PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE
1° Action du suc pancréatique sur le pancréas. — Le pancréas peut être digéré par son propre suc quand ce suc est extravasé dans le cas de ruptures. Il peut également se nécroser et cetle nécrose relève en partie du traumatisme, mais également de l’action des Jerments, comme la trypsine par exemple.
Les cas de nécrose du pancréas consécutifs à une contusion ne sont pas fréquents, on la retrouve cependant quelquefois comme dans les cas de Foster et Fitz, Hanseman, Selberg, Prince, Whilton. Dans toutes ces observations, on est arrivé à conclure en plus de l’action du traumatisme, à l’action du suc pancréatique auquel s’est joint ou non un élément septique.
2 Action du suc pancréatique sur les vaisseaux. — Les ferments du pancréas, principalement la trypsine, ont la plus grande responsabilité dans la pathogénie de certaines hémorragies qui très fréquemment accompagnent la rupture le pancréas. Les ‘expériences de Wells sont très intéressantes à ce sujet. Ces conclusions sont que, c’est l’action de la trypsine sur la paroi des vaisseaux sanguins qui détermine les hémorragies secondaires que l’on voit apparaître environ une semaine après une rupture ayant eu pour conséquence un épanchement de suc pancréatique.