M. MATHOS
Vous avez Zuma, à la Comédie française, de M. Le Fèvre ; le public n'en a pas d'abord senti les beautés un peu outrées ; mais il s'y fait ; cela ira (17).
DU JOtJR DE l'an. 33
l'abbé CALCHAS.
On nous a donné à TOpéra un acte détestable : Alain et Rosette ou la Bergère ingénue {.iS), Imaginez-vous qu'on a exécuté cette pastorale après Orphée (19); c'est comme si Ton buvait de la piquette après le vin de Bourgogne le plus chaud et le plus cordial.
M. MARTELMONT.
Votre bourgogne ne vaut pas notre Champagne d'Italie. Piccini vous en fera convenir (20).
l'abbé CALCHAS.
Monsieur, brisons-là, pour ne pas élever une querelle qui vous ferait* prendre feu aisément. Parlons plutôt du ballet des Horaces (21).
LE MARQUIS DE LA SELLA (22), survenu
à cette phrase.
J'ai sur ce ballet une petite chanson faite par un jeune homme, qui est la meil-
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leure critique qu^on en puisse faire ; elle est toute neuve et amusera madame la marquise, si elle veut me permettre de la chanter. On Ta mise sur Tair :
Palsainbleu ! monsieur le curé.
Tout le monde est convaincu Que le ballet des Horaces En même temps est le ballet des Cu,,, Le ballet des Curîaces.
Quel spectateur n'est point ému.
Voyant Vaîné des Horaces, Prendre courage et pourfendre trois Cu,..
Pourfendre trois Curiaces.
Ah ! juste ciel ! tout est perdu, Dit Camille au fier Horace, Je suis ta saur, et tu perces mon Cu,., . Tu perces mon Curiace.
A Vinstant son frère bourru Là poignardant avec grâce, Camille tombe, et montre encor son Cu,„ Montre encore son Curiace.
DO lO^R OB l'an. 37
Vous à qui Noverre est connu, Jete^ des /leurs sur ses traces; A r Opéra j'aime à claquer les Cu.,.
A claquer les Curiaces (23).
LA MARQUISE
Cest un peu polisson (24).
M. MARTELMONT.
Madame, nous sommes en carnaval.