‹ Les Contractions Péristaltiques Visibles De L'Estomac Sans Sténose Du Pylore Dans L'AphagieChapitre 21 sur 26 · L'enfant ne se plaint pas de l'estomac · texte numérisé non relu

L'enfant ne se plaint pas de l'estomac

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La saillie gastrique est très prononcée, tympanique, et sous la paroi abdominale se dessinent des ondes péristaltiques très nettes.

25-9-24. La petite malade se fortifie, ne ressent aucun trouble gastrique. É

On ne remarque pas de contraction péristaltique.

Examen radiologique de Mlle R..., 8 ans (D' André Sorel)

25 et 26-8-20. |

I. Après un jeûne de 6 heures, l'enfant a absorbé, 6 h. ‘avant l'examen, 200 gr. de gelobarine mélangée à 100 gr. de bouillie.

A. Examen debout.

Au niveau du thorax, rien à signaler.

Âu niveau de l'abdomen, on constate dans l'estomac, la présence d’une petite quantité de bouillie opaque non évacuée (ro cm environ). Gette ombre reste au niveau du bas-fond gastrique, qui paraît présenter peu de mouvements spontanés. Ce bas-fond se trouve à 1 cm. audessus de la ligne bis-iliaque. La poche à air gastrique apparaît au-dessus de notables dimensions, mais rendue irrégulière par la présence d'un angle colique gauche, très dilaté par des gaz. Cette notable aérocolie est d’ailleurs une particularité très remarquable de cet examen.

Le reste de ja bouillie se trouve en grande partie dans l'iléon et remplissant le cœcum, apparaît dans l’angle droit du côlon. Le côlon transverse est'entièrement rempli de gaz et apparaît assez bas situé.

B. Examen couché.

Les mêmes caractères généraux peuvent être observés. Toutefois, le bas-fond gastrique s’est relevé, et l'estomac affecte la forme générale d'une écharpe accolée sous le foie. Il apparaît donc essentiellement mobile. Les anses intestinales ne présentent rien d’anormal à signaler.

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IL. 23 heures après la prise de la bouillie : examen couché. |

On retrouve l'intestin rempli de masses opaques agglomérées, réparties dans le cœcum, le transverse, le descendant et le rectum.

L'enfant a eu une selle depuis la veille et a évacué de la baryte. Toutefois, au niveau du pubis, on perçoit à la palpation une masse dure répondant à l’une des taches coliques transverses, le reste de l’abdomen présente la

- même aérocolie que la veille, l'intestin grêle d’ailleurs,

semblant être également distendu par les gaz. Une anse notamment, remonte assez haut sous le foie ; nous la retrouverons au cours de l’examen debout, après la bouillie barytée.

Examen debout.

Les caractères ci-dessus décrits n'étant aucunement modifiés par le changement de position, on fait ingérer

à l'enfant 200 cm$ de bouillie barytée sucrée et aroma-

tisée. Elle la prend avec une répugnance marquée et avale pendant la période d'’ingestion, une quantité considérable d’air qui dilate considérablement la poche à air et détermine à plusieurs reprises des éructations bruyantes. Le remplissage terminé, il reste une poche à air de grandes dimensions, présentant, du fait de l’aérocolie voisine, des irrégularités très marquées. Le corps de l'estomac est assez large, le bas-fond est à un bon cen-

timètre au-dessous de la ligne bis-iliaque. La forme

* générale est en crochet. La région pylorique forme un

long canal se relevant à angle assez aigu. Les bords sont réguliers et présentent des mouvements péristaltiques lents, réguliers et peu profonds.

Au bout de peu d’instants, on voit le pylore lui-même apparaître sous forme d’un canal très mince, court, et qui donne aisément passage à la bouillie ; on voit celle-

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ci remplir rapidement le bulbe duodénal, qui affecte une

forme et des dimensions parfaitement normales.

Mais pendant tout le cours de l’examen, on ne voit pas le contenu bulbaire dépasser le genu superius. Contre lui, on observe une anse grêle remplie de gaz et d’apparence assez dilatée. Il est possible que cette anse, quand elle est dilatée, comprime le bulbe et retarde son évacuation (?) S

Les mouvements abdominaux spontanés faits par la petite malade montrent la parfaite mobilité de son estomac par rapport aux organes voisins. Les manœuvres de palpation montrent les mêmes caractères ; elles ne permettent de découvrir dans la région pylorique aucune tuméfaction ni aucune douleur.

En résumé :

Retard à l'évacuation de l'estomac. Aérophagie et aérooclie. Forme anormale et spasmodique de l’antre prépylorique. Difficulté d'évacuation du bulbe.

Léger retard au’transit du gros intestin et abaissement anormal du transverse quand il est plein.

Symptomatologie et Diagnostic

Trois faits capitaux ressortent des observations que nous venons d'exposer

1° Les malades sont des aérophages.

2° Les contractions de l’estomac, observées par le clinicien, sont nettes, indéniables.

3° La sténose du pylore ne peut être incriminée.

Sans nous attacher, pour l'instant, à l'étude des contractions péristaltiques se dessinant par instant sous la paroi, examinons l'abdomen de ces malades qui ont des éructations et éprouvent par moment une sensation de tension douloureuse. L’inspection de la région épigastrique nous montre la suppression du creux épigastrique, une voussure plus ou moins marquée de cette région ; par la palpation on constate une résistance parfois si considérable qu'il est impossible de déprimer l'épigastre. Parmi toutes les causes de laérophagie, la dyspepsie doit être mise au premier rang chez nos malades : une demi-heure, une heure après le repasils éprouvent un sensation de tension au niveau de l’épigastre accompagnée de congestion du visage,

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de bouffées de chaleur et parfois de palpitations. Tantôt ils accusent un poids sur l'estomac, une barre au niveau du creux épigastrique, tantôt des dou- ‘leurs, des brûlures qui débutent peu de temps après le repas ou au bout de deux ou trois heures.

En même temps surviennent des éructations, des renvois qui donnent la sensation de” ‘brûlure sur toute la longueur de l’œsophage. Cette dyspepsie peut être primitive, traduite depuis l'enfance par un appélit capricieux, un goût marqué pour certains aliments qui n'étaient pas t‘ujours des plus faciles à digérer, des moins irritants, où apparaître à la suite de l'abus du tabac, de l’alcool — c'est le cas du malade’ qui fait l'objet de l'observation 1. — Cette dyspepsie peut être aussi secondaire à une maladie du foie, de l'intestin, des organes génitaux,

enfin à tant d’autres troubles qu'il faut rechercher

et traiter.

Ces malades présentent souvent une hyperesthésie notable à Ja pression du creux épigastrique. Chez eux, il est fréquent d'observer du clapotage plusieurs heures après le repas ; mais le plus souvent les examens pratiqués dans la suite ne permettront plus de retrouver ce symptôme.

La dyspepsie peut ne pas exister ; un obstacle respiraloiré, naso-pharyngien — dans l'observation 6 la présence de végétations adénoïdes — peuvent êêtre la cause de l’aérophagie.

Enfin un état que l’on retrouve chez tous nos malades, c'ést la nervosité. Tous ces malades sont for-

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tement influencés par les fatigues, le surmenage,\ les émotions morales, ils se plaignent d’insomnie, de céphalée qu'ils ressentent dès le matin, au réveil. La constipation chez eux est constante, l’émotivité fréquente — rougeur ou pâleur de la face, sueurs, palpitations, angoisse précordiale, sensation de dérobement des jambes.

Les contractions péristaltiques sbnt vues chez ces malades, tantôt sous la forme d'’agitation péristal-

tique, d'ondes parcourant la paroi abdominale de

gauche à droite, tantôt sous la forme de durcissement intermittent : la partie supérieure de la région épigastrique apparaît asymétrique à la palpation, on éprouve une sensation de tension qui contraste avec la dépressibilité de l’hypocondre droit et du reste de l’abdomen : la percussion de cette proéminence donne une sonorité tympanique très nette ; de temps à autre elle s’affaisse pour se reproduire après quelques instants donnant ainsi l'impression d'un ballon qu'on gonflerait et qu'on viderait alternativement.

Ces contractions de l’estomac, qu’elles se manifestent sous la forme d'ondes péristaltiques ou de tension intermittente, sont toujours très caractéristiques. Nettes un jour, elles disparaissent le lendemain ; leur apparition est le plus souvent spontanée, quelquefois provoquée par le chatouillement de la paroï ; parfois très marquées sur un estomac peu dilaté, elles persistent ou disparaissent ou augmentent lorsque la tension intra-gastrique est très

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