‹ Les continuateurs de Loret. Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autresChapitre 64 sur 247 · Du i5. Aonst 1666 (Robinbt · texte numérisé non relu

Du i5. Aonst 1666 (Robinbt

APOsnus.

Les Amateurs de la Santé Sçauront que , dans cette Cité , Un Médecin vient de parêtre

160 Qui d'HYPOCRATE est le grand Mal- On peu guérir, en le voyant , [tre : En l'écoutant , bref, en riant.

Il n'est nuls maux en la Nature Dont il ne fasse ainsi la Cure.

265 Je vous cautionne , du moins , Et j'en produirois des Témoins , Je le proteste , infini nombre , Qae le Chagrin , tout le plus sombre Et dans le cœur plus retranché ,

270 En est à l'instant déniché.

Il avoit guéri ma Migraine , Et la Traîtresse, l'Inhumaine, Par Stratagème m'a repris ; Mais , en reprenant de son Ris

275 Encore une petite Dose ,

Je ne croi vraiment pas qu'elle ose Se reposter dans mon Cerveau.

Or, ce Medicus tout nouveau Et de Vertu si singulière

380 Est le propre Monsieur Molière , Qui fait , sans aucun contredit .

Tout ce que ci-dessus j'ay dit , Dans son Médecin fait par force , Qui pour rire chacun amorce ;

385 Et tels Médecins valent bien Par ma foy ceux je ne dis rien.

A Paris , CJU^ F. Muguêt , rue de la Harpe, aux trm Rm, Avec Privilège du Roy,

(Biblioth. nat., Lc^, 32. Rés. -^ Bibliotfa. Mactrine, 396 A^. — Bibliotfa. de T Arsenal , B. L. I1802.)

LA MUSE DE LA COUR

[ Par PERDOU di SUBLIGNY. ]

Page 1