. — On dit que le roi Henri- Alphonse VI, reconnu impuissant, cède sa femme et sa couronne à .

Dom Pedro, son frère, et se retire dans un monastère. — L'Espagne cherche à battre la France sur le terrain diplomatique. — A Paris, le roi assiste à un sermon chez les Feuillants. — Molière va remonter sur son théâtre. (Robinet.)

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