À MON PRÉSIDENT DE THEÉSE
M. Le Proresseur P. CARNOT MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE MÉDECIN DE L’HOPITAL BEAUJON PROFESSEUR DE THÉRAPEUTIQUE A LA FACULTÉ OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEUR
Qui a bien voulu me faire le grand honneur de présider cette thèse. Qu'il soit assuré de ma profonde gratitude.
À M. ze DoctTeur LE NOIR MÉDECIN DE L'HOPITAL SAINT-ANTOINE OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEUR
Avec mon sentiment très distingué de reconnaissance pour la bienveillance avec laquelle il m'a accueilli dans son service.
À M. ze Docreur Rocer SAVIGNAC ASSISTANT DE CONSULTATION A L'HOPITAL SAINT-ANTOINE
Qui m'a donné l’idée de ce travail et m'a guidé de ses conseils bienveillants. Qu'il soit assuré de ma vive reconnaissance.
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Avant-Propos
Avant de commencer cette étude, nous sommes heureux d'adresser l'hommage de nos remerciements aux maîtres qui nous ont guidés.
À nos maîtres dans les hôpitaux de Paris : MM. les Docteurs Laubry, Arrou, Devraigne et Lesné.
À nos maîtres dans les hôpitaux de Clermont- Ferrand, MM. les Docteurs : Alary, Bousquet, Buy, Grasset, Maurin, Merle, Mornac, Mouréyre et Piollet et tout particulièrement à MM. les docteurs Billard et Lepetit, dans les services desquels nous avons passé nos deux premières années d'études.
Si ce travail présente quelque intérêt, tout le mérite revient à M. le Docteur Roger Savignac qui nous e inspiré le sujet, fourni les observations et nous a prodigué ses conseils avec une extrême bienveillance. Nous emporterons dans notre carrière médicale le meilleur souvenir et le plus utile de ses consultations à l'hôpital Saint-Antoine.
de l’Estomac et leur Séméiologie
Les contractions de l'estomac peuvent se présenter cliniquement sous deux aspects : lorsqu'elles se font en masse on observe le durcissement intermittent ; lorsqu'elles se font de gauche à droite par ondes successives on a l’agitation péristaltique.
C'est Cruveilher qui, en 1852, traça magistralement le tableau du durcissement intermittent. Traitant de la dilatation de l'estomac, il distingue la dilatation atrophique et la dilatation hypertrophique et dit, à propos de cette dernière :
« La dilatation hypertrophique s’observe dans le cas Où, l’ampliation de l'estomac se faisant graduellement, la contractilité musculaire et la force élastique de l'organe n'ayant pas été vaincues, il ÿ à résistance à la dilatation de la part de la tunique musculaire qui se contracte énergiquement sur les aliments, les boissons et les gaz qui remplissent l'organe. Cette contraction se manifeste d’une façon intermittente, elle est facile à reconnaître pendant la vie par un durcissement légèrement douloureux,
analogue aux légères contractions utérines, qui précèdent aux grandes douleurs. »
Bouveret, en 1go1, a cru devoir insister sur un. nouveau signe « la tension intermittente de l’épigastre », signe qui, pour lui, n'avait jamais été décrit et qui ne semble pas être autre chose que le durcissement intermittent de Cruveilher. Du reste, cette expression de « tension intermittente de l’épigastre »
n'est pas heureuse, le siège des contractions étant en
rapport avec la situation et le volume de l'estomac ;
elle est exacte s’il s’agit d’un estomac de situation et (
de volume normaux, mais elle n’est pas applicable au cas où l'estomac ptosé ou dilaté, a une situation sous-ombilicale.
L’agitation péristaltique a été décrite pour la première fois en 1880 par Kusmaul et a été de nouveau étudiée en France par plusieurs auteurs mais surtout
par Hanot et son élève Bigaignou.
Les mouvements de l'estomac se dessinent sous forme d'ondes plus ou moins nettes et fréquentes à travers la paroi abdominale, ils résultent des contractions exagérées des parois hypertrophiées de l’estomac. Tantôt ils sont permanents, tantôt intermittents sans qu'on puisse trouver dans la comparaison des divers syndromes cliniques où on les observe, l'explication de ces différences. D'une apparition très capricieuse, ils peuvent se produire spontanément, dès qu'on découvre le malade ou alors ils apparaissent sous l'influence d’une excitation extérieure : un courant d'air, le froid, le chatouillement,
la palpation de la paroi abdominale ou la percussion médiate. De même l’ingestion d’un verre d'eau ou l'insufflation de l’estomac peuvent en déterminer le retour ou les exagérer. Pour bien voir ces contractions, il faut observer la paroi avec éclairage opposé à l'œil de l'observateur et à jour frisant.
Ces mouvements disparaissent généralement lorsque l'estomac est vide et sont au contraire plus
intenses après le repas, mais cette règle n'est pas ab-
solue : certains auteurs signalent avoir vu des ondulations aussi nettes, l'estomac ayant été vidé. Si ces contractions sont d’une plus grande netteté pendant les périodes d’exacerbation des gastropathies, pour disparaître quand les phénomènes sont atténués ou n'existent plus, il n’est point rare cependant au cours des périodes de rémission de voir les ondulations persister.
Les ondes se produisent presque toujours de gau-
che à droite, c'est-à-dire dans le sens des mouvements péristaltiques ; cependant on a cité des cas — Glax, Calm, Schulz — où elles avaient lieu du pylore, au cardia (mouvements anti-péristaltiques) mais c'est très rare.
Le diagnostic des contractions péristaltiques de l'estomac est en général des plus facile : ieur localisation constitue même un signe important pour les distinguer de celle de l'intestin grêle qui parcourent tout le ventre et surtout sa partie médiane et de celles du gros intestin qui, venant de bas en haut
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