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et de droite à gauche, évoluent presque exclusivement dans l’hypochondre droit.
Devant ce curieux symptôme, spontané ou provoqué qui ne manquera pas d'attirer aussitôt son attention, le premier devoir du clinicien sera d'en reconnaître la cause. Un diagnostic précis et précoce présente souvent de grandes difficultés mais il est pour le malade d’une importance capitale : une erreur de diagnostic peut avoir des conséquences graves car elle modifie entièrement le pronostic et le traitement.
M. Gilbert, dans son traité de médecine, déclare que cs contractions péristaltiques n'apparaissent guère que dans la sténose du pylore
« Pour notre part, dit-il, nous ne les avons observées que chez les sténosés, ou, beaucoup plus rarement, chez les femmes présentant des ptoses viscérales. »
Sur 30 cas, Gaston Lion compte 28 cas de sténose certaine et deux cas de dislocation avec abaissement de la petite courbure. Dans l’un de ces deux derniers cas on trouvait dans l'estomac, le matin, à jeun, 50 centimètres cubes de liquide chargé d’une fine poussière constituée par des résidus alimentarres reconnaissables au microscope ; il existait donc une gêne réelle à évacuation. Dans l’autre cas, l'agitation péristaltique était peu prononcée et ne se
produisait guère qu'après insufflation ; il est probable que la distension gastrique éxagérait la courbure duodénale due à la ptose et compliquait ainsi l'obstacle. Il y avait donc là aussi sténose, sténose d’origine extrinsèque par coudure.
Kussmaul, puis Oser, Glax et Bouveret admettent que les contractions péristaltiques sont le plus souvent associées à la sténose du pylore, mais qu’elles peuvent être d'ordre névrosique, véritable névrose motrice qui serait due à une irritabilité exagérée de l'appareil péristaltique de l'estomac. Kussmaul rapporte à l'appui de sa thèse deux observations de femmes qui présentaient une légère dilatation avec abaissement vertical de lestomac. Ces faits paraissent analogues à ceux observés par Gaston Lion et l’on peut se demander, si là aussi, il n'existait pas une coudure de l'angle gastro-duodénal due à la ptose ; aussi M. À. Mathieu dans son traité de l’estomac, parlant des contractions péristaltiques déclare « que Kussmaul en les considérant comme une manifestation d’une simple excitation motrice
de l'estomac, tormina ventriculi nervosa, a com-
mis une erreur d'interprétation dont il convient de faire table rase ».
Or, MM. Leven et Barret ont présenté à la Société de Radiologie de France, un cas très intéressant qu'ils proposèrent de désigner sous le nom de « chorée de l'estomac ».
« Nos recherches radiologiques et cliniques, disent ces auteurs, nous permettent d'étudier sous le
A pi.
nom de chorée de l'estomac une maladie non décrite, fréquente cependant, définie par une excitabilité motrice remarquable de l'estomac, par une tendance aux spasmes et aux contractures du muscle gastrique et de ses sphincters cardiaque et pylorique, définie par des aspects radiologiques spéciaux caractérisant cette excitabilité, se, manifestant enfin par des symptômes généraux très graves.
Le malade dont il s’agit, âgé de 51 ans, employé
au ministère des Travaux publics, était traité depuis
10 ans sans succès par de nombreux médecins, tous également réputés, lorsqu'il vint à la consultation. Pendani ces 10 ans, malgré tous les traitements, malgré l'ablation de l’appendice, il avait des crises gastriques extrêmement douloureuses avec vomissements bilieux et alimentaires ; après les crises
: il était incapable de s’alimenter pendant 10 ou 15
jours.
Lorsqu'il nous fut confié, les accès ne lui laissaient plus aucun répit et il avait recours aux injections de morphine pour diminuer ses souffrances. Tous les diagnostics avaient été posés à propos de ce cas, y compris ceux de lithiase biliaire et de crises tabétiques.
L'examen radioscopique révéla une agitation
continuelle de l'estomac, des mouvements péristal-
tiques et, antipéristaltiques désordonnés, choréiques, étendus à toute la hauteur du viscère, déterminant des.changements incessants de calibre et de forme ».
M. Leven, dans son traité sur la dyspepsie-ajoute, à propos de ce même malade, que le lait de bismuth franchissait très naturellement le pylore. En moins de 6 semaines, cet homme, souffrant depuis 10 ans, pouvait prendre et supporter les aliments les plus variés.
Quoique les observations de Kussmaul aient donné lieu à toutes les hypothèses, qu'il nous soit permis cependant de faire remarquer que cetauteur, bien qu'ayant pu commettre dans les cas par lui rapportés, une erreur d'interprétation, a eu du moins -le grand mérite d'attirer l'attention sur l’excitabilité motrice de l'estomac. Cette excitabilité motrice, MM. Leven et Barret viennent de nous en prouver l'existence, de nous en affirmer la fréquence. Comme nous chercherons à le montrer elle a peut-
être un rôle prépondérant dans la formation des
contractions péristaltiques de l'estomac, sans sténose du pylore, dans l’aérophagie.
Il ressort de ce petit exposé que les contractions péristaltiques de l'estomac se voient presque exclusivement au cours de la sténose du pylore ; que les cas de contractions péristaltiques sans sténose rapportés par Kussnraul et Gaston Lion sont peu pro-
bants ; enfin que ceux de MM. Leven et Barret sont
basés sur des examens radioscopiques. Or, nous avons réuni 6 observations de malades aéro-
par ail, de ne sans qu’une Stan lorique puisse être incriminée. Nous exposerons les ter as ces contractions, nous es-,
Observations